Dieu a-t-il réellement dit : « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?
Genèse 3.1
Voilà près de vingt ans, une couleuvre de quarante centimètres, s’étant introduite dans un
transformateur, a privé d’électricité une partie du département de l’Isère. L’animal s’était glissé dans le tableau de distribution, provoquant un court-circuit. Électrocuté sur le coup, il a privé de courant des centaines de clients. Cette information m’impressionna, car elle me suggéra une panne de courant d’un autre genre, due à un serpent, au tout début de l’humanité. La Bible en rapporte le fait dès ses premières pages.
Dieu créa l’homme et la femme, Adam et Ève. Adam devait garder et cultiver le jardin d’Éden. Tous les arbres étaient à sa disposition, à l’exception de l’arbre donnant la connaissance du bien et du mal. Mais Satan, le diable, apparaissant sous la forme d’un serpent suggéra que Dieu n’avait pas interdit de manger du fruit défendu. Il sema le doute et provoqua la désobéissance d’Adam et d’Ève. Des conséquences désastreuses en résultèrent. Adam et Ève furent privés de la communion avec Dieu. Entre eux et Dieu, le « courant ne passait plus ». Cette disjonction s’est prolongée et nous a atteints.
Cependant, Jésus a vaincu Satan, celui que la Bible appelle le serpent ancien. Il en a triomphé sur la Croix. Il a restauré nos relations avec Dieu, notre Père.
Lucien Clerc
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Lecture proposée : Livre de la Genèse, chapitre 3, versets 14 à 19.
(Éternel), Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, pour prendre en main leur cause. C’est à toi que s’abandonne le malheureux, c’est toi qui viens en aide à l’orphelin.
Psaume 10.14
Cloué sur un lit d’hôpital, l’homme pense ; il ne peut faire que cela, paralysé par une commotion
cérébrale. Il souffre, espérant que les médecins pourront le soulager. Et demain ?… Puis il entend des gémissements : d’autres souffrent, plus que lui.
Une pensée soudain s’impose à son esprit : « Le Fils de Dieu a souffert pour moi, il a payé à ma place, pour mes péchés. » Il le savait, les évangiles l’expliquent ; pourtant aujourd’hui il réalise ce qu’a pu être cette souffrance.
La souffrance physique, parce qu’on lui a cloué les poignets et les pieds sur une croix, puis, parce que sur la croix dressée, le poids du corps a déchiré ses chairs. Ce corps du fils de charpentier si affaibli qu’il n’avait pu porter seul la croix. Douleur atroce qui a dû lui arracher des gémissements, peut-être même des hurlements.
Mais la douleur plus profonde encore de celui qui est seul, abandonné, et qui porte sur ses épaules le péché de l’humanité. Angoisse suprême, quand il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Le Fils de Dieu a souffert dans son âme et dans sa chair pour accomplir volontairement la volonté de Dieu, son Père, et pour nous sauver. Il a payé de sa vie, de son sang pour que des hommes et des femmes puissent être pardonnés.
Quelle merveilleuse révélation aujourd’hui ! Seigneur Jésus, Merci !
Bernard Doise
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Lecture proposée : 1ère lettre de Pierre, chapitre 1, versets 21 à 25.
Je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
1 Corinthiens 2.2
Au centre de l’Histoire, une croix a été dressée. Là se rencontrent le temps et l’éternité, le Créateur et la créature. Ce qui précède y conduisait ; ce qui suit en découle.
À la croix, Dieu prouve son amour envers nous. Alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous. Il fallait à Dieu un amour sans limites pour se faire homme, qui plus est, mourir de la manière la plus déshonorante que ses propres créatures aient inventée ! Mais ce mourant, pour quiconque accepte de s’y identifier, est le moyen de régler notre dette – en lui – et d’être désormais déclarés justes.
La croix est la main de réconciliation que Dieu lui-même, en Jésus, tend à sa créature révoltée. Prêcher un Dieu cloué en croix par ses créatures peut sembler une folie. Mais, étrangement, c’est la démonstration de la puissance et de la sagesse divines !
Dans sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul ne voulait savoir autre chose que cela. Il allait pourtant y consacrer le plus long chapitre à la résurrection. Car c’est elle qui garantit l’efficacité de la crucifixion. Celle-ci n’était pas seulement l’ultime offrande pour le péché – ce qui assure le pardon –, mais encore la preuve suprême de la victoire du Christ sur la mort : la tête du serpent écrasée1. Certes, la bête a survécu et demeure redoutable. Mais pour un temps seulement. Depuis la croix, par la foi, nous contemplons déjà la victoire définitive de Dieu sur le mal.
Richard Doulière
1 Genèse 3.15
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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 5, versets 5 à 10.