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Archives pour la catégorie ‘Relation’

Interdépendance

08/09/2011

L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi ».
1 Corinthiens 12.21

Dans les années 1970, j’ai visité un village de lépreux au Congo.
Un des quartiers était un endroit triste. Des centaines d’hommes et de femmes, rejetés par leurs familles et la société à cause de leur lèpre ou de diverses difformités, luttaient pour survivre dans cette communauté particulière au milieu de la brousse.
Dans une autre partie du village, régnaient une paix, une joie et un esprit communautaire que l’on rencontre rarement dans une société “normale”. Ses habitants avaient aussi été rejetés par les leurs. Mais la plupart des gens y étaient devenus chrétiens et leur amour pour Dieu et pour les autres s’exprimait dans le soutien mutuel, l’encouragement et la solidarité. Ils avaient compris que les chrétiens sont appelés à former un seul corps, dont chacun est un membre ayant besoin des autres.
Je m’y suis arrêté pour admirer un jardin potager magnifiquement entretenu, et mon attention a été attirée par les deux hommes qui le travaillaient. L’un était aveugle, mais ses mains étaient en bon état. L’autre pouvait voir, mais n’avait plus de mains. L’homme sans mains dirigeait l’aveugle, et ainsi, ils creusaient, semaient, plantaient, désherbaient, arrosaient et faisaient pousser suffisamment de légumes pour se nourrir et partager avec d’autres.
Voilà ce que Dieu peut accomplir à travers nous, si nous nous laissons transformer par lui !

Texte de Silvano Perotti adapté par Ch. Rick

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Lecture proposée :1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 12, versets 14 à 26.

Categories: Chrétien, Relation

La besace

05/09/2011

Ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?
Matthieu 7.3

Dans cette fable, La Fontaine fait venir devant Jupiter, le roi des dieux mythologiques, plusieurs animaux. Ils sont invités à dire librement au roi si quelque chose ne leur plaît pas en eux. Jupiter y remédierait. Les uns après les autres sont satisfaits d’eux-mêmes et ne trouvent rien à redire de leur état. Par contre, ils critiquent sans retenue l’un ou l’autre. Le fabuliste conclut la scène en constatant que les humains sont les plus « fous ». Nous sommes :
« Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous.
Nous nous pardonnons tout,
et rien aux autres hommes :
On se voit d’un autre œil
qu’on ne voit son prochain ».
Le Créateur aurait pourvu chacun d’une besace, ce sac à deux poches porté sur une épaule :
« Il fit pour nos défauts, la poche de derrière,
Et celle de devant pour les défauts d’autrui. »
Mais La Fontaine ne nous donne aucun remède pour corriger ce travers.
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus avertit d’abord : C’est du jugement dont vous jugez qu’on vous jugera, de la mesure dont vous mesurez qu’on vous mesurera. Puis il nous propose la démarche inverse. Ne pas passer d’abord notre prochain à la loupe pour grossir ses peccadilles en poutres, mais examiner en priorité notre propre œil. Il est obstrué par nos propres défauts, ces “poutres” que nous refusons de reconnaître. Lorsque notre regard sera clarifié, nous verrons assez clair pour ôter la paille de l’œil de notre frère.

Charles Rick

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 7, versets 1 à 5.

Categories: Relation, Vie sociale

Donner

11/08/2011

(Le Seigneur) a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.
Actes des apôtres 20.35

Il n’y a pas de vie sans don. Mais donner n’est-ce pas se démunir ? Et si en donnant, on n’allait pas en venir à manquer… Oui, donner comporte toujours le risque de « perdre ».

C’est le risque pris par Dieu en envoyant son Fils dans le monde, par Jésus qui a donné sa vie pour nous.

Mais donner, c’est aussi prendre le risque d’être comblé mieux que par un quelconque trésor. Alors pas de mauvais calcul :
– si je me donne à Dieu, je lui remets les rênes de ma vie, mais je gagne la vie éternelle,
– si je me donne pour servir Dieu, je « perds » mon temps, mon énergie, mon argent, ma gloriole peut-être, mais je « gagne » en partage, en joie,…
– si je me donne aux autres avec amour, je « perds » en indépendance, en plaisir égoïste, mais je gagne d’avoir comblé, de révéler l’amour de Jésus-Christ.

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir :
C’est la religion du cœur que le monde voudrait voir…
Une foi mise en pratique avec plus de vérité,
Un amour moins théorique, qui apprend… à se donner ! »

Francis Schneider

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Lecture proposée : Lettre de Jacques, chapitre 2, versets 14 à 17.

Categories: Altruisme, Relation, Société