Le lion dompté
À moi qui étais auparavant blasphémateur, persécuteur et violent, […] il m’a été fait miséricorde, parce que j’ai agi par ignorance, n’ayant pas la foi.
1 Timothée 1.13
Le missionnaire Robert Moffatt avait décidé d’évangéliser le village d’un chef hottentot nommé
Africaner. Celui-ci avait mis de vastes contrées à feu et à sang. Les habitants préféraient passer les nuits dans la brousse, au milieu des bêtes féroces plutôt que de s’approcher de ce “lion rugissant”.
On prévint Moffatt qu’Africaner ferait un tambour de sa peau et une coupe de son crâne. Le missionnaire arriva sans armes dans son village. Il y annonça l’Évangile, et le chef fut le premier à se convertir et à apprendre à lire. Il fit du Nouveau Testament son compagnon inséparable.
Des années plus tard, Moffatt retourna au Cap avec Africaner. Personne ne voulut reconnaître le missionnaire : on le disait assassiné depuis longtemps. Un colon lui dit : « N’approchez pas de moi ! Vous êtes un fantôme, car depuis longtemps Africaner vous a tué. » Moffatt lui raconta que l’Évangile avait transformé cet homme. Le fermier, incrédule, lui raconta tous les méfaits de ce chef :
– Si ce que vous me dites d’Africaner est vrai, je ne désire qu’une chose avant de mourir : le voir, quoiqu’il ait tué mon oncle.
– Africaner ? Le voici !
Le colon fit un saut en arrière. Finalement, il lui demanda : – Êtes-vous Africaner ?
Le chef se leva, ôta son vieux chapeau et répondit : – Je le suis.
Le colon, comme frappé par la foudre, leva les yeux au ciel, puis il s’écria :
– Ô Dieu, quel miracle de ta puissance !
Alfred Kuen, d’après « Nouvelles Glanures », p. 41
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Lecture proposée : Livre des Actes des Apôtres, chapitre 9, versets 10 à 21.
invisible. Des générations entières de jeunes sont en train de perdre pied. Personne ne leur enseigne plus ce qui est bien ou mal. Il n’y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit… »1 Ainsi s’exprime le policier Martinsson en s’adressant au célèbre commissaire Wallander.
vécus, à l’unité près, quand on lui demandait son âge.1 Ainsi chacun des 14 944 Français qui ont fêté leurs cent ans en 20102 aurait pu dire : « Aujourd’hui, j’ai 36 525 jours. »