C’est du cœur de l’homme que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les meurtres…
Marc 7.21-22
À la fin d’un témoignage récital à la Maison d’Arrêt de Rennes, le directeur m’interroge : « Savez-vous qui vous aviez dans votre public ?… Le fils d’un commissaire de police divisionnaire, le fils
d’un gendarme, gendarme lui-même. Quand on a des enfants adolescents, on ne peut jurer qu’ils n’iront pas en prison. » Le péché gangrène chaque humain, quelle que soit son éducation.
Dans la Maison d’Arrêt de Mulhouse, l’aumônier protestant confessait : « Lorsque dans une cellule j’écoute le détenu, je découvre la face cachée de mon être. » Très honnêtement il reconnaissait sa capacité à sombrer dans la délinquance. Le Dr Jekill cachait Mister Hide.
Cette lucidité nous aide à ne pas juger, mais à essayer de comprendre le coupable. Dans chaque cœur humain, il y a les germes empoisonnés du péché. Un Seul était impeccable. Bien que chaque jour il côtoyait la pègre d’Israël, le péché n’avait aucune prise sur lui. Il n’avait aucune « tête de pont » permettant au diable, l’intrus, de s’installer. Sa nature même était allergique au mal alors que la nôtre est portée au mal. Pourtant lui, Jésus, a accepté de subir les conséquences du mal. Tout ce qui gangrène nos vies l’a conduit à une fin atroce. Crucifié, il endurait ma malédiction : Maudit quiconque est pendu au bois.1 Ce substitut me permet de vaincre la tentation si je compte sur Lui et son œuvre de rachat. Sinon les penchants de mon cœur me conduisent inévitablement sur la pente escarpée du mal. Reconnaissons ce fait.
Gérard Peilhon
1 Galates 3.13
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Lecture proposée : Lettre de Jacques, chapitre 4, versets 1 à 4.
Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal, vous qui changez la lumière en ténèbres, les ténèbres en lumière, vous qui changez l’amertume en douceur et la douceur en amertume.
Ésaïe 5.20
« Il y a eu un changement dans ce pays. La violence est devenue naturelle. On a franchi un cap
invisible. Des générations entières de jeunes sont en train de perdre pied. Personne ne leur enseigne plus ce qui est bien ou mal. Il n’y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit… »1 Ainsi s’exprime le policier Martinsson en s’adressant au célèbre commissaire Wallander.
Ce constat établi en Suède pourrait tout aussi bien être fait dans la plupart des autres pays européens largement déchristianisés. Que reste-t-il des principes moraux judéo-chrétiens sur lesquels reposait notre conception du bien et du mal et donc de la justice ?!
Quand délibérément on tourne le dos à Dieu et à ses commandements, quand on lui refuse toute autorité, tout droit de regard sur nos vies, quand on revendique une totale liberté de choix, alors la notion de bien et de mal devient toute relative et bien subjective…
Déjà l’ancien récit de la Genèse nous présente Adam et Ève animés du désir de devenir comme Dieu pour décider ce qui est bien et mal. La conséquence de cette volonté d’indépendance est dramatique. Et l’avertissement lancé par la bouche d’Ésaïe se vérifie hélas chaque jour autour de nous…
Soyons de ceux qui prennent comme repères ce que Dieu nous dit dans sa Parole !
Bernard Grebille
1 « Les morts de la Saint-Jean » de Henning Mankell
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Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 5, versets 8 à 24.
Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature.
2 Corinthiens 5.17
Celui qui n’a jamais mis les pieds sur les pentes de l’Everest s’imagine que les pentes de ce sommet
sont d’un blanc immaculé. Qu’il se détrompe ! Au-delà de 8000 mètres, des monceaux de déchets accumulés depuis des années (bouts de cordes, matériel de camping, restes d’emballages…) transforment ce site en dépôt d’ordures. À tel point que des responsables népalais ont dû recruter une vingtaine de sherpas pour nettoyer ces pentes ! À présent une caution élevée est réclamée aux candidats à l’ascension, remboursée seulement s’ils rapportent leur paquetage complet.
Tout comme l’Everest est le point culminant du globe terrestre, l’homme est le chef-d’œuvre des êtres vivants. De même que les flancs de l’Everest sont ternis, sa personne a été polluée, défigurée par le péché. Dieu l’avait créée à Son image, mais celle-ci n’est plus conforme à l’original. Aussi le Créateur a-t-il élaboré un merveilleux plan de sauvetage, permettant à l’homme qui le souhaite, de retrouver la communion avec Dieu et d’être libéré de l’esclavage du péché qui “colle à sa peau”. Même une armée de sherpas n’arriverait pas à “ramasser” toutes les ordures que le diable, l’ennemi de nos âmes, sème dans nos cœurs. Tous nos efforts sont bien inutiles, nos bonnes œuvres restent stériles.
Or, un seul, Jésus le Fils de Dieu, celui en qui il n’y avait pas de péché, peut accomplir l’impensable : transformer nos cœurs mauvais en cœurs purifiés. Pour cela, il suffit de croire que Jésus a tout accompli.
Charles Rick
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Lecture proposée : Lettre aux Colossiens, chapitre 3, versets 9 à 10.