C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.
Éphésiens 2.8-9
Est-il prétentieux de se croire sauvé ? Certains disent que celui qui l’affirme se prétend meilleur que les autres.
Pourtant toute personne quelque peu religieuse espère plus ou moins que Dieu prendra en compte ses bonnes œuvres. Mais ce genre
d’espérance n’a en général rien de certain. C’est comme si nous disions : « J’espère que demain il fera beau. »
Pourquoi tant de gens n’ont-ils pas l’assurance de leur salut éternel ? C’est parce qu’ils n’ont pas encore compris quel en est le fondement. Le texte ci-dessus est on ne peut plus clair : la base première, c’est la grâce de Dieu. Ce qui veut dire que Dieu ne nous doit rien : le salut est une faveur, un don gratuit. Mais pour que l’homme puisse être au bénéfice de cette grâce, il doit l’accueillir par la foi croyant que Jésus-Christ est mort pour expier ses forfaits.
Celui qui s’appuie sur ses propres œuvres pour s’assurer le salut témoigne inconsciemment que le sacrifice de Jésus n’est pas suffisant pour ôter les péchés. Or ces péchés le privent de la communion avec Dieu. Plus encore, il ne prend pas la Parole de Dieu au sérieux, qui dit : Je vous ai écrit cela, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au Fils de Dieu.1
La Parole de Dieu est la vérité, alors, faisons-lui confiance !
Hermann Christen
1 1 Jean 5.13
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Lecture proposée : Lettre aux Éphésiens, chapitre 2, versets 1 à 10.
Soyez bons et compréhensifs les uns envers les autres. Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Éphésiens 4.32
Louis IX, dit Saint-Louis (1214-1270), devint roi à l’âge de 12 ans. Pendant sa minorité, plusieurs clans nobles s’élevèrent contre lui, mais
furent vaincus par sa courageuse mère.
Lorsque Louis IX prit le pouvoir en main, plusieurs de ses opposants fuirent à l’étranger, car ils avaient entendu que le roi avait fait faire une liste de tous ceux qui avaient voulu lui contester la couronne. Derrière chaque nom, il avait mis une croix. Cela signifiait, dans leur esprit, qu’il voulait tous les massacrer.
Lorsque le roi l’entendit, il fit annoncer aux fugitifs qu’ils pouvaient tranquillement rentrer en France : ils n’avaient rien à craindre.
– Mais les croix derrière les noms ?
Louis IX déclara :
– La croix ne signifie pas la mort de mes ennemis. Elle devra toujours me rappeler la croix de mon Sauveur et me rendre prêt à pardonner.
Quel exemple de foi véritable, à imiter sans hésiter !
Alfred Kuen
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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 18, versets 21 à 35.
Mais il fallait bien faire une fête et nous réjouir, puisque ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, puisqu’il était perdu et voici qu’il est retrouvé.
Luc 15.32
Le pont de Recouvrance est un lieu bien connu de Brest. Il relie la sortie principale du port
militaire au centre-ville. Dans ma jeunesse turbulente de marin, j’avais parfois du mal à passer ce fameux pont. Non pas à cause du vent, mais du fort roulis que l’alcool ingurgité donnait à mon corps. Recouvrer, c’est rentrer en possession de ce que l’on a perdu. Le quartier de Recouvrance tire son nom de l’habitude qu’avaient les femmes de marin de venir prier à l’église de ce lieu dans l’espoir de recouvrer ceux dont on était sans nouvelle.
La vraie Recouvrance est une grâce que Dieu accorde à celui qui se tourne vers Lui après avoir constaté qu’il a gaspillé sa vie par la vanité et la folie de sa conduite. Le fils prodigue de l’Évangile fit cette démarche et recouvra la vie. Nous n’avons pas le pouvoir, par nos propres ressources, de changer notre passé. Mais Dieu nous offre la Recouvrance, comme un pont menant vers Lui. C’est par la Réconciliation avec Dieu que nous accédons à ce pont. En me tournant vers Dieu, comme le fils prodigue, j’ai trouvé la vraie vie, celle qui se fête dans une joie qui ne se perd pas. Bonne Recouvrance !
Alain Monclair
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 15, versets 11 à 32.