Moi, je me suis tourné vers l’Éternel et il m’a répondu. Oui, il m’a délivré de toutes mes frayeurs. Qui regarde vers lui est rayonnant de joie, et jamais son visage ne rougira de honte.
Psaume 34.5-6
Chaque matin les préposés aux guichets de la compagnie ferroviaire japonaise Keihin Kyuko
répètent à haute voix les mots d’accueil et d’excuses rituels jusqu’à l’intonation parfaite. Ils se postent devant un ordinateur pour mesurer leur sourire. Ce « souriromètre » est composé d’un ordinateur doté d’un logiciel « smile-scan » et d’une caméra. Il permet de juger si le personnel est assez souriant sans être hilare, et ainsi d’aider à décrisper les mines renfrognées afin de mieux satisfaire les passagers-rois…
Le client pressé peut sans doute se contenter d’un sourire de façade, mais celui-ci ne trompe certainement pas ceux que nous côtoyons à longueur de journée… Le visage n’est-il pas le miroir de l’âme ?! Quel visage offrons-nous à ceux qui nous entourent ? Que reflète t-il de nos états d’âme ? Nos mines sont-elles accueillantes, chaleureuses, bienveillantes, ou au contraire sombres, dures, bougonnes ? Portons-nous un regard inquiet, insatisfait ou négatif sur la vie, ou au contraire un regard serein, confiant et positif ?
David, le psalmiste auteur du psaume 34, avait compris quelle était la source d’un visage avenant, d’un sourire authentique, d’un cœur vraiment heureux. Pourquoi ne tournerions-nous pas, nous aussi, chaque jour nos regards vers Dieu ?
Bernard Grebille
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Lecture proposée : Psaume 34.
L’ordonnateur du repas goûta l’eau qui avait été changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, alors que les serviteurs le savaient, puisqu’ils avaient puisé l’eau. Jean 2.9
… que l’eau de-là ! » Cette maxime, bien en évidence au-dessus de la porte d’une maison de Langres, adresse au passant un clin d’œil malicieux. Ici ou là, plusieurs l’ont reprise à leur compte comme résumé d’une certaine philosophie de la vie… Ne dit-on pas aussi : « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! »
Trop longtemps une certaine conception de la foi chrétienne a justifié les souffrances et les injustices endurées ici-bas par les compensations qu’elles assureraient dans l’au-delà. La vie chrétienne a trop souvent été présentée comme une vie de renoncement aux joies du monde, empreinte de sacrifices et d’épreuves pour mériter son salut.
Il n’y a rien de plus éloigné du message de Christ. Son premier miracle a été de changer l’eau en un excellent vin à l’occasion d’un mariage à Cana. Jésus ne refusait pas de bien manger avec ses disciples ni avec les gens de rencontre qui aimaient l’écouter, fussent-ils de piètre réputation.
La vie chrétienne est un chemin, dans la communion vivante avec Dieu, dans la reconnaissance de tous les bienfaits dont Il nous comble, et dans la possibilité aussi de trouver en Lui le réconfort dans les moments difficiles. Et ce chemin ne s’arrête pas à la tombe… Il y a bien un au-delà !
Bernard Grebille
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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 2, versets 1 à 11.
Quand on tourne vers Dieu les regards on est rayonnant de joie et on n’est pas déçu. Psaume 34.5
Aux détenus, aux orphelins, aux vieillards abandonnés dans un asile ou à l’hôpital, j’annonce avec joie que Jésus n’est pas venu fonder une religion, mais payer le prix de nos infractions à la loi d’amour de notre Dieu.
Les premiers disciples disaient à celui qui doutait : « Viens et vois ! » La femme samaritaine, après avoir rencontré Jésus, a étonné ses voisins en les invitant : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait, ne serait-ce pas le Christ ? » Ceux qui y sont allés sont revenus bouleversés, convaincus : « Nous l’avons vu et nous savons qu’il est le Sauveur du monde ! » ont-ils clamé.
J’ai de la joie à proclamer un message d’amour qui a bouleversé ma vie et celle de beaucoup de détenus. Le monde se meurt par manque d’amour. Martin Luther King, dans son ouvrage “La force d’aimer”, affirme : « S’il y a tant de déceptions dans le monde, c’est parce que nous nous sommes appuyés sur les dieux plutôt que sur Dieu. Nous nous sommes appuyés sur le dieu de la science, et nous avons découvert qu’il nous avait donné la bombe atomique. Nous avons adoré le dieu du plaisir et compris que les frémissements s’arrêtent et que les sensations sont courtes. Nous nous sommes inclinés devant le dieu de l’argent et avons appris qu’il y a des choses comme l’amour et l’amitié qui ne s’achètent pas. »
Fixez votre regard sur Dieu, attachez-vous à Lui, vous ne serez pas déçus.
Gérard Peilhon
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Lecture proposée : Psaume 34, versets 3 à 9.