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Archives pour la catégorie ‘L’homme’

Le lion dompté

25/01/2012

À moi qui étais auparavant blasphémateur, persécuteur et violent, […] il m’a été fait miséricorde, parce que j’ai agi par ignorance, n’ayant pas la foi.
1 Timothée 1.13

Le missionnaire Robert Moffatt avait décidé d’évangéliser le village d’un chef hottentot nommé Africaner. Celui-ci avait mis de vastes contrées à feu et à sang. Les habitants préféraient passer les nuits dans la brousse, au milieu des bêtes féroces plutôt que de s’approcher de ce “lion rugissant”.
On prévint Moffatt qu’Africaner ferait un tambour de sa peau et une coupe de son crâne. Le missionnaire arriva sans armes dans son village. Il y annonça l’Évangile, et le chef fut le premier à se convertir et à apprendre à lire. Il fit du Nouveau Testament son compagnon inséparable.
Des années plus tard, Moffatt retourna au Cap avec Africaner. Personne ne voulut reconnaître le missionnaire : on le disait assassiné depuis longtemps. Un colon lui dit : « N’approchez pas de moi ! Vous êtes un fantôme, car depuis longtemps Africaner vous a tué. » Moffatt lui raconta que l’Évangile avait transformé cet homme. Le fermier, incrédule, lui raconta tous les méfaits de ce chef :
– Si ce que vous me dites d’Africaner est vrai, je ne désire qu’une chose avant de mourir : le voir, quoiqu’il ait tué mon oncle.
– Africaner ? Le voici !
Le colon fit un saut en arrière. Finalement, il lui demanda : – Êtes-vous Africaner ?
Le chef se leva, ôta son vieux chapeau et répondit : – Je le suis.
Le colon, comme frappé par la foudre, leva les yeux au ciel, puis il s’écria :
– Ô Dieu, quel miracle de ta puissance !

Alfred Kuen, d’après « Nouvelles Glanures », p. 41

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Lecture proposée : Livre des Actes des Apôtres, chapitre 9, versets 10 à 21.

Categories: Conversion, L'homme

Ni bien ni mal

23/01/2012

Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal, vous qui changez la lumière en ténèbres, les ténèbres en lumière, vous qui changez l’amertume en douceur et la douceur en amertume.
Ésaïe 5.20

« Il y a eu un changement dans ce pays. La violence est devenue naturelle. On a franchi un cap invisible. Des générations entières de jeunes sont en train de perdre pied. Personne ne leur enseigne plus ce qui est bien ou mal. Il n’y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit… »1 Ainsi s’exprime le policier Martinsson en s’adressant au célèbre commissaire Wallander.
Ce constat établi en Suède pourrait tout aussi bien être fait dans la plupart des autres pays européens largement déchristianisés. Que reste-t-il des principes moraux judéo-chrétiens sur lesquels reposait notre conception du bien et du mal et donc de la justice ?!
Quand délibérément on tourne le dos à Dieu et à ses commandements, quand on lui refuse toute autorité, tout droit de regard sur nos vies, quand on revendique une totale liberté de choix, alors la notion de bien et de mal devient toute relative et bien subjective…
Déjà l’ancien récit de la Genèse nous présente Adam et Ève animés du désir de devenir comme Dieu pour décider ce qui est bien et mal. La conséquence de cette volonté d’indépendance est dramatique. Et l’avertissement lancé par la bouche d’Ésaïe se vérifie hélas chaque jour autour de nous…
Soyons de ceux qui prennent comme repères ce que Dieu nous dit dans sa Parole !

Bernard Grebille

1 « Les morts de la Saint-Jean » de Henning Mankell

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Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 5, versets 8 à 24.

Categories: L'homme, Péché

Trente-six mille cinq cent vingt-cinq

31/12/2011

« Apprends-nous donc à bien compter nos jours, afin que notre cœur acquière la sagesse ! »
Psaume 90.12

D.J. De Pree, qui a atteint l’âge de 100 ans, avait l’habitude de répondre par le nombre de jours vécus, à l’unité près, quand on lui demandait son âge.1 Ainsi chacun des 14 944 Français qui ont fêté leurs cent ans en 20102 aurait pu dire : « Aujourd’hui, j’ai 36 525 jours. »

Si nous considérons, que nous dormons durant environ un tiers de notre existence, la durée d’activité du Français moyen est à peu près de 19 500 jours, loisirs compris. « Seulement ? » pourrait-on dire. Oui, c’est bien peu, au regard de l’éternité !

À la fin d’une année, nous regardons volontiers en arrière, pour évaluer les 365 jours passés. Mais sans pouvoir les changer, qu’ils aient été vides ou pleins, détestables ou très agréables…

S’il est très utile d’en tirer les leçons, de compter les jours passés, il est plus important encore de veiller à ne pas dilapider le capital de jours restants. Ils sont de moins en moins nombreux, et aucun d’entre eux ne peut être recommencé. Nous en ignorons le contingent. Notre Créateur, seul, le connaît.

Demandons-lui la sagesse de les vivre pour qu’ils comptent à Ses yeux, et que nous soyons sans regret, quand, à leur terme, nous aurons à nous présenter devant Lui.

2011 s’achève. Le premier jour de 2012 est annoncé…

Albert Lentz

1 cité par « Notre Pain Quotidien », vol. 11              2 estimations de l’INED fin 2009

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 12, versets 35 à 40.

Categories: L'homme, Temps, Vanité humaine