Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. Hébreux 9.27
Nous avons comparé nos réactions après la mort d’un proche avec des touches d’une télécommande.
Bien que certaines “touches” soient fort utiles à l’heure d’un deuil, soyons conscients qu’il y en a d’autres qui ne fonctionneront pas à ce moment-là.
La touche « avance rapide » est bloquée lors d’un deuil… La famille a du mal à se projeter dans l’avenir. On se pose plusieurs questions : « Comment faire… ? Comment m’adapter… ? Que vais-je devenir… ? » C’est pour cela que la Bible nous dit : Ne vous inquiétez pas du lendemain. Faites connaître vos besoins à Dieu. 1
Je pense aussi à la touche « changer de chaîne ». Peut être voudrait-on zapper et regarder ailleurs, penser à autre chose. Malheureusement, cette touche ne fonctionne pas non plus lorsque la mort frappe un être cher. C’est même nécessaire pour nous permettre de vivre notre deuil.
Ceci dit, il existe une touche sur laquelle DIEU SEUL appuiera un jour : il s’agit de la touche « arrêt ». Un jour, Votre vie va être à l’arrêt. Un jour Votre cœur va s’arrêter… Un jour DIEU lui-même va vous retirer le souffle dont il vous a fait don. La question qui s’impose est tout simplement : « Est-ce que vous serez prêt pour ce jour-là ? Est-ce que vous vous préparez pour ce jour-là ? »
L’homme ! ses jours sont comme l’herbe, Il fleurit comme la fleur des champs. Lorsqu’un vent passe sur elle, elle n’est plus. 2 D’où la nécessité de ne pas vivre uniquement pour le présent, mais de penser constamment à l’avenir.
David Sutherland
1 Matthieu 6.34 ; Philippiens 4.6
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Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 38, versets 15 à 20.
Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu. Psaume 46.11
Nous pouvons comparer nos réactions après la mort d’un proche avec quelques touches d’une télécommande.
Je pense, par exemple, à la touche « pause »…
Quand un proche disparaît, nous sommes obligés de marquer une pause. Une pause pour réfléchir, une pause pour se souvenir. Une pause pour se poser et une pause pour se poser des questions…
Une pause s’impose aussi pour prier… La mort d’un proche nous oblige à nous arrêter et à ne plus courir pendant un temps.
Je pense aussi à la touche « Retour rapide »…
Il peut nous arriver de faire un retour rapide en arrière. Nous pouvons penser au passé. Nous nous souvenons des bons moments. Peut être ne pouvons-nous pas oublier les moments difficiles, pénibles d’autrefois. Pendant ce temps de retour rapide, prenons-nous le temps de remercier Dieu de sa bonté et de sa fidélité ?
Une autre touche utile en ce moment de deuil est « Couper le son »…
Après un décès, nous avons besoin de silence. Nous avons besoin d’être seul, sans pour autant nous enfermer dans un isolement malsain et nuisible. Nous avons besoin de nous recueillir et de nous placer de nouveau, ou peut-être pour la première fois, devant Dieu.
David Sutherland
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Lecture proposée : Psaume 23.
Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, car tu es mon rocher et ma forteresse. Psaume 71.3
Nous avions choisi de randonner dans la baie du mont Saint-Michel. Le guide qui nous accompagnait, nous proposa de traverser la baie, à pied : nous avons accepté l’aventure. La réputation des marées galopantes et la présence de sables mouvants augmentaient l’excitation de l’expérience.
Le guide, expérimenté, nous a appris à côtoyer ces plaques de sable rendues instables par l’engorgement d’eau de mer. Il nous a expliqué la logique mécanique du phénomène, comment ne pas prendre de risque vital et comment s’en échapper. Il faut aussi connaître précisément l’heure des marées et leur amplitude car celui qui est pris dans les sables mouvants meurt noyé.
La ballade nous a fait passer près du rocher de Tombelaine, sorte d’étape, de refuge en cas d’urgence. En période touristique, des vigies sont placées pour alerter les secours et éviter que des imprudents ne périssent. Malgré cela, il arrive encore des accidents !
La vie est jalonnée de sables mouvants, de choses pesantes dans lesquelles nous nous enfonçons sans jamais en toucher le fond. À ce moment-là, peuvent survenir des vagues de désespoir qui nous submergent… Nous nous sentons perdus !
La vie est parfois comme cela ! Mais la sagesse de Dieu nous permet d’y voir une autre issue : Il est le rocher des siècles, celui qui reste une référence stable. Il est le secours dans la détresse. Approchons-nous de lui, il est le vrai salut.
Bernard Doise
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Lecture proposée : Psaume 18.