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Archives pour la catégorie ‘Vanité humaine’

« Moi, je… »

05/10/2011

Vous vous glorifiez dans votre présomption. Toute gloriole de ce genre est mauvaise.
Jacques 4.16

Dans sa fable « Le coche et la mouche », La Fontaine dénonce l’aspect ridicule et repoussant de la vantardise :

Alors que six forts chevaux « suaient et soufflaient » pour faire avancer un coche, dans « un chemin montant et malaisé », une minuscule mouche prétendait faire avancer l’attelage en piquant tour à tour chacun des chevaux. Après d’ultimes efforts, le char arrive au haut de la côte, et sans tarder, la mouche se vante d’y avoir efficacement contribué : « Ça, Messieurs les chevaux, payez-moi de ma peine ».

À l’image de cette mouche, que de gens font les fanfarons, se vantent de leurs exploits, étalent leurs capacités, gonflés par l’orgueil, pour éblouir autrui.

Le géant Goliath vantant sa force extraordinaire1, le roi Néboudkadnetsar prétendant être plus puissant que Dieu2, tous deux ont été publiquement repris pour leurs paroles prétentieuses.

En étalant ses exploits ou ses projets présomptueux, l’homme démontre quel orgueil réside dans son cœur. L’apôtre Paul nous met en garde : Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?3 L’homme oublie trop vite qu’il ne vit que par grâce. Se vanter, c’est exalter sa propre personne, se mettre à la place de Dieu à qui doit revenir toute gloire. Car : tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’En-Haut du Père des Lumières.4

Charles Rick

1 1 Samuel 17.4     2 Daniel 4     3 1 Corinthiens 4.7     4 Jacques 1.17

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Lecture proposée : Actes des Apôtres, chapitre 8, versets 9 à 11.

Categories: L'homme, Vanité humaine

Mirages de la richesse

25/09/2011

Ceux qui se confient dans leurs richesses tomberont…
Proverbes 11.28

Nicolas Fouquet, parvenu aux charges les plus hautes, fut nommé surintendant des finances du Roi-Soleil Louis XIV. Il acquit une fortune considérable. Fastueux mécène, il s’entoura des plus grands savants, artistes, peintres, poètes, architectes. D’abord installé au palais de Saint-Mandé, il fit construire le château de Vaux-le-Vicomte, un « premier Versailles » à la mesure de ses rêves que le peintre Le Brun décora de façon éblouissante. C’est là que Fouquet accueillit les princes, la Cour et le Roi. Jardins, jets d’eau, illuminations, fusées, collations, tout devait charmer et éblouir…

Mais Fouquet ne voit pas venir ce que le Roi-Soleil avait préparé. Peu de jours après cette réception apothéose, le Roi fait saisir l’épée de Fouquet. Jeté en prison, il est relégué au fort de Pignerol au Piémont. Le Roi avait décidé de gouverner lui-même et lui seul. Fouquet est retombé de tout le poids de sa gloire dans les ténèbres.

Seul avec lui-même, privé de tout, seul avec la tentation de maudire Dieu, il se ressaisit, il entend et répond à l’appel de Dieu. Enfin, il trouve : « Dieu seul, le Dieu des dieux et le Roi des rois, mérite tous nos soins, notre cœur, nos emplois… C’est à ce Roi, chrétiens, qu’il faut faire la cour, l’adorer, le servir et la nuit et le jour » écrira-t-il.

Abandonné par la plupart de ses amis, dépouillé de sa fortune et de sa gloire, Fouquet trouva dans ce bannissement une richesse autrement plus précieuse que nul ne pouvait lui ravir.

Charles Rick

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Lecture proposée : Lettre de Jacques, chapitre 1, versets 9 à 11.

Categories: Argent, Vanité humaine

Sur les sommets avec Jésus

04/09/2011

Je les ferai paître sur les montagnes d’Israël […] leur demeure sera sur les montagnes élevées d’Israël.
Ézéchiel 34.14

« Rêver, rire, passer, être seul, être libre
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »1

Combien d’entre nous pourraient s’identifier à Cyrano, désirant grimper dans la hiérarchie, uniquement par ses propres forces et mérites, n’ayant de comptes à rendre à personne ! Il faudra se retrouver au pied d’un obstacle infranchissable, un gouffre ou une paroi, pour admettre notre faiblesse et nos limites, et accepter d’avoir recours au “Premier de cordée” : Jésus. N’attendons pas d’être coincés par la maladie, le chômage, la mort, pour nous confier à Jésus qui a été victorieux pour nous de toutes les difficultés. Il a franchi tous les gouffres pour nous rejoindre et nous permettre l’ascension vers les sommets.

Accepterons-nous de nous encorder, de nous lier à Sa personne ?

Gérard Peilhon

1 Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

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Lecture proposée :Livre du prophète Ésaïe, chapitre 11, versets 9 à 12.

Categories: Illusions, Vanité humaine