C’est du cœur de l’homme que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les meurtres…
Marc 7.21-22
À la fin d’un témoignage récital à la Maison d’Arrêt de Rennes, le directeur m’interroge : « Savez-vous qui vous aviez dans votre public ?… Le fils d’un commissaire de police divisionnaire, le fils
d’un gendarme, gendarme lui-même. Quand on a des enfants adolescents, on ne peut jurer qu’ils n’iront pas en prison. » Le péché gangrène chaque humain, quelle que soit son éducation.
Dans la Maison d’Arrêt de Mulhouse, l’aumônier protestant confessait : « Lorsque dans une cellule j’écoute le détenu, je découvre la face cachée de mon être. » Très honnêtement il reconnaissait sa capacité à sombrer dans la délinquance. Le Dr Jekill cachait Mister Hide.
Cette lucidité nous aide à ne pas juger, mais à essayer de comprendre le coupable. Dans chaque cœur humain, il y a les germes empoisonnés du péché. Un Seul était impeccable. Bien que chaque jour il côtoyait la pègre d’Israël, le péché n’avait aucune prise sur lui. Il n’avait aucune « tête de pont » permettant au diable, l’intrus, de s’installer. Sa nature même était allergique au mal alors que la nôtre est portée au mal. Pourtant lui, Jésus, a accepté de subir les conséquences du mal. Tout ce qui gangrène nos vies l’a conduit à une fin atroce. Crucifié, il endurait ma malédiction : Maudit quiconque est pendu au bois.1 Ce substitut me permet de vaincre la tentation si je compte sur Lui et son œuvre de rachat. Sinon les penchants de mon cœur me conduisent inévitablement sur la pente escarpée du mal. Reconnaissons ce fait.
Gérard Peilhon
1 Galates 3.13
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Lecture proposée : Lettre de Jacques, chapitre 4, versets 1 à 4.
Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?
Marc 8.36
« Il neigeait. On était vaincu par sa conquête,
Pour la première fois, l’aigle baissait la tête. […]
Deux ennemis ! Le tsar, le Nord. Le Nord est pire.
[…]
On s’écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s’endormait dix mille, on se réveillait cent. »
Victor Hugo a retracé dans ces vers mémorables, tout le drame que connut la Grande Armée de Napoléon dans sa retraite de Russie, en 1812. La situation devint si tragique, que l’ordre fut donné d’abandonner le butin, des caissons remplis d’or ; car leur poids ralentissait la marche de ceux qui espéraient encore s’en sortir. Mais cet ordre eut un effet néfaste : tels des vautours fonçant sur leur proie, des nuées de soudards se livrèrent au pillage. N’ayant plus la force d’avancer eux-mêmes, sous le poids des lingots, ils tombaient pour ne plus se relever. Les lingots ramassés par un soldat passaient de main en main, faisant autant de victimes. Les plus sages surent jeter à temps leur butin pour conserver la vie.
Image saisissante de l’homme luttant pour sa situation, son pain, son avenir, sa vie. Les valeurs trompeuses et passagères, l’argent, la gloire, ses talents même, sa situation sociale ou professionnelle ne lui sont d’aucun secours pour obtenir la paix intérieure et la réconciliation avec son Créateur.
Quels noms portent les « lingots d’or » qui alourdissent votre marche et vous empêchent d’avancer vers votre Sauveur ? Que Dieu vous donne le courage de les jeter pour acquérir un trésor inestimable : le pardon et la paix !
Charles Rick
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Lecture proposée : Livre de Job, chapitre 22, versets 24 à 27.
Du fond de l’abîme je t’invoque, ô Éternel ! […] Car la miséricorde est auprès de l’Éternel, et la rédemption est auprès de lui en abondance.
Psaume 130.1,7
Ce ne sont pas toujours les dictionnaires ou les théologiens qui nous donnent les définitions les
plus convaincantes. Le mot « miséricorde » peut sembler bien désuet et poussiéreux aujourd’hui. Rien de tel qu’un bain de solitude sur l’océan tumultueux pour chasser la poussière des mots qui ont une longue histoire à nous raconter. Olivier de Kersauson, grand navigateur devant l’Éternel, partage sa pensée sur la miséricorde et le Psaume 130 : « Le Miserere nobis est l’expression de l’amour. La miséricorde exprime l’impuissance totale de l’homme. La miséricorde est un principe général de conduite à l’usage de ceux qui ne veulent pas abdiquer devant la lâcheté, le doute et la bêtise. La miséricorde permet à l’homme flétri de reverdir. »
Dieu n’abdique pas devant le souvenir de nos fautes, il répond à l’homme flétri qui l’invoque. La miséricorde est loin d’être une faiblesse dans l’intransigeance de Dieu à l’égard du péché, elle est cette corde qu’il nous lance pour sortir de l’abîme de notre décadence.
Saisissez cette corde qui vous permet de reverdir comme les arbres au printemps et de pratiquer la miséricorde à votre tour.
Alain Monclair
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Lecture proposée : Psaume 130, versets 1 à 8.