
La confiance est le socle de toute relation !
Si quelqu’un n’accomplit pas d’œuvre, mais place sa confiance en Dieu qui déclare juste les pécheurs, Dieu le déclare juste en portant sa foi à son crédit.
Romains 4.5
Dans une ville d’Angleterre, une rumeur commençait à circuler : « Notre banque est en train de faire faillite ». Le même jour, 500 personnes coururent pour y retirer leurs dépôts. Le directeur de la banque fit appel au pasteur de l’endroit :
– Monsieur, si tous ces gens viennent retirer leurs dépôts, nous serons obligés de déposer le bilan et la plupart perdront leur argent. S’ils nous font confiance, nous rembourserons à terme tout ce qu’ils nous ont confié.
– Je veux vous aider, dit le pasteur. J’ai confiance en vous. J’ai quelque argent ; je vous le confierai.
Il rentra, prit son argent et retourna à la banque, se postant sur le seuil devant la foule. « Mes amis, dit-il, vous me connaissez tous : je vis chez vous depuis 25 ans et j’ai confiance dans cette banque. J’ai là 300 livres sterling que je vais déposer dans cette banque, car je crois qu’elle est bonne ».
En moins d’une demi-heure, toute la foule se dispersa et la banque fut sauvée par cet acte de foi.
Toute la vie de notre société repose sur la foi : chaque matin, j’ai la certitude que mon boulanger me fournira du bon pain. Quand je prends le bus, je fais confiance à son chauffeur. En prenant l’avion, je crois au sérieux de ceux qui l’ont fabriqué et aux compétences des pilotes. Si j’ai une entreprise, je dépends de la confiance que me portent mes clients. Toutes les institutions de notre civilisation reposent sur la foi.
Pourquoi notre salut ne dépendrait-il pas de la foi ?
Alfred Kuen
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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 4, versets 1 à 9.
Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde.
Tite 3.4-5
Cet officier de l’armée romaine aimait le peuple d’Israël. Il n’était pas juif, mais romain. Il n’était pas du pays ; c’était un envahisseur. Pourtant il avait fait construire une synagogue.
Son serviteur était mourant. Apprenant que Jésus était arrivé dans son village, il le pria de venir guérir son serviteur. Il envoya donc des Juifs appeler le Seigneur. Ceux-ci le louèrent auprès de Jésus, disant : Il mérite que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue.
Mais, plus tard, il envoya d’autres serviteurs avec ce message : Seigneur, ne prends pas tant de peine ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est aussi pour cela que je ne me suis pas cru digne d’aller en personne vers toi. Mais dis un mot, et mon serviteur sera guéri…
Jésus a-t-il guéri le serviteur malade ? Oui, il l’a fait. L’a-t-il fait parce que l’officier romain le méritait, à cause du bien qu’il avait fait ?
C’est la foi de l’officier romain qui a fortement impressionné Jésus, non ses bonnes œuvres.
Le Seigneur ne méprise pas le bien que je fais, mais il sait aussi le mal que je commets, c’est pourquoi je suis indigne de son amour. Mais il m’aime, et je le crois ! Alors, par la foi uniquement, je le reçois pour être guéri de mes péchés.
Bruno Licciardi
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 7, versets 1 à 10.
Par la foi Abraham partit sans savoir où il allait.
Hébreux 11.8
Le fils du capitaine d’un bateau de guerre aimait à grimper le long des différents mats. Un jour, il poursuivait un singe qui avait escaladé le grand mât. Il le suivit jusqu’au haut du mât et se hissa sur la plate-forme. C’était suffisamment large pour qu’il y soit en sécurité. Mais comment en redescendre ? Même en se couchant le plus près possible du bord de la plateforme, ses bras n’étaient pas assez longs pour saisir le mat sous lui.
Le capitaine vit sa situation périlleuse. Il le voyait déjà glisser de la plateforme et tomber sur le pont pour se casser les os ou pire. Que faire ? Il demanda un porte-voix et lui cria : « Mon fils, la prochaine fois que le bateau s’inclinera vers la mer, tu y sautes ! » Le garçon s’agrippa de toutes ses forces au mât. Il considéra avec horreur la mer à 30 mètres sous lui. Comment oserait-il s’y lancer ?
Le père demanda un fusil et, le pointant vers le garçon, il lui cria : « Mon fils, la prochaine fois que le bateau penchera, tu te jetteras à la mer, sinon je tire ». Le fils savait que son père ne plaisantait pas et qu’il tenait toujours parole. Le bateau s’inclina et il sauta dans les flots menaçants. Mais immédiatement, des bras vigoureux l’empoignèrent et le ramenèrent sur le bateau.
Spurgeon qui rapportait cette histoire ajouta que, par nature, nous sommes dans la même situation que ce garçon : incapables de nous sauver nous-mêmes. Nous nous accrochons désespérément à nos bonnes œuvres – qui ne peuvent nous sauver. Dieu nous demande de nous jeter dans la mer de son amour : c’est notre seul moyen de salut.
Alfred Kuen
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Lecture proposée : Livre de la Genèse, chapitre 12, versets 1 à 7.
Si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde…
Luc 17.6
Une ancienne élève me téléphone et me dit, entre autres, qu’elle admire ceux qui ont la foi, qu’elle aussi aimerait avoir la foi…

La foi : la réponse du coeur au message de l’Evangile !
Il semblerait que ce soit une idée assez répandue que certains “ont” la foi et d’autres pas… Cela relèverait du hasard, de la chance…
Les disciples de Jésus étaient aussi aux prises avec leur foi, trop petite à leur goût. Ils demandent à Jésus : Augmente-nous la foi1. Mais Jésus ne va pas dans le sens de leur demande en leur multipliant la foi. Il leur donne une référence de grandeur pour une foi extraordinairement agissante : un grain de moutarde, une toute petite graine. Une foi de cette dimension peut obtenir qu’un mûrier se transplante dans un endroit pour le moins surprenant : la mer !
J’ai comme l’impression que cette réponse n’a pas satisfait les disciples.
L’important ne serait-il pas ailleurs ?
La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu.2 Écouter ce que Dieu nous dit produit la foi.
Le mari non croyant d’une amie a accepté qu’elle lui lise chaque jour un passage de l’évangile de Jean. Arrivée à la fin, elle a constaté au travers de ses remarques que maintenant il croyait.
Bien sûr, ce n’est pas magique. C’est une question d’honnêteté et de volonté.
Si je pense ne pas avoir la foi ou une foi trop petite, je ne sortirai pas de cette impasse si je ne me mets pas à l’écoute de ce que Dieu veut me dire dans sa Parole.
Elfriede Eugène
1 Luc 17.5 2 Romains 10.17
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Lecture proposée : 2ème lettre à Timothée, chapitre 3, versets 14 à 17.
Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph (d’Arimathée), virent le sépulcre…
Luc 23.55
Une toile remarquable du peintre Eugène Burnand représente les onze apôtres – les douze moins Judas –, le jour du « Samedi saint ». Leurs visages

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disent toute leur immense détresse faite d’incompréhension, d’interrogation, de déception, de désespoir.
Les évangiles mentionnent la démarche, la veille au soir, de Joseph d’Arimathée et de Nicodème réclamant le corps de Jésus et celle des femmes les accompagnant pour voir où on le mettait, mais rien de la manière dont se passa ce fameux « samedi saint ». La toile d’E. Burnand peut combler le vide, tant elle est expressive1. Les apôtres attendent, mais ne savent manifestement pas quoi.
Ils ont oublié les promesses de résurrection. Dès lors, ayant tout laissé pour le suivre, ils ont tout perdu maintenant. C’est ce que dit Paul à sa manière : Si l’objet de notre espérance ne concerne que le présent, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes2. Malheureux, ils le furent, les onze, en cette veille de Pâque. Et c’est ce que nous sommes si nous ne croyons pas, au-delà des apparences, à la victoire finale de Jésus sur le mal, la mort et Satan, leur auteur !
Mais, Dieu soit béni, les onze en eurent la preuve le lendemain. Nous pouvons y croire.
Richard Doulière
1 Musée E. Burnand, Moudon, Suisse 2 1 Corinthiens 15.19
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 23, versets 50 à 56.