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Archives pour la catégorie ‘Relation’

Abandonnée, et adoptée par Dieu

09/01/2012

Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi.
Jean 6.37

Une femme argentine nous a partagé son parcours de vie. Elle avait été abandonnée par ses parents à l’âge de quatre ans :
– Je me rappelle encore bien. Ma maman m’a emmenée par la main à l’orphelinat, elle m’a assise sur une petite chaise orange, la petite table avait la même couleur et elle m’a dit : « Hellé, ce sont maintenant les dames habillées en blanc qui vont s’occuper de toi. » Elle m’a embrassée sur le front et je l’ai vu partir dans un couloir interminable jusqu’à ce qu’elle referme la porte. Elle ne s’était même pas retournée pour me faire un signe.
Elle a dit son sentiment d’abandon, sa tristesse d’être séparée de ses parents et frères, ses questionnements « Pourquoi moi ? Pourquoi suis-je rejetée ? » Avec ces interrogations s’est installé un autre sentiment, celui de se poser toujours en victime… et de l’utiliser, même inconsciemment : « Si je suis comme ça ou que je réagis ainsi, c’est parce que j’ai été abandonnée. » Mais le fait de se poser ainsi en victime, comme pour s’excuser ou essayer d’expliquer n’a en rien arrangé la situation.
Heureusement, à l’orphelinat tenu par des chrétiens qui pratiquaient leur foi, ceux-ci lui ont ouvert le chemin vers Jésus au point qu’elle aimait se tenir en sa présence par la prière. Elle demandait… et Jésus lui accordait. Elle a écrit un livre dans lequel elle parle de son abandon par ses parents, mais aussi comment elle a été adoptée par Dieu.
« Peut-être que si je n’avais pas été abandonnée, je n’aurais jamais connu l’amour de Dieu pour moi. Je ne souhaite à personne de vivre l’abandon, mais à tous de se laisser adopter par Dieu. »

Bernard Delépine

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 8, versets 10 à 16.

« Meilleurs vœux ! »

29/12/2011

J’écris ce qui suit de ma propre main.
Philémon 19

Des psychologues de renom pensent que les messages de vœux, pour le Nouvel An en particulier, révèlent parfaitement les sentiments de leurs auteurs à condition de bien les analyser. En effet, disent-ils, ils pourraient dire tout le contraire de ce qu’ils semblent exprimer au premier abord.

Je ne sais si les destinataires de nos cartes de vœux prendront le temps de lire entre les lignes. Mais ce sont bien certains détails qui trahissent le mieux nos caractères : telle parole prononcée comme “par inadvertance” ou tel mot manuscrit.

En ce sens, la courte lettre de l’apôtre Paul à Philémon est particulièrement intéressante. Elle révèle qui était l’apôtre dans l’intimité, tout différent de ce qu’il semblait être parfois dans son ministère public. Il est rare de trouver en si peu de lignes autant de cœur, de gentillesse, d’habileté pour parler d’un problème aussi grave que celui d’Onésime, l’esclave qui avait fui son maître chrétien Philémon. Paul aurait bien pu, comme à l’ordinaire, dicter sa lettre. Mais il préfère l’écrire de sa propre main. Ces quelques lignes concernent un simple et humble esclave, devenu par sa conversion un bien-aimé du Seigneur Jésus. Aussi l’apôtre Paul décide-t-il d’écrire lui-même à son sujet.

Demandons à Dieu de changer, si nécessaire, notre mentalité en cette fin d’année pour penser plus à tous les humbles, les petits et les exclus de la société. Soyons de ceux par lesquels ils entendront quelques paroles réconfortantes, même s’il s’agit de quelques lignes écrites à la hâte. Aimons-les en action et avec vérité, et laissons nos cœurs se remplir de l’amour de Dieu.

Albert Nouguier

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Lecture proposée : Lettre à Philémon.

Rien de nouveau

21/11/2011

Ce qui a été, c’est ce qui sera ; et ce qui a été fait, c’est ce qui se fera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
Ecclésiaste 1.9

Une nuit, l’arrivée de nouveaux vacanciers nous sortit de notre sommeil dans notre petit studio à la montagne : des enfants couraient et parlaient fort dans le couloir, et les bagages voyageaient de l’ascenseur au logement, en passant devant notre porte.

Je finis par me lever, ouvrir la porte et faire remarquer que nous étions plusieurs à dormir, à l’étage. Juste devant moi s’était figé un jeune garçon, tandis que son petit frère avait pris ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans leur appartement un peu plus loin.

Le garçon accusa instantanément son cadet d’être la cause de tout ce vacarme. Je refermai la porte, sans insister davantage ; j’avais surtout voulu faire connaître la présence d’autres personnes.

Je me recouchai, le sourire aux lèvres, me souvenant de l’épisode de la désobéissance d’Adam et d’Ève, dans le jardin d’Éden1. Décidément, rien n’a changé depuis les débuts de l’humanité. Comme Adam avait rejeté la faute sur Ève et Ève sur le serpent, tout naturellement, le jeune garçon a accusé son petit frère, sans reconnaître le moins du monde sa propre responsabilité.

Le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout, et il est méchant2, mais Dieu propose de donner un cœur nouveau3 à tous ceux qui veulent se laisser transformer par Lui.

Sonia Antoine

1 Genèse 3.1-13             2 Jérémie 17.9             3 Ézéchiel 36.26

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Lecture proposée : Lettre aux Éphésiens, chapitre 4, versets 17 à 24.