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Archives pour la catégorie ‘Monde’

Encore 40 jours !

19/07/2016
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Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies, et qu’il vive ?
Ézéchiel 18.23

15687604603_91e6853766_mIl faudrait être bien insouciant pour ne pas s’alarmer devant la situation dramatique dans laquelle se trouve aujourd’hui le monde.
Encore quarante jours et Ninive sera renversée.1 Ce solennel avertissement qui ne date pas d’hier a toute sa signification de nos jours. Jonas avait reçu la mission d’avertir cette grande ville dont les habitants vivaient dans la méchanceté, la souillure et le péché. Le salaire du péché selon Dieu étant la mort, Ninive était sous la menace d’une mort imminente. Cet avertissement porta ses fruits puisque les hommes de Ninive crurent Dieu et proclamèrent un jeûne, et se vêtirent de sacs, depuis les plus grands d’entre eux jusqu’aux plus petits.
Dieu aurait-il pris plaisir à la mort du méchant ? Non, il souhaitait plutôt qu’il se détourne de ses voies mauvaises et qu’il vive ? Dieu n’exécuta donc pas son jugement et il pardonna aux Ninivites.
Ne nous contentons pas de voir dans ce récit un fait historique. Tirons-en pour nous une leçon salutaire. Ninive ne serait-elle pas la fidèle image du monde actuel qui est, lui aussi, sous le coup d’une sentence de mort ? Lorsque Dieu le regarde, qu’y voit-il sinon le mensonge, les crimes, les conflits, les attitudes abjectes et iniques de ceux qui tuent et égorgent sous prétexte de servir leur idéal.
Si Dieu n’anéantit pas les pécheurs, c’est qu’il veut encore donner cours à sa grâce.

Albert Nouguier

1 Jonas 3.4

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Lecture proposée : Livre du prophète Jonas, chapitre 3.

 

Photo Credit: Alessandro Grussu via Compfight cc

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Patience, patience…

14/10/2015
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Un homme a semé de la bonne semence dans son champ…
Matthieu 13.24

Jésus raconte une histoire pour faire comprendre ce qu’est le royaume de Dieu. Ensuite il en donne l’explication à la demande de ses disciples1 :
Il compare le royaume de Dieu à un champ ouvert auquel l’ennemi a accès. C’est un espace où cohabitent “les bons et les mauvais”. Dans cette parabole, les semences représentent des personnes : la bonne semence représente les fils du royaume, l’ivraie, les fils du malin.
Les uns ne sont pas dans un champ et les autres dans le champ voisin. Ils vivent mélangés, côte à côte. Et le plus étonnant, c’est, dit Jésus, qu’ils doivent rester côte à côte. Les serviteurs eux, auraient préféré un champ propre : pour cela ils proposaient d’arracher les mauvaises herbes. Mais comment savoir si, ce faisant, ils n’arracheraient pas la pousse de blé au lieu de l’ivraie ? Au début, elles se ressemblent tellement.
Il serait tentant de ne considérer que ceux qui sont “comme moi”… Cette histoire m’encourage à ne pas poser de jugement définitif sur quelqu’un. Je ne suis pas Dieu pour connaître le devenir d’une personne. Elle m’encourage aussi à vivre au milieu de gens qui ne partagent pas ma foi et à les fréquenter.
Le tri entre la mauvaise herbe et le blé ne se fera qu’en toute fin de saison, à la moisson.
Ma responsabilité est de faire en sorte que je sois à ce moment-là tel le blé qui sera amassé dans le grenier.

Elfriede Eugène

1 Voir la lecture proposée

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 13, versets 36 à 43.

 

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Incroyable, mais vrai !

16/11/2012
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Pardonne-nous… comme nous aussi nous pardonnons…
Matthieu 6.12

Dans la région de l’Italie où j’ai passé mon enfance, la salutation usuelle lorsqu’on croisait quelqu’un dans la rue était « Ciau ! » Cela équivaut à « Salut », voire « Comment vas-tu ? ». On adapte le ton et l’enthousiasme à la personne croisée.
Deux familles de notre village n’entretenaient pas une relation particulièrement chaleureuse. Elles avaient tendance à s’ignorer l’une l’autre et à omettre le traditionnel « Ciau ! »
Une énorme dispute éclata un jour entre elles, impliquant vite les voisins. Mon père fut appelé pour examiner le cas. Ce qu’il découvrit aurait été risible si cela n’avait été tragique.
L’une des femmes, croisant l’autre, avait décidé de la saluer malgré la tension. Elle avait marmonné « Ciau ». L’autre, surprise, avait pensé :
– Elle ne peut m’avoir salué normalement. Qu’a-t-elle dit en fait ? Cela ressemblait plutôt à « Miau ! » Un chat dit « miau » ; un chat boit du lait. Le lait vient de la vache. Elle me traite donc de vache !
Soixante ans plus tard, certains descendants de ces deux familles vivent encore dans le même village et ne se parlent toujours pas.
Cette histoire vraie est-elle un cas malheureux isolé ? Cela ne vous fait-il pas penser à quelqu’un que vous auriez tendance à éviter ou que vous n’aimez pas ? Pour quel “crime” ? Est-ce si grave ?
À la lumière de l’éternité, vos différends sont-ils si importants ?

Silvano Perotti

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Lecture proposée : Lettre aux Colossiens, chapitre 3, versets 12 à 15.

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Être présent

14/11/2012
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Abraham se tint en présence de l’Éternel.
Genèse 18.22

Jean Vanier, fondateur de l’Arche (communautés d’accueil de handicapés), écrivait : « Le mot qui vient et revient à mon esprit et mon cœur est “présence”. Être présent à la réalité et aux autres, ne pas fuir dans l’imaginaire et dans des idées. Vivre l’instant présent, ne pas s’échapper dans les rêves du futur ou s’enfermer dans le passé. M’accepter comme je suis avec mes fragilités, mes difficultés et mes dons et m’ouvrir à la présence de Dieu. »
Le chrétien n’est pas du monde, mais Jésus l’a laissé dans le monde. C’est certainement pour qu’il y soit présent, mieux encore, pour qu’à travers lui, Jésus lui-même y soit présent.
Être présent, c’est comme l’écrivait Vanier, ne pas fuir l’instant, l’autre, la responsabilité ni les simples vérités et évidences qui concernent mon entourage aussi bien que moi. L’imagination est une fuite. Rêver n’est pas construire. C’est aussi une forme d’absence.
Mais je ne serai réellement présent aux autres et pour eux, que dans la mesure où ma propre présence se nourrit de celle de Dieu, où c’est dans cette proximité-là, comme jadis Abraham, que je puise le sens et la raison d’être de ma présence au monde et aux autres.
Je n’ai évidemment pas besoin d’être disciple du Christ pour être présent et utile aux autres. Mais si ma présence n’est pas nourrie de l’essentiel, elle ne portera pas de fruit durable.

Richard Doulière

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 15, versets 1 à 8.

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La Der des Ders

22/11/2011
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Oui, quand nous étions les ennemis de Dieu, il nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils. Puisqu’il nous a réconciliés, alors c’est sûr, Dieu va aussi nous sauver par la vie de son Fils.
Romains 5.10

Pourquoi la Der des ders ? Au sortir de la 1ère Guerre mondiale, les gens voulurent qu’il n’y ait plus jamais pareille guerre. Elle devait être la dernière ! C’était sans compter avec la méchanceté humaine. Près de deux décennies plus tard, le monde vivait pire.

Pouvons-nous croire à la maxime selon laquelle « la guerre prépare la paix » ? Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, même si le monde n’a plus connu de guerre à l’échelle planétaire, il ne reste pas moins vrai que les conflits sont encore présents et n’épargnent aucun continent. Cette persistance des conflits révèle combien la méchanceté est ancrée en l’être humain.

Qui peut mettre fin à ce cycle infernal de guerres ? Dieu seul. Il mettra un coup d’arrêt à cette méchanceté, au retour du Seigneur Jésus-Christ.

Mais en attendant, il est nécessaire de faire la paix avec lui, de se réconcilier avec lui.

Notre esprit est-il troublé en nous-mêmes ? Sommes-nous en guerre avec nous-mêmes ? Sommes-nous en conflit avec l’autre ? Sommes-nous loin de Dieu ? Si tel est le cas alors nous sommes en rébellion contre Dieu. Or Dieu veut établir la paix avec nous. Par son Fils, Jésus-Christ, il tend sa main à chacun pour la réconciliation. Dieu en a pris l’initiative pour que nous ne soyons plus ses ennemis.

Avez-vous saisi la main tendue ? Êtes-vous réconciliés avec Dieu ?

G. Aristide Passi

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 5, versets 1 à 11.

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