Archive

Archives pour la catégorie ‘Vie sociale’

Incroyable ! Oui, mais…

28/02/2013

Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.
Luc 18.27

Maud Fontenoy, navigatrice admirable qui défend les océans après les avoir affrontés, a pour devise : « Ne laissez personne vous dire que c’est impossible. »
Les impossibles d’hier se réduisent ; en effet : on a marché sur la lune, on fait en quelques heures le tour de la terre, on modifie l’ADN des êtres vivants, on réduit des bibliothèques entières à quelques millimètres carrés… Tout cela faisait dire à un animateur de radio : « Plus nous regardons autour de nous, plus ce monde nous donne le vertige. »
Tout serait donc possible, le meilleur comme le pire ? Pas si sûr. Car si le pire paraît réalisé, voire dépassé, le bien reste à la traîne. Les hommes qui ont créé de quoi détruire l’humanité en appuyant sur un bouton n’ont jamais réussi à établir la paix, à assurer la justice, à vaincre la mort, l’égoïsme, l’infidélité, l’indifférence des nantis, l’avidité… N’est-ce pas sur la liste des drames intérieurs que l’on est en droit d’avoir le vertige ?
Le pire est possible à l’homme. Hélas pas le meilleur.
À moins… de nous souvenir que celui qui nous a faits est aussi capable de nous réparer. Dieu ne nous avait pas créés incapables du meilleur. C’est nous qui avons “détraqué la machine”.
Ne nous obstinons pas en vaines tentatives. Laissons-lui prendre les choses en main. À Lui, rien d’impossible.

Richard Doulière

__________________
Lecture proposée : 2ème lettre à Timothée, chapitre 3, versets 1 à 5.

Categories: L'homme, Vie sociale Tags:

Ne murmurez pas…

31/05/2012

Ne vous répandez pas en plaintes les uns contre les autres.
Jacques 5.9

J’ai relevé une inscription écrite sur le mur d’une maison, datant d’au moins 150 ans : « Les hommes disent toujours que les temps deviennent de plus en plus durs. Mais les temps restent pareils ; ce sont plutôt les gens qui empirent. »
Le chroniqueur mentionne qu’à l’époque, les employés sont mécontents de leur salaire, les commerçants se plaignent de la langueur des affaires, les ouvriers rouspètent d’avoir un salaire de misère, les maîtresses de maison déplorent le laisser-aller du personnel.
Certes, toutes ces plaintes n’étaient sans doute pas sans fondement. Mais le tableau actuel est-il plus optimiste ? Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.1
Au fil du temps, s’installe de plus en plus l’habitude d’être mécontent de quelque chose, de son sort, de ses chefs, de son travail, de tant de pratiques de moins en moins acceptées. De particulières, ces doléances sont devenues collectives, avec force démonstrations publiques, voire violentes, à grand renfort de décibels.
Se plaindre de son sort, c’est renforcer, aggraver notre mécontentement. Au contraire, rien ne ranime et ne fait prospérer la vie spirituelle comme l’action de grâce. La Parole de Dieu nous ordonne de ne pas nous plaindre les uns des autres, mais de nous supporter, même de nous pardonner mutuellement si nous avons quelque chose à reprocher à l’autre2. Pour cela il nous faut beaucoup d’humilité, de douceur, de patience, c’est-à-dire aimer le prochain comme il est. Nous avons besoin d’un cœur changé !
Désirons-nous que Dieu nous fasse cette grâce ?

Charles Rick

1 Ecclésiaste 1.9           2 Colossiens 3.13

_______________
Lecture proposée : 1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 10, versets 9 à 12.

Categories: Bon sens, Vie sociale Tags:

« Je ne veux pas de pauvres à côté de chez moi ! »

09/05/2012

Celui qui a pitié du pauvre prête à l’Éternel, qui lui rendra selon son œuvre.
Proverbes 19.17

Un quotidien local avait relaté la farouche opposition des habitants d’une petite ville à la construction d’une prison sur son territoire. Alors le maire avait fait réaliser un sondage qui confirma que la population n’en voulait pas. Un citoyen a même fait cette déclaration : « Je ne veux pas de pauvres à côté de chez moi ! »
Je me suis permis de répondre par voix de presse :
« Qu’il s’agisse ou non de la construction d’une prison, cette déclaration est inacceptable. Il n’est pas impossible qu’elle vienne d’une personne privilégiée par la vie. Elle est d’un racisme social à l’état pur qui fait honte à la race humaine. Ce type de personne a besoin d’être éduquée par plus de mixité sociale, c’est pourquoi je suggère au maire de faire construire non loin de là, quelques pavillons ou petits immeubles HLM […] Cette déclaration souligne aussi la méconnaissance du milieu carcéral : il n’y a pas que des pauvres en prison. Il peut également y séjourner des personnes nanties qui, un soir de fête un peu trop arrosé, ont causé un accident. Personne n’est vraiment tout à fait à l’abri, privilégié ou pauvre. Et comment la société peut-elle demander plus d’enfermement et en même temps refuser la construction d’une prison sur son territoire ? »
Il ne s’agit pas là seulement d’une réaction chrétienne, mais de s’élever contre un état d’esprit que Jésus lui-même rejetait avec force paroles que l’on qualifierait de choquantes aujourd’hui.

Bernard Delépine

_______________
Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 10, versets 35 à 37.

Categories: L'homme, Vie sociale Tags:

Un testament surprenant

20/04/2012

La foule entière se mit à crier : « À mort ! Fais-le disparaître ! »
Luc 23.18

Il y a bien des années vivait à Marseille un vieillard, connu pour avoir été travailleur et même ambitieux. Cependant il vivait très chichement. Est-il étonnant qu’on le qualifiât de riche avare et qu’il fût rejeté même par les pauvres ?
Qui aurait pensé qu’à sa mort, son testament aurait de quoi interpeller ceux qui le détestaient ? Celui-ci stipulait en effet : « Depuis mon enfance j’ai remarqué qu’à Marseille les pauvres souffrent de la pénurie d’eau qu’ils doivent payer très cher. C’est pourquoi, durant toute ma vie, j’ai énormément travaillé pour pouvoir leur offrir ce grand bienfait, à savoir que toute ma fortune soit utilisée pour leur installer une conduite d’eau. » On imagine la surprise de ceux qui l’avaient toujours repoussé !
Jésus n’a-t-il pas également été méprisé et accusé injustement ? Pourtant toutes ses œuvres et ses paroles prouvent combien il voulait du bien, même à ses pires ennemis.
Sa vie durant, le vieillard marseillais n’avait pas recherché de gloire personnelle. Son comportement avait été conforme aux directives du Seigneur Jésus : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ; appelez la bénédiction sur ceux qui vous maudissent.1
La conclusion de Jésus tient en peu de mots : Votre père est plein de bonté, soyez donc bons comme lui. Tout un programme que seule la grâce de Dieu peut nous aider à mettre en pratique !

Charles Rick

1 Luc 6.27-28

________________
Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 6, versets 31 à 34.

Categories: L'homme, Vie sociale Tags:

Conséquences

12/10/2011

Les pères ont mangé les raisins verts et les dents des enfants ont été agacées.
Ézéchiel 18.2

Ce proverbe hébreu nous rappelle combien est grande la conséquence de nos choix, non seulement au niveau familial, mais aussi auniveau social, politique ou économique.

Aujourd’hui nous nous insurgeons contre l’exclusion, contre le chômage, contre la violence, contre la pollution… Confrontés à ces problèmes nous parlons de phénomènes de société sans vouloir en reconnaître la véritable origine.

La source de ces difficultés, mise en évidence, est surtout dans les changements survenus dans : l’éducation familiale, l’exemple donné par les parents, l’autorité exercée par le père dans son foyer, l’attention de la mère pour élever ses enfants, les motivations des choix des parents, l’enseignement de la morale sociale et spirituelle. La liberté individuelle n’est pas tout.

Quand le prophète Ézéchiel rappelle le proverbe ci-dessus, il prévient déjà les hommes des risques qu’ils prennent par chacun de leurs choix. Combien cette vérité se vérifie aujourd’hui ! Le progrès a changé beaucoup de choses, mais l’homme est resté le même dans sa nature profonde.

Dieu, de qui Ézéchiel est le prophète, appelle à un changement d’attitude. Dans ce même texte, Dieu insiste : foncer imperturbable dans la même voie mène à la mort éternelle. Convertissez-vous et vous vivrez.1 Il nous invite donc, d’une manière directe à faire demi-tour, à changer d’attitude, à regarder et à réformer notre morale et nos centres d’intérêts.

Bernard Doise

1 Ézéchiel 18.32

______________
Lecture proposée : Livre du prophète Ézéchiel, chapitre 18, versets 1 à 24.

Categories: Choix, Vie sociale Tags: