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Archives pour la catégorie ‘Grâce’

Parabole d’une poupée sale

16/10/2017
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Venez et discutons ! dit l’Éternel. Même si vos péchés sont couleur cramoisie, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront clairs comme la laine.
Ésaïe 1.18

L’écrivain Gustave Thibon raconte l’histoire d’une petite fille qui n’a pour jouet qu’une poupée, sale et mutilée. Quelqu’un lui dit : « Comme ta poupée est laide ! » La petite prend alors la poupée, la serre contre elle, la couvre de caresses, lui donne un baiser. Puis, la tendant à son interlocuteur, elle dit : « Maintenant, elle est belle ! »
N’est-ce pas comme une parabole de notre situation devant Dieu, depuis la rupture de nos relations avec lui en Éden ? Rupture qui nous a fait devenir des mutilés spirituels !
Mais pour nous aussi, il reste un espoir ! Dieu ne s’arrête pas non plus à la laideur morale de nos péchés. Il se révèle compatissant, lent à la colère, riche en bonté.1 Et il s’emploie à nous faire revenir à lui, par la parole des prophètes et des apôtres.
Ils ont attesté la venue du Christ, s’offrant en sacrifice, afin de nous faire grâce de toutes nos fautes, si du moins nous les lui avouons et voulons nous en détourner.
Dieu, tel le père du fils prodigue et égaré, se tient au bout du chemin, les bras ouverts pour nous serrer contre son cœur.
Comme la fillette a pu dire « Maintenant, elle est belle ! », nous paraîtrons à ses yeux purifiés de tout péché. Tel est son regard de grâce sur nous…

Reynald Kuffer

1 Exode 34.6

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 15, versets 11 à 32.

 

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Sacrificateur ou sacrifice ?

27/09/2017
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Il n’a pas besoin comme les autres grands-prêtres d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car il a accompli ce service une fois pour toutes en s’offrant lui-même en sacrifice.
Hébreux 7.27

C’est un paradoxe : la Bible affirme que Jésus-Christ a été à la fois un grand-prêtre offrant des sacrifices, et aussi le sacrifice lui-même. Comment est-ce possible ?
Chamil (1797-1871) était un chef caucasien qui défia l’avancée des Russes trente années durant. Pendant une partie de son règne, il y avait tellement de corruption et de mauvaises actions autour de lui qu’il prit une mesure très sévère : l’auteur de chaque méfait découvert serait puni de 100 coups de fouet.
Peu de temps après, sa propre mère fut reconnue coupable. Chamil s’enferma dans sa tente pendant 2 jours pour prier, sans manger ni boire. S’il faisait une exception, il n’était plus digne d’être obéi. Mais il ne pouvait imaginer de faire fouetter sa mère ! La loi était juste, mais l’amour semblait plus important que la justice…
Au bout des deux jours, Chamil reparut, pâle comme la mort. Il fit ligoter sa mère au poteau de flagellation, et donna au bourreau l’ordre de frapper. Après 5 coups de fouet, il libéra sa mère, mit son propre dos à nu, et demanda au bourreau de lui infliger de toute sa force les 95 coups restants.
De même, sur la croix, Jésus a concilié la justice et l’amour.

Jean-Louis Théron

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Lecture proposée : Lettre aux Hébreux, chapitre 7, versets 22 à 28.

 

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Abandonne tes efforts

17/09/2017
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Si le prophète t’avait demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait ?
2 Rois 5.13

Beaucoup de gens sont disposés à entreprendre les choses les plus difficiles pour acquérir leur salut ; pèlerinages, pénitences, mortifications, bonnes œuvres… Et ce qui les gêne le plus, dans le message de l’Évangile, c’est qu’il rend tous ces efforts inutiles et méprisables ; c’est qu’il soit si simple, trop simple ; trop facile.
C’est notre orgueil, en fait, qui se rebiffe quand est niée la valeur de tels efforts personnels. Il est bien certain, cependant que jamais je ne pourrai ni me vanter ni être intérieurement satisfait d’un mérite quelconque. On ne se vante pas d’avoir accueilli la grâce et le pardon divins, puisque c’est entièrement gratuit !
Il n’est pas difficile d’imaginer les pensées de Naaman1 : « Moi, le célèbre général syrien, me plonger sept fois dans le Jourdain, et c’est tout ? » Il se rebiffait ; mais, heureusement, ne s’y obstina pas. Il eut la sagesse d’écouter ses serviteurs et de s’humilier jusqu’à se plonger, comme l’avait dit le prophète, dans les eaux boueuses du Jourdain. Et il fut guéri de sa lèpre !
Aurons-nous la sagesse d’admettre que nous ne saurions payer le prix de notre rachat et d’abandonner nos efforts inutiles ? Aurons-nous la simplicité de recevoir, simplement, dans la confiance, le don que Dieu nous fait de son pardon ?

Richard Doulière

1 Voir la lecture proposée

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Lecture proposée : 2ème livre des Rois, chapitre 5, versets 1 à 14.

 

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Où en est la nuit ?

25/08/2017
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« Garde, où en est la nuit ? Garde, où en est la nuit ? » Le garde répond : « Le matin vient, et la nuit aussi. »
Ésaïe 21.11-12

La nuit est fort avancée, une faible lueur semble poindre à l’horizon. Le garde annonce que le jour est proche, mais il ajoute « la nuit aussi ». Pourquoi ? Pour nous faire comprendre que le temps de la grâce de Dieu offerte aux hommes va bientôt prendre fin. Ce temps a commencé à la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit est venu sur les disciples de Jésus1 accomplissant la prophétie du prophète Joël. Depuis deux mille ans se sont écoulés. Pendant ce temps, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été éclairés par Dieu sur leur péché et amenés à la lumière de l’Évangile.
Mais ce temps de grâce va bientôt prendre fin, et la nuit terrible du jugement vient. À tout moment, Jésus peut revenir. Et il jugera toute l’humanité rassemblée devant lui. Il fera justice contre ceux qui n’obéissent pas à la bonne nouvelle qu’il a proclamée. Hélas, ceux-ci auront pour juste châtiment une destruction éternelle, loin du Seigneur et de sa force glorieuse. Et ceux qui ont cru en lui seront pour toujours avec lui.
La bonne nouvelle, l’Évangile, est qu’aujourd’hui Dieu désire encore faire grâce.

Albert Nouguier

1 Actes 2.1-4

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Lecture proposée : 2ème lettre aux Thessaloniciens, chapitre 1, versets 7 à 11.

 

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Graciés dans la tempête !

16/08/2017
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« Et voici que Dieu t’accorde la grâce de tous ceux qui naviguent avec toi… »
Actes 27.24

L’apôtre Paul, dans son voyage à Rome, se retrouve avec 275 personnes sur un bateau qui traverse une effroyable tempête.
C’est au milieu de celle-ci qu’il reçoit cette parole d’un ange de Dieu pour l’encourager lui, ainsi que les marins et les soldats qui l’accompagnent. Dans ce péril mortel, il adresse à deux reprises ses encouragements à ses compagnons désespérés.
Pourquoi ? Dieu lui a promis que ceux qui naviguent avec lui auraient la vie sauve ! Il a même prévu une île sur laquelle ils pourront échouer : Malte, où le meilleur accueil leur sera réservé.
Le premier cadeau divin est ici celui de la préservation de la vie physique. Ce sursis de vie donné à ces personnes a un but : leur permettre de se tourner ensuite vers Dieu prêt à leur faire grâce.1
Dieu veut, dans ce naufrage, les sauver d’un mal pire que la noyade : celui du châtiment éternel, réservé à tous ceux qui n’auront pas mis leur confiance en Jésus-Christ, le seul Sauveur.
La bonté de Dieu est telle qu’il veut aussi nous accorder la grâce, à nous et à « ceux qui naviguent avec nous ». Qui sont-ils ? D’abord les membres de nos familles, nos amis, puis nos voisins, nos collègues de travail, et même notre prochain rencontré au coin de la rue.
Acceptons d’abord la grâce de Dieu pour nous, puis vivons la bonne nouvelle de son Fils auprès de ceux qui naviguent avec nous !

Reynald Kuffer

1 Ésaïe 30.18

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Lecture proposée : Actes des Apôtres, chapitre 27.

 

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