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Archives pour la catégorie ‘Pardon’

« Est-ce que j’ai eu tort de les insulter ? »

07/08/2011

Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
Romains 12.17

C’est la question que me pose un étudiant après une longue conversation. Comme je ne pouvais approuver son attitude, il réagit ainsi : « Mais alors, il ne faut jamais rien dire ! » Non, mais on peut s’y prendre différemment. Expliquer ce qui nous a semblé injuste tout en respectant notre interlocuteur : ce n’est pas évident !

Que s’était-il passé ?

Cet étudiant et une collègue de sa promotion ont postulé pour un stage dans une grande entreprise. Entretien, puis attente… Il finit par apprendre par cette collègue qu’il n’est pas recruté et qu’un autre le sera à sa place. Sans explications, et sans être prévenu directement ! Et le temps qui a passé rend la situation compliquée pour trouver un autre stage. Et puis, sans stage, pas d’année validée ! Il insulte alors le personnel et leur souhaite faillite. Plusieurs jours après, il ressent que le sentiment d’injustice est encore bien présent en lui.

Il est vital que nous entamions une démarche de pardon vis-à-vis de celui qui nous a blessé. Sans quoi nous risquons de traîner une amertume dans le cœur pendant des mois, voire des années, qui peut même aller jusqu’à faire souffrir notre entourage.

Pardonnez-vous réciproquement, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.1 Pardonner parce que Dieu nous pardonne : cela reste la motivation la plus forte. Alors, prions « Seigneur, aide-moi à pardonner » et décidons de ne pas rendre le mal pour le mal.

Marie Christine Fave

1 Éphésiens 4.32

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 12, versets 17 à 21.

Categories: Pardon, Relation

Enfin libéré

22/05/2011
Commentaires fermés

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
Romains 8.1-2

Pour bien comprendre le « maintenant » exprimé en tête de notre texte, il faut se référer au chapitre 7 de cette lettre où Paul nous fait comprendre que les dix commandements, la loi de Moïse, ont révélé le péché. Et que ce dernier engendre la mort. C’est pourquoi il termine ce chapitre en s’exclamant : Qui me délivrera de ce corps voué à la mort ?1 Il est alors heureux de pouvoir répondre, pour l’avoir expérimenté personnellement : Dieu soit loué : c’est par Jésus-Christ notre Seigneur !1

Imaginez la joie d’un condamné à mort attendant dans sa cellule le jour fatal, et qui, tout à coup, voit la porte s’ouvrir et un gardien lui annoncer qu’il est libéré.

Connaissez-vous cette joie, cette assurance ? Nous avons là une des plus belles promesses de la Bible : plus de condamnation !

Pour apprécier pleinement la merveilleuse signification de cette bonne nouvelle, il faut avoir été conscient de sa culpabilité devant Dieu. Causée par le péché, cette culpabilité conduit à la damnation éternelle.
Seuls ceux qui se reconnaissent coupables devant Dieu, et qui implorent son pardon par Jésus-Christ, peuvent expérimenter cette joie, et louer Dieu pour son amour.

Hermann Christen

1 Romains 7.24-25

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 8, versets 1 à 11.

Categories: Liberté, Liens, Pardon

J’irai et je dirai…

06/01/2011

… je ne suis plus digne de m’appeler ton fils. Luc 15.21

Bien peu ignorent l’histoire du Fils Prodigue. Quel tournant quand, après avoir quitté le toit paternel pour vivre à sa guise, il rentra enlui-même et décida : …j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché… Et quoi, ensuite ? : … je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Interrogeons-nous. Avait-il un jour été digne ? Probablement pas, puisqu’il avait rêvé de quitter la maison paternelle, peut-être bien longtemps avant de le faire. Il était fils, mais venait de comprendre qu’il n’était plus digne d’en porter le nom.

Certaines personnes n’osent croire au pardon de Dieu, tant elles sont conscientes de leur propre indignité. « Je ne suis pas digne », pensent-elles. Et elles ont raison. Nul n’est digne ! Pas même un seul, à l’exception du seul vrai Fils : Jésus. Mais quel gâchis si ce sentiment nous empêche de retourner à Dieu et d’accueillir son pardon en réponse à notre repentance ! Le théologien Paul Tillich résumait fort bien la situation du fils prodigue. Il disait : « Accepter d’être accepté tout en se sachant inacceptable ». C’est aussi ce que nous avons à vivre. Se savoir inacceptable, sans illusion, sans mérite, s’abandonner pourtant aux bras ouverts du Père par excellence. Il fait tout le reste !

Richard Doulière

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 15, versets 11 à 24.

Categories: Dieu, Grâce, Pardon