Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
1 Jean 1.9
Sifflement suraigu dans un train en Île-de-France. À l’écart sur mon siège, j’essaie de m’exercer sur ma guitare. Pour m’isoler du bruit obsédant, je me mets des boulettes de papier ( !) dans les oreilles. Au terminus, soulagement, puis inquiétude : les boulettes ne se laissent plus déloger.
Le pharmacien me vend des gouttes, mais je me résous à voir un médecin de garde. Celui-ci me rassure (« ça va passer ! ») et me prescrit des cachets, au cas où…
Deux jours plus tard, pas d’amélioration : les sons me parviennent étouffés. Je vais voir mon médecin de famille, et lui avoue, pas fier, mes boulettes… Sans commentaire, il prend une bassine d’eau tiède, me fait un lavement d’oreilles et déloge le papier mâché. Miracle, j’entends ! Je me confonds en mercis, et c’est comme une nouvelle naissance !
Quel est le bon médecin ? Celui qui m’a rassuré ou celui qui, sans mot dire, a ôté le corps étranger ?
Plus grave que les boulettes est le péché. Apportons-le à Jésus, le sauveur qui nous aime. S’il touche du doigt notre péché, ce n’est pas pour nous humilier, mais pour nous en délivrer.
Francis Schneider
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Lecture proposée : 1ère lettre de Jean, chapitre 1, v. 5 à chapitre 2, v. 2.
Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes.
1 Corinthiens 1.27
Au 19ème siècle, il était d’usage dans certains pays, comme l’Angleterre, que n’importe quelle personne puisse s’adresser publiquement,
dans un parc ou dans la rue, aux passants réunis.
Ainsi un jour, quelqu’un affirma-t-il de façon blasphématoire que Dieu n’existait pas. Tombant sa veste, prenant une attitude de lutteur, il cria :
– S’il y a un Dieu, qu’il vienne se battre avec moi !
Le défi était de taille.
À peine eut-il achevé sa provocation, qu’un minuscule moustique s’acharna sur lui. L’homme eut grand peine à s’en défaire. Mais la bestiole avait déjà réussi à le piquer à l’œil ; celui-ci s’infecta rapidement, à tel point que, peu de jours après, l’homme succomba.
L’apôtre Paul a écrit aux chrétiens de Galates : Ne vous trompez pas, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.1 La fronde et de petits cailloux ont eu raison du géant Goliath qui avait insulté Dieu. Mais il peut tout aussi bien user de moyens impressionnants, pour répondre à qui se moque de lui. Le pharaon osa lancer à Moïse et Aaron : Qui est l’Éternel pour que j’obéisse à sa voix ?… Je ne connais point l’Eternel.2 Mais l’Éternel s’est fait connaître à lui en engloutissant son armée dans la mer.
Aujourd’hui encore, Dieu parle d’une façon forte ou faible. À nous de les entendre !
Charles Rick
1 Galates 6.7 2 Exode 5.2
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Lecture proposée : 1er livre de Samuel, chapitre 14, versets 6 à 15.
C’est du cœur de l’homme que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les meurtres…
Marc 7.21-22
À la fin d’un témoignage récital à la Maison d’Arrêt de Rennes, le directeur m’interroge : « Savez-vous qui vous aviez dans votre public ?… Le fils d’un commissaire de police divisionnaire, le fils
d’un gendarme, gendarme lui-même. Quand on a des enfants adolescents, on ne peut jurer qu’ils n’iront pas en prison. » Le péché gangrène chaque humain, quelle que soit son éducation.
Dans la Maison d’Arrêt de Mulhouse, l’aumônier protestant confessait : « Lorsque dans une cellule j’écoute le détenu, je découvre la face cachée de mon être. » Très honnêtement il reconnaissait sa capacité à sombrer dans la délinquance. Le Dr Jekill cachait Mister Hide.
Cette lucidité nous aide à ne pas juger, mais à essayer de comprendre le coupable. Dans chaque cœur humain, il y a les germes empoisonnés du péché. Un Seul était impeccable. Bien que chaque jour il côtoyait la pègre d’Israël, le péché n’avait aucune prise sur lui. Il n’avait aucune « tête de pont » permettant au diable, l’intrus, de s’installer. Sa nature même était allergique au mal alors que la nôtre est portée au mal. Pourtant lui, Jésus, a accepté de subir les conséquences du mal. Tout ce qui gangrène nos vies l’a conduit à une fin atroce. Crucifié, il endurait ma malédiction : Maudit quiconque est pendu au bois.1 Ce substitut me permet de vaincre la tentation si je compte sur Lui et son œuvre de rachat. Sinon les penchants de mon cœur me conduisent inévitablement sur la pente escarpée du mal. Reconnaissons ce fait.
Gérard Peilhon
1 Galates 3.13
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Lecture proposée : Lettre de Jacques, chapitre 4, versets 1 à 4.