Je ne cesserai de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez déjà. 2 Pierre 1.12
La mémoire compte parmi les attributs nobles de l’homme, un reflet de la personne du Créateur. Que ferions-n
ous si la mémoire nous faisait défaut ? Nous le réalisons en côtoyant une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle ne se rappelle malheureusement plus les prénoms de ses enfants, ni de ce qu’elle vient de manger. Par contre, celui qui jouit encore d’une bonne mémoire, se souviendra dans ses vieux jours, d’événements de son enfance, de la voix de sa défunte mère, d’un chant appris à l’école. Tout ce que la mémoire a enregistré au cours de sa vie reste gravé dans son cerveau. Même si des faits récents les recouvrent, la mémoire peut réactiver tous ces souvenirs.
Dans ses relations avec les hommes, Dieu a souvent répété : Souviens-toi de…, ajoutant parfois un élément concret pour en faciliter la mémorisation. Par exemple le mémorial des 12 pierres dans le lit du Jourdain1, ou la Pâque juive avec le sacrifice de l’agneau, ou la Cène, repas de Jésus avec ses disciples.
Le croyant est appelé par Dieu à se souvenir de lui en toutes circonstances, dans les batailles de la vie, pendant les jours de joies ou d’épreuves. Les apôtres n’ont cessé de stimuler la mémoire des croyants.
Si notre mémoire a parfois des « ratés », celle de Dieu est parfaite. Une femme oublie-t-elle son nourrisson ? Quand elle l’oublierait, moi je ne t’oublierai pas. Voici je t’ai gravé dans le creux de mes mains.2
Charles Rick
1 Josué 4.7 2 Ésaïe 49.15-16
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Lecture proposée : Livre du Deutéronome, chapitre 8, versets 11 à 20.
Lave-moi et je serai plus blanc que la neige. Psaume 51.9
Une personne interviewée par le magazine « La Vie » précise : « Je blanchis sans cesse mon passé ». Même si on ne sait pas exactement la signification de cette phrase pour cette personne, on peut penser que son vécu la laissait mal à l’aise.
Peu de gens sont vraiment satisfaits de leur vie. Souvent on voudrait éliminer de sa mémoire des paroles ou des faits que notre conscience nous rappelle : « Tu n’aurais pas dû raconter ce mensonge à ta famille », ou : « Cette explosion de colère a gâché complètement ta relation avec ton ami », ou encore : « Agir comme tu as agi, tu sais que c’est exécrable », et ainsi de suite.
Le vrai problème est de savoir comment effacer ces souvenirs troublants. Peut-être en demandant pardon à la personne offensée ? – chose parfois si difficile. Ou alors, nous essayons de les oublier. Cependant, le rôle de notre conscience est de nous « taquiner » après avoir mal agi. Plus encore, notre Créateur, Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal1.
La bonne nouvelle est que si Dieu n’oublie rien de notre vie, il efface les péchés de celui qui s’en repent et se tourne vers Lui2, croyant que Jésus-Christ lui a procuré le pardon grâce aux souffrances endurées à sa place sur la croix.
Quelle chance ! Encore faut-il la saisir !
Pierre Wheeler
1 Ecclésiaste 12.14 2 Actes des Apôtres 3.19
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Lecture proposée : Psaume 51,versets 1 à 12.
Abram se rendit par étapes du Néguev jusqu’à Béthel, Genèse 13.3-4
Je suis revenu l’été dernier au Mas-d’Azil, localité ariégeoise où j’ai vécu des moments qui ont contribué à forger mon identité. Je connais ce lieu depuis l’enfance. Il est le théâtre de mes débuts dans la pratique de la pêche à la mouche artificielle. C’est là, dans l’Arize, non loin de la grotte, que j’ai pris ma première truite. En ce lieu, j’ai doublement reçu la révélation de Dieu, d’abord par le sentiment d’être minuscule face à la falaise verticale qui s’élève vers le ciel, ensuite par l’histoire des chrétiens qui se sont réfugiés dans la grotte afin d’échapper aux persécutions.
Ce voyage m’a permis de me souvenir comment j’ai rencontré Dieu, puis de lui exprimer ma reconnaissance pour son œuvre dans ma vie. Tout en aspirant à la patrie céleste, celle qui est parfaite, j’ai besoin de retourner à ces autels qui sont des moments précis où l’Éternel a orienté ma vie et m’a permis d’avoir une relation vivante avec lui.
La Parole de Dieu nous encourage comme Abram (qui ne s’appelait pas encore Abraham) à retourner aux autels que nous avons bâtis, c’est-à-dire à nous souvenir de ces moments où le Dieu Vivant s’est révélé à nous. Cela nous aidera à nous confier en lui et rendra alors notre marche plus légère sur cette terre où nous sommes simplement étrangers et voyageurs, dans l’attente de la cité céleste où nous serons avec notre Père pour l’éternité, loin de toute souffrance, deuil, larmes versées.
Francis Praline
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Lecture proposée : Livre de la Genèse, chapitre 13, versets 1 à 4.