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Archives pour la catégorie ‘Expérience’

Sables mouvants

09/08/2010
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Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, car tu es mon rocher et ma forteresse. Psaume 71.3

Nous avions choisi de randonner dans la baie du mont Saint-Michel. Le guide qui nous accompagnait, nous proposa de traverser la baie, à pied : nous avons accepté l’aventure. La réputation des marées galopantes et la présence de sables mouvants augmentaient l’excitation de l’expérience.

Le guide, expérimenté, nous a appris à côtoyer ces plaques de sable rendues instables par l’engorgement d’eau de mer. Il nous a expliqué la logique mécanique du phénomène, comment ne pas prendre de risque vital et comment s’en échapper. Il faut aussi connaître précisément l’heure des marées et leur amplitude car celui qui est pris dans les sables mouvants meurt noyé.

La ballade nous a fait passer près du rocher de Tombelaine, sorte d’étape, de refuge en cas d’urgence. En période touristique, des vigies sont placées pour alerter les secours et éviter que des imprudents ne périssent. Malgré cela, il arrive encore des accidents !

La vie est jalonnée de sables mouvants, de choses pesantes dans lesquelles nous nous enfonçons sans jamais en toucher le fond. À ce moment-là, peuvent survenir des vagues de désespoir qui nous submergent… Nous nous sentons perdus !

La vie est parfois comme cela ! Mais la sagesse de Dieu nous permet d’y voir une autre issue : Il est le rocher des siècles, celui qui reste une référence stable. Il est le secours dans la détresse. Approchons-nous de lui, il est le vrai salut.

Bernard Doise

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Lecture proposée : Psaume 18.

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Categories: Expérience, Illustration

La foi

31/07/2010
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Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère… Hébreux 11.1

Le 29 juillet 1971, l’astronaute américain James IRWIN pose le “module Falcon” au pied du mont Hadley sur la lune. Nous avons eu la joie et le privilège, ma femme et moi, de le recevoir avec son épouse à notre table. Notre curiosité nous a poussés à lui poser un certain nombre de questions dont celle-ci : « Quel a été le moment de votre mission le plus difficile à vivre ? » Sa réponse : « C’est au moment où l’on remonte dans le module lunaire et qu’on se demande si le moteur va repartir. » Il faut savoir que l’oxygène était prévu pour un nombre très limité d’heures. S’il ne repartait pas, c’était la mort certaine.

Ne pensez-vous pas qu’il faut avoir, une grande “dose” de confiance, de foi dans les ingénieurs et dans la fiabilité du matériel pour accepter un tel défi et pour mettre sa vie entre leurs mains ?

Nous ne sommes pas tous destinés à un tel parcours mais nous sommes tous appelés, dans les situations les plus diverses, à faire preuve de foi. La Bible, quant à elle nous invite à placer notre foi dans les promesses de Dieu qui, elles, sont certaines ; nous ne courrons aucun risque. Dieu donne toujours ce qu’il promet. Ce qui généralement nous gêne ce sont les conséquences. Par la foi nous devons les accepter. Dieu promet la vie éternelle à celles et ceux qui se confient en lui. Et ceux qui acceptent son offre de mettre leur vie entre ses mains, connaissent dès cet instant une joie que le monde ne connaît pas.

Ce pas de la foi, l’avez-vous fait ? Sinon, faites-le et recevez la joie et le bonheur de Sa présence en vous. Il n’y a rien de plus à expliquer, il faut seulement l’expérimenter.

Jack Mouyon

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Lecture proposée : Psaume 33,versets 4 à 11.

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Categories: Evénements, Expérience, Foi

Soifs destructrices

07/07/2010
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Éternel ! Je n’ai ni un cœur qui s’enfle ni des regards hautains ; je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop élevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère. Psaume 131.1-2

« Mon problème, c’était ce besoin stupide mais irrépressible que ça flambe, que ça pétarade, que ça scintille, que ça explose. Cette conviction idiote, mais tatouée dans mon cerveau, que ce qui est simple est forcément médiocre. Qu’une émotion, pour être acceptable, doit être grandiose, renversante, sublime. », écrit Geneviève Casasus dans le poignant récit de son parcours de l’alcoolisme vers une sobriété épanouie.

Le monde dans lequel nous vivons nous donne un modèle de vie qui ne tient pas compte de nos besoins les plus profonds. Nous pouvons nous laisser entraîner dans un tourbillon d’ambitions pour devenir performants et acceptables aux yeux des autres. Les tiraillements, l’insatisfaction intérieure et la chute sont d’autant plus douloureux que nous avons visé haut. L’alcool, comme tous les produits dopants de l’âme, ne fait qu’amplifier notre mal être. Le roi David, auteur du psaume 131, connut aussi les soifs destructrices. Il nous invite à mettre notre espoir en l’Éternel, pour trouver en lui la simplicité et le calme d’une âme comblée.

Alain Monclair

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Lecture proposée : Psaume 131,versets 1 à 3.

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Bâtir un autel

03/06/2010
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Abram se rendit par étapes du Néguev jusqu’à Béthel, Genèse 13.3-4

Je suis revenu l’été dernier au Mas-d’Azil, localité ariégeoise où j’ai vécu des moments qui ont contribué à forger mon identité. Je connais ce lieu depuis l’enfance. Il est le théâtre de mes débuts dans la pratique de la pêche à la mouche artificielle. C’est là, dans l’Arize, non loin de la grotte, que j’ai pris ma première truite. En ce lieu, j’ai doublement reçu la révélation de Dieu, d’abord par le sentiment d’être minuscule face à la falaise verticale qui s’élève vers le ciel, ensuite par l’histoire des chrétiens qui se sont réfugiés dans la grotte afin d’échapper aux persécutions.

Ce voyage m’a permis de me souvenir comment j’ai rencontré Dieu, puis de lui exprimer ma reconnaissance pour son œuvre dans ma vie. Tout en aspirant à la patrie céleste, celle qui est parfaite, j’ai besoin de retourner à ces autels qui sont des moments précis où l’Éternel a orienté ma vie et m’a permis d’avoir une relation vivante avec lui.

La Parole de Dieu nous encourage comme Abram (qui ne s’appelait pas encore Abraham) à retourner aux autels que nous avons bâtis, c’est-à-dire à nous souvenir de ces moments où le Dieu Vivant s’est révélé à nous. Cela nous aidera à nous confier en lui et rendra alors notre marche plus légère sur cette terre où nous sommes simplement étrangers et voyageurs, dans l’attente de la cité céleste où nous serons avec notre Père pour l’éternité, loin de toute souffrance, deuil, larmes versées.

Francis Praline

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Lecture proposée : Livre de la Genèse, chapitre 13, versets 1 à 4.

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Categories: Expérience, Mémoire

M’entends-tu ?

19/05/2010
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Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots ; et lui, il dormait. Matthieu 8.24

La partie de pêche en mer battait son plein, et nous nous régalions déjà en pensant aux repas futurs. Nous faisions des signes aux camarades sur les autres bateaux pour indiquer les tailles des morues attrapées… C’était à qui prendrait la plus grosse !

Soudain mon père nous interpelle brutalement : « Allez, on range tout, vite ! Un grain se prépare. » En effet de gros nuages noirs arrivaient rapidement, le vent se levait et la mer se hérissait de gros moutons gris. Notre petit canot breton de sept mètres commençait à rouler sérieusement.

La manœuvre fut rapide : les cannes rangées, l’ancre remontée, le moteur mis en marche… Les copains avaient fait de même et nous naviguions de concert. Cependant la mer gonflait. Et de plus en plus souvent, le bateau de nos amis disparaissait derrière la crête des vagues de plus en plus fortes. Alors nous nous appelions régulièrement : « Ho hé! Ça va ? » Avec le vent, le bruit montait ; le cri alors devint : « M’entends-tu ?… » Après une heure d’efforts, nous parvînmes au port, soulagés.

La vie est ainsi faite de temps calmes et de tempêtes, de moments de plaisirs et de moments de craintes. Nous le savons, le bonheur est une chose relative.

Dans la tempête nous cherchons un refuge, un endroit pour se mettre à l’abri, quelqu’un pour nous soutenir… Alors nous pouvons crier vers Dieu : « M’entends-tu ? »

Il est ce père fidèle qui nous regarde vivre. Il nous aime et nous soutient si nous nous confions à lui. Encore faut-il l’appeler !…

Bernard Doise

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Lecture proposée : Évangile selon Marc, chapitre 4, versets 35 à 41.

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