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Archives pour la catégorie ‘Souffrance’

Ayant souffert lui-même…

01/09/2017
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Car, du fait que Jésus a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.
Hébreux 2.18

Perte d’un être cher, perte professionnelle, problème de santé, diminution d’autonomie, absence ou rupture amoureuse… toutes ces privations peuvent nous engluer dans le chagrin, parfois dans l’amertume, voire le désespoir. Les malheurs, et souvent l’irremplaçable absence, résistent à la consolation du temps.
Mais, quand la douleur est véritablement partagée par un ami, elle est atténuée. Cette consolation chasse la solitude de la souffrance. De plus, la solidarité de ceux qui ont été ébranlés est plus efficace que la philosophie la plus aboutie sur la consolation ! Quand un ami a vécu lui-même la douleur que vous traversez, sa présence et ces cicatrices vous redonnent courage et espoir…
Or, combien de douleurs Jésus-Christ n’a-t-il pas connues ? Il a été critiqué, trahi, vendu, abandonné, accusé à tort, pour finir martyrisé et cloué sur le bois… Il s’est rendu semblable aux hommes pour les sauver. Innocent de tous péchés, il a été injustement puni comme un criminel sous Ponce Pilate.
Or le Fils de Dieu appelle ses disciples ses amis. Il est prêt à les secourir. Il est près de tous ceux qui l’invoquent. Ayant souffert lui-même, il peut secourir tous ceux qui sont éprouvés et qui espèrent en lui.

Dominique Moreau

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Lecture proposée : Psaume 145, versets 14 à 19.

 

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Consolation

20/08/2017
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Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande.
Job 2.13

Face au malheur d’autrui, nos tentatives de consolation sont maladroites… L’empathie humaine naturelle pousse à une réponse automatique et irréfléchie. Cette superficialité ressentie par le souffrant n’apaise pas sa douleur. À y réfléchir, pour celui dont l’injustice et la violence de la privation frappent la vie, le silence est préférable aux phrases vides. Tant que les trois amis de Job étaient là, silencieux, témoins compatissants de ses souffrances, ils étaient de bons consolateurs. Mais quand ils prirent la parole, ils devinrent des consolateurs fâcheux1 et faussement accusateurs2.
Un bon consolateur est avant tout un accompagnateur. Être présent dans l’amour fraternel, c’est reconnaître en l’autre son désespoir. C’est respecter son chagrin, c’est compatir à l’absence de l’irremplaçable. Cette présence ne guérit pas la souffrance, mais la solitude de la souffrance. Elle soulage la souffrance de la souffrance… Le bon consolateur dit : « Je pèse ta privation et je suis avec toi. »
Or, si la présence avec une telle relation console, ô combien l’amour de Dieu apporte cela ! Souvent endeuillé, Jean Calvin témoignait : « Rien ne console plus puissamment que la certitude d’être entouré en pleine détresse par l’amour de Dieu. »

Dominique Moreau

1 Job 16.2 2 Job 21.34

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Lecture proposée : Livre de Job, chapitre 2, versets 11 à 13.

 

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Blessés de la vie

22/07/2017
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Vous trouverez le repos pour votre âme.
Matthieu 11.29

L’historien chypriote Achille Émilianidès est l’auteur du mot suivant : « Si ton âme est blessée, ne blâme jamais les autres de ses plaies ».
De tout temps, les contacts humains ou les circonstances de vie ont entraîné des blessures de l’âme humaine. En intensifiant le nombre de contacts, notre époque permet plus de rencontres qui font du bien, mais aussi plus de celles qui nous blessent.
Un jour ou l’autre, nous pouvons nous sentir blessé. Peut-être au plus profond de notre âme, et sans que les autres ne puissent le voir. Mais la souffrance est bien là…
Faut-il se poser en victime, se protéger par une cuirasse d’indifférence, ou rester à l’écart de tout contact qui nous rendrait vulnérable ?
Le texte du jour nous montre Jésus-Christ abordant la vie tout autrement. Il se réjouit d’abord de ce que l’Évangile soit pour ceux qui ont un cœur d’enfant. Il propose ensuite, à ceux qui traînent un fardeau, de « poser leur sac » et de recevoir son repos.
Ne serait-elle qu’une parole du passé ? N’est-elle pas précisément ce dont nous avons le plus besoin dans le monde agité et stressant qui nous entoure ?
Jésus appelle à suivre ses exigences, en indiquant qu’elles sont bonnes, de prendre son fardeau, en indiquant qu’il est léger.
Il y a quarante ans (que le temps passe vite…), j’ai choisi de « changer de sac à dos ». Je ne l’ai jamais regretté.

Jean-Louis Théron

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Lecture proposée : Lettre aux Hébreux, chapitre 4, versets 7 à 11.

 

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Un puits d’eau fraîche

13/06/2017
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C’est pourquoi, voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et là, je parlerai à son cœur.
Osée 2.16

Le désert évoque l’aridité, la sècheresse. Dans une vie, cela peut être la situation engendrée par une illusion perdue, un espoir envolé, la séparation d’un être cher qui a quitté ce monde terrestre, ou bien le départ d’un enfant qui quitte le foyer parental pour voler de ses propres ailes. Cela peut aussi provenir d’un manque de reconnaissance des autres ou bien du refus d’un pardon demandé… Il existe mille et une situations qui peuvent conduire ma vie dans un désert brûlant.
Dans « Le Petit Prince », Saint-Exupéry a écrit : « Ce qui fait la beauté du désert, c’est qu’il cache un puits quelque part. »
La source pour étancher ma soif se trouve dans la rencontre avec Dieu : lui, parle à mon cœur par sa Parole.
Beaucoup de choses qui meublaient ma vie autrefois m’empêchaient précisément de voir cette source. Elles formaient un écran entre ce Dieu, qui désirait me rencontrer, et moi-même. J’ai dû accepter que Dieu ôte cet écran. Alors, j’ai pu découvrir ce puits intarissable qu’est le salut en Jésus-Christ. Son eau vive restaure toute ma personne, esprit, âme et corps.

Francis Praline

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Lecture proposée : Livre du prophète Osée, chapitre 2, versets 16 à 25.

 

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Une parole puissante

26/05/2017
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La belle-mère de Simon souffrait d’une forte fièvre. […] Jésus se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. Alors elle se leva immédiatement et se mit à les servir.
Luc 4.38-39

La scène se déroule chez Simon, que Jésus surnommera Pierre1. Précédé par sa réputation, Jésus est prié d’intervenir en faveur de la belle-mère de Simon, qui souffre d’une forte fièvre. Tout comme pour délivrer un homme possédé par un mauvais esprit, Jésus agit par sa seule parole. Cette parole agit donc aussi bien sur les démons que sur les corps. Lorsque Jésus a menacé la fièvre, celle-ci a disparu instantanément. La belle-mère de Pierre s’est trouvée entièrement guérie et a été en mesure de se lever et de vaquer à ses occupations.
Habituellement, une grosse fièvre laisse le malade affaibli et apathique, mais pas ici. La parole de Christ est puissante.
Si la parole de Christ agit sur les démons et sur les corps, Luc, l’évangéliste, insiste sur le fait qu’elle agit aussi sur les cœurs. Cette parole offre un nouveau départ et permet de vivre une vie nouvelle. Quelle puissance ! Elle libère, relève, délivre et transforme…
N’hésitez pas à demander à Dieu de vous secourir et d’intervenir dans votre vie !

Matthieu Gangloff

1 Matthieu 8.14

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Lecture proposée : Psaume 86, versets 1 à 13.

 

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