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Archives pour la catégorie ‘Ingratitude’

Le cygne et la grue

31/10/2016
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Mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné, moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes, des citernes fendues et qui ne retiennent pas l’eau.
Jérémie 2.13

crowned-crane-1200138_640Une ancienne légende raconte qu’un beau cygne rencontra sur un étang une grue qui cherchait des vers de terre. La grue regarda le cygne avec admiration et lui demanda : – D’où venez-vous ? – Du ciel. – Et où est le ciel ? – Comment ? Vous n’avez jamais entendu parler du ciel ?
Et le bel oiseau se mit à décrire à son compagnon la grandeur de la cité céleste. Il lui parla des rues en or, des portes et des murailles en pierres précieuses, des fleuves purs comme du cristal sur les bords desquels poussent des arbres dont les feuilles servent à la guérison des nations. Tout ceci en termes éloquents, sans éveiller le moindre intérêt chez la grue.
Finalement, celle-ci demanda : – Y a-t-il des vers de terre au ciel ? – Des vers ? Non bien sûr, il n’y en a pas. – Alors, dit la grue continuant à fouiller la vase de l’étang, gardez votre ciel. Moi, je veux des vers !
L’évangéliste Moody a commenté la légende ainsi : « Combien de jeunes, élevés dans un foyer chrétien, ont tourné le dos à ce qui leur avait été enseigné et se sont mis à chercher des vers de terre ! Combien d’hommes ont sacrifié femme, famille et enfants pour les vers du péché ! Combien de jeunes filles se sont délibérément détournées de l’amour de leurs parents et ont appris trop tard qu’elles ont gâché leur vie pour des vers ! »

Alfred Kuen

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Lecture proposée : Psaume 81, versets 8 à 16.

 

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« Merci qui ? »

13/10/2016
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Montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Hébreux 12.28-29

thank-you-944631_640Pour beaucoup de parents, l’une des premières choses enseignées aux enfants est la nécessité de dire “merci”. Parfois même, on retient la chose offerte jusqu’au merci, et même jusqu’à ce qu’il soit complet : « Merci maman, papa, tonton, Monsieur… » Sinon, on entend le fameux “Merci qui ?” Un tel principe est quelquefois mis à mal aujourd’hui. Il y a même une chanson qui, en les accumulant, se moque gentiment de ces recommandations surannées.
Et pourtant, savoir reconnaître tout ce qui nous est généreusement donné est loin d’être superflu ! Avant d’en décrire les conséquences, Paul, écrivant aux Romains, définit ainsi la culpabilité sans excuse des païens envers Dieu : Ils ne l’ont point glorifié comme Dieu et ne lui ont point rendu grâce.1 Serait-ce l’incapacité viscérale de reconnaître les privilèges dont on jouit ? Il y a de cela. Mais pas toujours. On est heureux d’un beau paysage, d’un week-end ensoleillé, d’une réussite professionnelle, d’une bonne récolte,… que sais-je encore ? On dit « J’ai de la chance… Ça tombe bien… »
À l’ouïe de cette reconnaissance-là, je dis : « Merci qui ? » Le problème est que l’on ne sait plus à qui l’on doit la nature, la beauté, la nourriture et le reste.
La piété, c’est celle qui en reconnaît l’auteur et le remercie, Lui.

Richard Doulière

1 Romains 1.21

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 1, versets 20 à 23.

 

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Guérison inespérée… mais…

08/08/2016
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Et ils refusèrent de marcher selon la loi de Dieu. Ils mirent en oubli ses œuvres, ses merveilles qu’il leur avait fait voir.
Psaume 78.10-11

Il y a déjà bien des années, un berger en Afrique tropicale contracta un violent empoisonnement de sang, à tel point que tout son corps devint noir. Les médecins consultés semblaient impuissants. Que faire ? Amputer le bras semblait la seule solution, mais le malade survivrait-il ? D’abord ils se contentèrent de relever son bras pour soulager ses douleurs, sans pour autant escompter une guérison. Finalement, après un temps de réflexion, l’amputation s’imposa.
Dans une maison voisine, un groupe de croyants, pris de compassion pour cet homme et les siens, se préoccupa de leurs besoins matériels et spirituels. Ils prièrent avec ferveur pour eux, demandant à Dieu qu’il ait pitié du berger et lui prolonge sa vie. Et Dieu les exauça. Quel miracle de constater quelques jours plus tard que la noirceur de son corps commençait à disparaître ! Sa guérison fut complète, si bien que le berger put rentrer chez lui. Malheureusement il ne se préoccupa pas de l’essentiel, sa relation avec Dieu. Il ne manifesta pas de reconnaissance à Dieu et n’accepta pas davantage son pardon et sa grâce.

Charles Rick

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 27, versets 12 à 19.

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Mangeons et buvons…

15/04/2016
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On se gorge de viande, on boit du vin et l’on dit : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. »
Ésaïe 22.13

beer-975886_640Nous avons tous entendu cette expression, d’une façon ou d’une autre, de la bouche de nos contemporains. Ce dicton est fort ancien puisque le prophète Ésaïe rapporte en ces termes les propos des habitants de Jérusalem vers l’an 722 av. J.-C. L’armée du roi assyrien Sennachérib assiège la ville. La population est au désespoir quand Dieu intervient et délivre miraculeusement Jérusalem. Mais au lieu de se tourner avec reconnaissance vers Dieu et de se repentir de leur infidélité à son égard, les habitants se dépêchent de faire la fête pour jouir de la vie ! Comme si Dieu n’existait pas, comme s’il n’y avait rien après la mort…
Ce dicton est bien le reflet de l’incrédulité humaine à toute époque. Il traduit le refus de rendre compte à Dieu. C’est pourquoi Ésaïe annonce au peuple que Dieu, qui était intervenu comme Sauveur, va se manifester à présent comme Juge.
La même alternative se présente à nous ! Dieu est venu nous offrir son salut en Jésus-Christ. Mais si, plutôt que de reconnaître notre péché et de nous en humilier, nous préférons faire la fête en l’ignorant, alors Dieu sera notre Juge. Alors, comment pourrons-nous échapper nous-mêmes au châtiment si nous négligeons un si grand salut ? Car ce salut a tout d’abord été annoncé par le Seigneur lui-même, ceux qui l’ont entendu en ont ensuite confirmé la validité pour nous.1
Ne méprisons pas la main que Dieu nous tend dans son amour !

Bernard Grebille

1 Hébreux 2.3

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Lecture proposée : Lettre aux Hébreux, chapitre 2, versets 1 à 4.

 

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Reconnaissance minimale

24/09/2015
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Comment rendrai-je au Seigneur tous ses bienfaits envers moi ?
Psaume 116.12

money-494163_640Ces trois ouvriers du Tarn quittent leur chantier après une journée de labeur et découvrent sur le chemin un sac oublié ou perdu. Ils le ramassent et découvrent à l’intérieur 9000 € en liquide et en chèques. En honnêtes gens, ils regardent à quel ordre sont établis les chèques, puis s’empressent d’aller remettre le butin à son propriétaire. Pour les remercier, celui-ci offre… 5 € à chacun.
On ne sait s’il faut retenir davantage l’honnêteté des trois ouvriers ou s’extasier devant la “générosité” de l’homme qui a recouvré son bien. (À se demander s’il n’avait pas plutôt cherché à s’en débarrasser !)
Bien qu’il ne mérite guère que l’on s’attarde sur lui, je me demande s’il ne nous arrive pas quelquefois de lui ressembler.
En effet, si je suis honnête, je dois avouer que ma reconnaissance envers Dieu n’est pas toujours à la hauteur de ce qu’elle devrait être ! Il est pourtant Celui qui, non seulement a épongé ma dette envers lui, mais encore m’a comblé de bienfaits que je ne méritais aucunement.
L’expression de ma gratitude ne s’apparente-t-elle pas, hélas parfois, à celle du pingre de ce fait divers, et aux cinq misérables euros dont il a bien voulu se défaire ?

Claude Siefert

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 7, versets 36 à 50.

 

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