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Archives pour la catégorie ‘Témoignage’

Un sursis, docteur !

18/10/2011

Ainsi parle le Seigneur [...] : Voici, je te guérirai. [...] Je prolongerai tes jours de quinze années.
2 Rois 20.5-6

– Sauvez-moi, cher Docteur, faites-moi vivre un an seulement, et toute ma fortune est à vous !

Ainsi parlait et suppliait, sur son lit de mort, une spirituelle amie de l’écrivain allemand Schiller. Mais, même si elle avait pu lui offrir la moitié du monde, le médecin ne pouvait faire que ce qu’il fit : il haussa les épaules – un geste qui témoignait de sa totale incapacité à satisfaire à sa demande.

La Bible rapporte un récit concernant un roi de Juda, Ézéchias, qui avait démontré sa foi et sa piété envers Dieu. Le prophète Ésaïe lui annonce sa mort prochaine. Le roi prie avec larmes, et le prophète revient vers lui pour lui annoncer que Dieu va prolonger ses jours de quinze ans.

Au cours de cette période, Ézéchias fait preuve de vanité et d’orgueil en faisant étalage de ses richesses et de son armement aux représentants d’un souverain étranger, un de ses ennemis potentiels. Il ne fait pas bon usage du sursis que Dieu lui a accordé.

Le croyant véritable doit faire monter vers Dieu la prière que Moïse lui adressa : Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse.1

Nous sommes tous en sursis ici-bas. Et si Dieu prolonge nos jours sur cette terre, n’oublions pas que c’est dans la perspective que nous le servions et que nous soyons utiles à notre prochain.

Y avez-vous déjà pensé ?

Lucien Clerc

1 Psaume 90.12

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Lecture proposée : 2ème Livre des Rois, chapitre 20, versets 1 à 15.

« Jésus Inside »

09/08/2011

Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui.
Apocalypse 3.20

J’ai acheté, voici plusieurs mois, un pull sur lequel figure cette inscription juste à hauteur de poitrine « JESUS INSIDE », qu’on peut traduire « Jésus est à l’intérieur ».

Il arrive que l’on me fasse une réflexion à ce sujet, jamais méchante ou moqueuse, plutôt marquée par l’étonnement, pour en savoir davantage sur sa provenance ou sa signification. Et souvent les personnes sont surprises, puis moins étonnées lorsque je leur dis que je suis pasteur.

Ce n’est pas que je désire provoquer les gens de quelque manière que ce soit. D’ailleurs j’oublie souvent que je véhicule ce slogan. Cela dit, il me permet de témoigner qu’un jour, j’ai entendu l’évangile et que j’ai accepté d’ouvrir mon cœur pour que Jésus puisse y faire sa demeure. Dès lors, pas étonnant que ce slogan prenne tout son sens : Jésus est bien “inside”, à l’intérieur ; il est partie intégrante de ma vie.

Cela change forcément les choses : j’essaie de vivre au quotidien la bonne nouvelle de l’Évangile. Cela ne fait pas de moi un extraterrestre, mais un homme heureux et comblé. Et si, comme pour tout le monde, les difficultés de la vie sont aussi mon partage, je ne suis pas écrasé, porté que je suis par mon espérance.

Vous aussi, mettez Jésus “à l’intérieur”, vous verrez, ça change la vie !

Bernard Delépine

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 14, versets 21 à 23.

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Ma bien chère maman,

22/07/2011
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Mon joug est aisé et mon fardeau léger.
Matthieu 11.30

Je n’ai pas été un bon fils, j’ai attiré la honte sur notre famille. J’espère que tu me pardonnes, je suis sur le point de mourir. Tu m’as nourri et aimé. Et, en récompense, j’ai été condamné à la prison à vie à 18 ans !… Maintenant j’en ai 31, et je n’atteindrai pas 33 ans, car j’ai un cancer des intestins, et les autorités ne payeront pas l’opération. Au lieu d’être au fond de la mine, je surveille des caisses dans une petite remise. Je vomis tout le temps. Je ne vois jamais personne, mais je peux contempler le désert. Pendant huit ans je n’ai pas vu la lumière du jour. Du baraquement j’entrais directement dans la mine par un tunnel. Une chambre, un corridor, une fosse : le monde se limitait à cet espace. Maintenant il s’est élargi, mais ma situation est sans espoir.

J’ai réfléchi et j’ai pleuré amèrement sur les choses que je n’ai pas pu faire et que je ne ferai jamais. Embrasser une femme, fabriquer un cerf-volant pour un enfant émerveillé. Plus important, je ne t’ai jamais dit combien je regrettais de t’avoir causé ce chagrin… Un jeune prisonnier m’a parlé de Celui qui a dit :  » Mon joug est aisé et mon fardeau léger.  » Ces mots m’ont soulagé. J’en ai conclu qu’il y a dans l’au-delà une table où je pourrais m’asseoir, manger à satiété, parler sans crainte à des amis et ne plus entendre une sirène hurler. Je crois aussi que quelqu’un est assis à la tête de cette table. Maman, avant de mourir, je te demande de découvrir quel est Celui qui a prononcé ces mots, pour que je puisse m’asseoir avec Lui dans l’autre monde.1

Texte cité par Gérard Peilhon

1 Cette lettre est arrivée à Hong Kong trois ans après la mort de son auteur.

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 11, versets 25 à 30.

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