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Archives pour la catégorie ‘Questions existentielles’

Prisonniers du court terme

15/04/2013

Je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi.
Luc 12.19

« Le court-termisme est notre compagnon quotidien, car nous le trouvons commode. Plus l’avenir est incertain, moins nous avons envie de le scruter.

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Garder les yeux fixés sur le bout de nos chaussures, plutôt que sur l’horizon, est l’attitude spontanée de beaucoup d’entre nous », écrit Jean-Louis Servan-Schreiber dans son livre « TROP VITE ! »
Que nous soyons dans l’abondance ou dans la disette, nous manquons de lucidité sur l’avenir tant que Dieu n’éclaire pas notre pensée. L’homme dont parle Jésus avait fait une récolte exceptionnelle. À la vue du blé débordant de ses greniers il établit spontanément un plan pour sa vie. Mais Dieu lui dit : « Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? »1
L’urgence ne réside pas exclusivement dans l’immédiat, elle concerne aussi notre avenir éternel. Les richesses qui nous échappent ou celles qui abondent ne doivent pas nous emprisonner dans le court terme. Dieu désire attirer notre attention sur son plan à long terme : la vie éternelle. Dieu nous a donné ce qu’il possède de plus précieux : son Fils Jésus-Christ, pour nous libérer du court terme et nous faire goûter, dès ici-bas, aux saveurs de la vie éternelle. Levons les yeux vers Celui qui nous donne un horizon.

Alain Monclair

1 Luc 12.20

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 12, versets 16 à 21.

Il y a aussi du beau

11/01/2013

Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel.
Habakuk 3.18

Aumônier dans une prison, j’ai reçu, comme les autres employés, un petit mot sympa du directeur pour la nouvelle année. Outre le mot personnel, toutes les cartes avaient la même épigraphe : « Prenons le temps de regarder le monde et de le trouver beau. »
Quelques jours après, je le rencontre au tribunal à l’occasion de vœux. Je l’ai remercié tout en soulignant que l’épigraphe choisie n’était tout de même pas banale dans un milieu carcéral.
« Justement, les gens s’arrêtent souvent à ce qui est ou paraît négatif. Dans ces situations d’enfermement, de voisinage imposé où les histoires de chacun sont tellement différentes, où le personnel aussi est confronté à des situations difficiles… il peut, il doit y avoir du beau. En tant que pasteur, vous en savez quelque chose – non ? »
En effet, cela peut paraître surprenant, mais il y a du beau aussi en prison : des prises de conscience salvatrices, des personnes qui changent de vie et qui n’ont plus la même mentalité à leur sortie qu’à leur entrée. Et il y aussi des surveillants et des acteurs sociaux pleins d’humanité.
Je pense à ces détenus qui ont dit : « J’ai trouvé la vraie liberté en prison ; j’étais pédophile… jusqu’au moment d’arriver en prison ; je voulais en finir avec la vie ; ma vie a changé en prison ; j’ai compris pourquoi ma vie a foiré et ça va changer. »
Êtes-vous en difficulté ? Arrêtez-vous un moment afin de voir aussi les belles choses que vous vivez. Non, les bontés de Dieu ne sont pas épuisées. Elles se renouvellent chaque matin !

Bernard Delépine

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Lecture proposée : Lamentations de Jérémie, chapitre 3, versets 19 à 26.

Author: Categories: Lumière, Questions existentielles Tags:

Se tenir prêt

16/10/2012

Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu.
Amos 4.12

En juin 1973, une terrible catastrophe survint à l’aérodrome du Bourget, près de Paris, lors d’un meeting aérien du Salon de l’aviation. Un appareil soviétique s’écrasa au sol, faisant des dizaines de victimes, surtout parmi les spectateurs. Le lendemain, les quotidiens donnèrent la liste des victimes. Mon regard en fut d’autant plus saisi que j’y découvris, ô stupeur ! mes nom et prénom : Lucien Clerc, en toutes lettres. Une victime qui était mon parfait homonyme. Cela me donna à réfléchir. « Et si ç’avait été moi la victime ? » On n’aime généralement pas parler de la mort. Cependant, si nous voulons l’oublier, elle, du moins, ne nous oubliera pas. Nous sommes tous des morts en sursis. La Bible nous dit comment affronter cette réalité. Car tout homme est destiné à mourir une seule fois et après cela à être jugé par Dieu1. Lui-même a dit : Choisis la vie afin que tu vives2. Jésus a déclaré : Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle. Il ne sera pas condamné, mais il est déjà passé de la mort à la vie3.
Retenons le texte cité au début de ce feuillet : « Tiens-toi prêt maintenant à comparaître devant moi, ton Dieu. »
Lucien Clerc
1 Hébreux 9.27 2 Deutéronome 30.19 3 Jean 5.24

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu,chapitre 24, versets 36 à 51.

Author: Categories: Mort, Questions existentielles Tags:

Pas maintenant ! plus tard…

11/10/2012

Voici : mes jours sont limités, car tu leur as donné la largeur d’une main. Oui, devant toi, ma vie n’est vraiment presque rien…
Psaume 39.5-6

Un capitaine chrétien se trouvait, avec son navire, dans les mêmes eaux que le paquebot « Amérique Centrale », la nuit où celui-ci fut frappé d’une sérieuse avarie. Il demanda au timonier du bateau en détresse d’envoyer ses passagers à son bord.
– Non, répondit le timonier, restez plutôt à nos côtés jusqu’au matin.
– J’essaierai, répondit le capitaine, mais il vaut mieux faire de suite ce qu’on n’est pas sûr de pouvoir faire plus tard.
Une violente tempête fit dériver les deux bateaux. Le lendemain matin, l’«Amérique Centrale » avait coulé, et très peu de personnes furent sauvées. Et le capitaine chrétien d’ajouter : « Ne dites plus au Saint-Esprit qui vous pousse à la repentance : Pas maintenant, renvoyons à plus tard. »
J’ai résisté à Dieu pendant des années avant de pouvoir lui dire : « Oui, Père ! » L’évangéliste Billy Graham a dit : « Posez votre main sur votre cœur, et sentez-le battre. Il répète : Vite, vite, vite. Écoutez l’horloge au mur. Elle redit sans cesse : Vite, vite, vite. Vous avez quelques brèves années à vivre… »
Aujourd’hui, placez votre confiance en Dieu. Demain ne nous appartient pas.
Théophile Hammann

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Lecture proposée : Psaume 39.

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La prière de celui qui doute

11/08/2012

Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité.
Marc 9.24

Dans un de ses livres, Os Guinness souligne que le mot latin pour douter est “dubitare” qui vient d’une racine signifiant “deux”.
Et Guinness de dire :
– Croire, c’est avoir une seule pensée quand il s’agit d’accepter quelque chose comme la vérité. Ne pas croire, c’est avoir une seule pensée pour la rejeter. Par contre, douter c’est hésiter entre les deux. Croire et douter à la fois, c’est avoir deux pensées.
Cette distinction apparaît dans la lecture proposée aujourd’hui. Le père affligé du jeune garçon a dit en quelque sorte : « Seigneur, une partie de moi croit, une autre ne croit pas. Aide la partie qui ne croit pas. »
Étant donné que Jésus n’a jamais récompensé l’incrédulité, son geste prouve que le cœur de cet homme était pris par des doutes plutôt que par une complète incrédulité. Et cela a été suffisant pour que Jésus intervienne en sa faveur.
Nous pouvons être encouragés par ce récit, toutefois faisons attention que nos doutes ne virent pas à l’incrédulité.
Pour ce faire, Os Guinness a ajouté :
– Même le doute le plus dévastateur ne devient pas de l’incrédulité quand on prie. Car quand nous prions, nous continuons à demeurer dans la foi, et ce parce que la prière change toujours les doutes en foi et éloigne l’incrédulité. Ce qui a fait dire à quelqu’un : « La foi, c’est le doute qui prie. »

Bernard Delépine

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Lecture proposée : Évangile selon Marc, chapitre 9, versets 14 à 29.

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