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Archives pour la catégorie ‘Travail’

Va vers la fourmi

29/01/2017
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Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies, et deviens sage. Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maître.
Proverbes 6.6-7

ant-891699_640Jules Renard ne manquait pas d’humour le jour où il écrivit : « Je connais bien ma paresse. Je pourrais écrire un traité sur elle, si ce n’était pas un aussi long travail. »
La paresse me guette lorsque la tâche à accomplir me paraît gigantesque. Alors je me sens trop petit pour faire quoi que ce soit et je me retire. Alors accomplir mon devoir me semble un esclavage et je fais la grève du zèle. Alors ma conscience m’accuse et de désespoir je me couche sur le lit de ma passivité.
Dieu, dans sa sagesse me conseille d’aller vers la fourmi chercher la guérison de ce mal. Des fourmis il y en a partout ! La fourmi n’a pas le noble profil de l’abeille, mais elle est aussi industrieuse qu’elle. La fourmi n’a pas de reine dans sa ruche, mais elle n’attend pas d’être contrainte par un chef pour se mettre au travail. La fourmi n’attend pas les pénuries de l’hiver pour se mettre à la tâche ; elle profite de l’abondance de la moisson d’été pour engranger sa nourriture. C’est quand même plus facile !
Ce n’est pas parce que je suis petit et apparemment livré à moi-même que je dois céder à la paresse. Je connais bien ma paresse et je sais qu’elle a peur des fourmis. Alors, Seigneur, je vais suivre tes conseils !

Alain Monclair

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Lecture proposée : Livre des Proverbes, chapitre 6, versets 6 à 11.

 

Categories: Illustration, Travail Tags:

Oisiveté dangereuse

05/10/2016
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Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?
Matthieu 20.6

wine-1512507_640Trois jeunes gens désœuvrés et en état d’ébriété veulent faire quelque chose pour se changer les idées. N’ayant plus d’argent, ils décident de voler des bouteilles à la supérette voisine. Deux mois plus tard, ils sont dénoncés. Quand la présidente du tribunal leur demande d’expliquer leur geste, ils répondent : « On n’avait rien à faire ce soir-là. » Ce à quoi la juge rétorque : « J’espère que vous avez quelque chose à faire cet après-midi. »
Le désœuvrement est un mal universel. Le chômage engendre une véritable pandémie d’oisiveté chez les jeunes. L’inactivité des seniors n’est pas meilleure. Nul n’est à l’abri des méfaits de l’oisiveté. Elle mine nos pensées, nous donnant l’impression d’être inutiles sur cette terre. « C’est que personne ne nous a embauchés ! » répondent les délaissés de la parabole dite par Jésus. Mais le maître de maison rétorque : « Allez travailler dans ma vigne. »
Dieu désire nous donner une vie utile. Il nous invite à découvrir comment le servir. Un sourire, un verre d’eau, un coup de main, une visite à un malade, une prière sincère peuvent nous sortir de la cage de l’oisiveté et de la passivité que le monde veut nous imposer.
Écoutons Dieu, sa Parole changera nos idées et nous rendra utiles.

Alain Monclair

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 20, versets 1 à 16.

 

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Des emplois à sauver

12/06/2016
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Le précieux trésor d’un homme, c’est l’activité.
Proverbes 12.27

2016_06_12_Des emplois à sauverLà-haut sur la colline, une statue domine la ville.
De la fenêtre du bus, je n’arrive pas à distinguer le personnage qui tend les bras à la cité ouvrière. Lénine, Marie, Jaurès, Jésus ? Mais à ses pieds, trois lettres géantes comme celles d’Hollywood. Celles-ci sont rouge sang et disent tout en trois lettres : « S.O.S. ! »
Une ville à bout de souffle appelle au secours. Mon cœur se serre en pensant à ces régions sinistrées. La révolution industrielle a accouché d’un désastre humain. La ville gémit sur de grands panneaux : « Nous voulons garder notre sidérurgie et nos hôpitaux. Des milliers d’emplois à sauver ! »
La dignité de l’homme est dans son travail. Alors, oui, il y a des emplois à sauver, et des employés !
Ce cri d’une ville touchée en plein cœur est amplifié au niveau mondial : S.O.S. (sauvez nos âmes). Ce n’est pas seulement l’âme d’une région qui doit être sauvée, c’est notre âme tout court.
Les « hommes providentiels » nous ont déçus. Ils n’ont pas tenu leurs promesses.
Adressons notre S.O.S. au Sauveur de nos âmes !

Francis Schneider

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Lecture proposée : Évangile selon Marc, chapitre 8, versets 34 à 38.

 

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Le facteur ne sonnait jamais

01/05/2016
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Celui qui néglige sa besogne et celui qui la gâche sont de la même famille.
Proverbes 18.9

15786845562_66d8e5e454_mUn postier a été renvoyé par la Royal Mail après la découverte à son domicile de 130 000 articles non délivrés à leurs destinataires. L’homme travaillait dans un centre de tri en Angleterre. Des inspecteurs des postes britanniques ont récupéré les 17 000 lettres et colis, ainsi que 116 000 publications diverses pour les acheminer vers leurs destinataires avec un mot d’excuse, a déclaré une porte-parole de Royal Mail.
Qu’a gagné ce postier ? À coup sûr le licenciement, probablement un passage devant la justice, sans compter la honte devant sa famille et ses amis pour ne pas avoir fait son travail correctement.
Qu’en est-il de notre conscience professionnelle ? Sommes-nous une personne de confiance ? Le travail que l’on nous confie est-il fait scrupuleusement ?
La lecture proposée nous met en garde contre la négligence, le laisser-aller et la paresse. Le travail est aussi un don de Dieu. Même si votre emploi n’est pas ce que vous auriez souhaité, il peut être source d’épanouissement selon l’état d’esprit avec lequel vous le faites. Et il procure de quoi vivre dans la dignité.

Bernard Delépine

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Lecture proposée : Livre des Proverbes, chapitre 24, versets 30 à 34.

Photo Credit: rebeccadru via Compfight cc

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Construire

15/05/2015
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Caïn connut sa femme ; elle conçut et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.
Genèse 4.17

Caïn est devenu constructeur. Les « Caïn » modernes font beaucoup parler d’eux grâce à leurs édifices orgueilleusement dressés en leur honneur. Le fratricide passera pour un bienfaiteur de l’humanité. Il aura probablement une statue érigée sur une des places de la ville « à notre bienfaiteur Caïn » ! Une rue portera son nom. Respecté des hommes, il essaiera d’oublier qu’il lui manque l’essentiel : le contact avec Dieu, la paix intérieure qui ne peut être construite artificiellement.
Ami lecteur, qu’avez-vous fait (ou qu’allez-vous faire) aujourd’hui ? Vos travaux, vos projets sont-ils dédiés à Dieu ? Ou construisez-vous pour la postérité humaine, oubliant la précarité de notre monde, de la matière, de nos constructions ? Travaillez-vous avec acharnement, d’arrache-pied pour oublier peut-être votre condition pécheresse ?
Écoutons Pascal : « Notre condition faible et mortelle est si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près ». C’est pourquoi dans ces mêmes « Pensées » il écrira : « Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passion, sans affaire, sans divertissement, car de suite il sentira sa petitesse, sa dépendance, sa faiblesse, et il tirera du fond de son être, la noirceur, l’ennui, le désespoir. »
Voulez-vous connaître la paix à laquelle Pascal fera allusion plus loin, en Dieu seul ?

Gérard Peilhon

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Lecture proposée : 1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 3, versets 10 à 15.

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