Le nom de l’Éternel est une tour forte ; le juste y court et s’y trouve hors d’atteinte.
Proverbes 18.10
Affairé à la cuisine, je vis passer devant la fenêtre notre chatte, tenant délicatement dans sa bouche un petit lézard des murailles. Quand je
sortis pour porter secours à ce « podarcis muralis » (tel est le nom de ce petit reptile), elle le laissa échapper au pied d’un rosier. Le lézard, profitant de ce répit, jaillit avec l’extrême vélocité qui le caractérise et fila entre mes pieds, dans la pelouse. Ni le chat (bien dépité !) ni moi ne parvenions plus à le localiser sur l’herbe. Alors que je m’apprêtai à rentrer dans la maison, sur le perron, je fus pris d’un doute, sentant comme un chatouillement au niveau du genou. Ni une ni deux – circonstance oblige ! – j’ôte rapidement mon pantalon, pour libérer à mes pieds le petit animal, sain et sauf, même si sa queue a raccourci ! Habituellement craintif et timide, ce petit lézard ne s’approche pas de l’homme, sauf par étourderie. Mais là, dans l’adversité, alors que sa muraille était trop éloignée, il s’était réfugié auprès de moi.
Et nous ? À chaque fois que l’épreuve touche nos vies, quand nos murailles ne suffisent plus, avons-nous pensé que c’est peut-être pour nous conduire vers l’essentiel ? Ne craignons pas, quand nous n’avons plus aucun secours, de nous réfugier en Dieu. Car le secours qu’il propose est sûr, tout proche. Et c’est un salut éternel.
Joseph Paladino
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Lecture proposée : Psaume 61, versets 1 à 9.
Éternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite !
Psaume 18.2
Deux plaisanciers quittent le port pour une partie de pêche sur un océan houleux. Après s’être éloignés quelque peu de la côte, ils jettent
un filet à l’arrière du bateau. Alors qu’ils avancent à vitesse réduite, les voilà soudainement stoppés par un obstacle invisible qui retient le filet. Battue par la forte houle, l’embarcation se remplit d’eau et finit par couler. Les deux navigateurs, équipés de leur gilet de sauvetage, sont trop éloignés de la côte pour la rejoindre à la nage. Ballottés par l’océan et luttant contre le froid, ils aperçoivent, dépassant à peine de la surface, le sommet d’un rocher auquel ils se cramponnent jusqu’à l’arrivée des secours.1
J’imagine leur soulagement : pouvoir se reposer sur un appui ferme et solide, au milieu de l’océan agité, devait avoir quelque chose de rassurant.
Ce rocher me fait penser à Jésus-Christ. Parfois les circonstances de notre vie ressemblent à cette tempête et nous sommes ballottés par les flots en furie. Jésus-Christ se trouve près de nous et nous invite à trouver un sûr appui en venant à Lui par la prière. Nos circonstances ne changeront peut-être pas aussitôt, mais nous les percevrons différemment parce que nos regards seront fixés sur le Rocher des siècles2.
Sonia Antoine
1 fait survenu en 2009 près de Concarneau 2 Ésaïe 26.4
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Lecture proposée : 2ème livre de Samuel, chapitre 22, versets 2 à 7.
Le passereau même trouve un gîte, et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits… Heureux ceux qui habitent ta maison ! Ils te loueront encore.
Psaume 84.3,4
L’empereur Charlemagne s’aperçut un jour qu’une hirondelle avait bâti son nid sous sa tente. Il commanda qu’on ne lui fît aucun mal et
laissa même sa tente sur place avant de lever le camp. Il ne voulait en rien inquiéter ce faible oiseau.
Peut-être vivez-vous, aujourd’hui, dans une grande inquiétude pour toutes sortes de raisons et vous posez-vous une foule de questions qui hantent vos jours et vos nuits. Si un grand de ce monde a compassion d’un simple oiseau qui vient se réfugier chez lui, pourquoi ne pas faire confiance à Celui qui veut, non seulement vous protéger de tout mal, mais aussi vous apporter une paix que vous n’avez jamais connue à ce jour.
Jésus-Christ est venu sur la Terre pour sauver les pécheurs. Il est toujours prêt à recevoir celui qui vient se réfugier en Lui. Si nous nous confions en sa Parole et à son œuvre, alors nous pourrons dire avec l’auteur du psaume 57 : « Fais-moi grâce, ô Dieu, fais-moi grâce ! Car en toi mon âme se réfugie ; je me réfugie à l’ombre de tes ailes. »1.
Albert Nouguier
1 Psaume 57.1
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Lecture proposée : Psaume 84, versets 1 à 12.