Celui qui a pitié du pauvre prête à l’Éternel, qui lui rendra selon son œuvre.
Proverbes 19.17
Un quotidien local avait relaté la farouche opposition des habitants d’une petite ville à la construction d’une prison sur son territoire.
Alors le maire avait fait réaliser un sondage qui confirma que la population n’en voulait pas. Un citoyen a même fait cette déclaration : « Je ne veux pas de pauvres à côté de chez moi ! »
Je me suis permis de répondre par voix de presse :
« Qu’il s’agisse ou non de la construction d’une prison, cette déclaration est inacceptable. Il n’est pas impossible qu’elle vienne d’une personne privilégiée par la vie. Elle est d’un racisme social à l’état pur qui fait honte à la race humaine. Ce type de personne a besoin d’être éduquée par plus de mixité sociale, c’est pourquoi je suggère au maire de faire construire non loin de là, quelques pavillons ou petits immeubles HLM […] Cette déclaration souligne aussi la méconnaissance du milieu carcéral : il n’y a pas que des pauvres en prison. Il peut également y séjourner des personnes nanties qui, un soir de fête un peu trop arrosé, ont causé un accident. Personne n’est vraiment tout à fait à l’abri, privilégié ou pauvre. Et comment la société peut-elle demander plus d’enfermement et en même temps refuser la construction d’une prison sur son territoire ? »
Il ne s’agit pas là seulement d’une réaction chrétienne, mais de s’élever contre un état d’esprit que Jésus lui-même rejetait avec force paroles que l’on qualifierait de choquantes aujourd’hui.
Bernard Delépine
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 10, versets 35 à 37.
Plus aucune nation ne brandira l’épée contre une autre nation, et l’on n’apprendra plus la guerre.
Michée 4.3
De clocher en clocher résonne la nouvelle ! C’est l’armistice, puis viendra la paix. On s’embrasse, on chante, on rit. Quelques mois
d’illusion suivis de six ans de cauchemar avaient mis le monde entier à genoux. Maintenant, c’est l’explosion de joie que tempèrent les deuils, les tristesses. Mais l’espoir règne que personne ne recommencera plus…
« Armistice, paix », leur a-t-on dit, mais les combats ont repris de plus belle, et les luttes ravagent toujours de nombreux pays.
Des guerres, symptômes de la guerre universelle, de tous les âges, du mal contre le bien, de Satan contre Dieu. Pourquoi se poursuivent-elles ? Parce que Satan poursuit son offensive. Il sait qu’il a peu de temps1 pour que les hommes se livrent à lui et rejettent Dieu. Ils disent « Paix, paix », mais ils acquiescent à la haine et rejettent la volonté divine.2
La bonne nouvelle est ailleurs. Quelle grâce de savoir l’ennemi vaincu ! Jésus-Christ est vainqueur. Il a triomphé du diable et de toute puissance ennemie à la croix3. La mort n’a pu le retenir, il vit, il est ressuscité et il revient bientôt. Il établira son royaume éternel de justice et de paix où entreront tous ceux qui se seront confiés en lui.
Alors la mort ne sera plus, ni les deuils, ni les larmes. Jésus lui-même les essuiera des yeux.
Avez-vous fait la paix avec lui en demandant qu’il vous purifie de tout péché ? Laissez-le régner en vous pour établir Sa paix, la paix qui surpasse tout, dès aujourd’hui.
Albert Lentz
1 Apocalypse 12.12 2 2 Timothée 3.1-4 3 Colossiens 2.15
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Lecture proposée : Livre du prophète Michée, chapitre 4, versets 1 à 8.
Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?
Jean 11.25-26
D’après un sondage réalisé en 2009 par l’hebdomadaire Le Pèlerin, seuls 10 % des Français croient en la résurrection. Plus surprenant
encore, seulement 57 % des catholiques pratiquants pensent qu’il y a une résurrection des morts !
Bien sûr, évoquer la résurrection, c’est aussi évoquer la mort. Et la mort, on n’aime pas trop en parler : ça “casse l’ambiance”. C’est presque devenu un sujet tabou dans nos sociétés. Pourtant, la question de notre devenir ne laisse personne indifférent. Inconsciemment nous savons bien que nous sommes fragiles et mortels. Alors, que deviendrons-nous ?
La résurrection est véritablement au cœur de l’espérance chrétienne. Mais, contrairement à bien des représentations imaginaires, on ne trouve pas dans la Bible de description détaillée de la résurrection. Car la vie éternelle que Dieu nous propose n’est pas une vie à l’identique de notre vie matérielle ici-bas. C’est une vie tout autre !
Et pour vivre de cette vie, nul besoin d’attendre des années, nul besoin d’attendre la mort : la vie ressuscitée, c’est la vie véritable, celle que Dieu offre en Jésus-Christ à celui qui croit en lui. Une vie pleine de joie, d’espérance, et d’amour. Et cette vie est éternelle.
José Frédéric
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Lecture proposée : 1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 15, versets 20 à 26.