Archive

Archives pour la catégorie ‘Éthique’

Dieu serait-il dépassé ?

22/03/2017
Commenter

Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie.
Proverbes 4.23

hands-437968_640Il est effrayant de constater combien nos conceptions sont modelées par la société qui nous entoure. On se détermine par rapport au plus grand nombre. La majorité a forcément raison ! Euh… Est-ce vrai ? En réalité c’est une minorité, relayée par les médias, qui fait l’opinion !
Dans le domaine des mœurs, le libertinage ambiant prétend jeter aux orties les normes bibliques de la sexualité et du respect de la vie, qu’on juge archaïques et étouffantes. De plus, “comme tout le monde le fait”, quel mal peut-il y avoir, se dit-on, à vivre autrement que ce que le Créateur a prévu ?
On accuse les Églises d’être en décalage par rapport aux mœurs de notre époque. La question se pose : l’Église est-elle appelée à refléter les valeurs d’un monde sans Dieu ou, au contraire, à vivre courageusement les valeurs de l’Évangile dans la société ?
Disons haut et fort que les couples qui vivent leur sexualité en harmonie avec les normes bibliques témoignent d’un grand bonheur conjugal, d’une stabilité rassurante, d’un épanouissement mutuel profond.
Sans surprise, car ce sont les instructions du constructeur ! Si nous lui confions notre vie, nous verrons qu’il n’est vraiment pas dépassé par le “progrès” humain !

Claude Schneider
(in La foi : illusion ou bonheur véritable ?)

__________________
Lecture proposée : Psaume 119, versets 9 à 16.

 

Categories: Éthique, Famille Tags:

Partager

11/02/2017
Commenter

Je prendrais mon pain, mon eau… et je les donnerais à des gens dont je ne sais même pas d’où ils sont ?
1 Samuel 25.11

boy-1296625_640Dans la bouche d’Anaïs, 22 mois, la benjamine de nos petites-filles, partager devient « passtager ». Mais outre la prononciation, c’est avec la mise en pratique de ce beau verbe qu’elle a un peu de peine.
Elle n’est d’ailleurs pas la seule. Pourquoi avons-nous tant de mal à partager ? Parmi de multiples raisons, j’en relèverai trois : l’illusion que les choses nous appartiennent, que celui qui sollicite ne le mérite guère, et puis la crainte de manquer.
Se croire le propriétaire de ce que nous appelons nôtre, n’est-ce pas en quelque sorte usurper la place de Dieu ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu1?, nous rappelle l’Écriture. Certes, tout le monde n’est pas aussi implacable que Nabal qui a prononcé les paroles du verset de l’en-tête, lorsque des hommes affamés ont fait appel à lui2. Mais rares sont ceux chez qui le sens du partage est un réflexe inné.
La crainte de manquer bride-t-elle votre générosité ? Pensez au petit garçon qui a bien voulu mettre ses cinq pains et ses deux poissons à la disposition de celui qui prend soin de chaque créature3, fût-elle un moineau. En faisant preuve de générosité, nous marchons dans les traces du Père céleste qui a lui-même donné ce qu’il avait de plus précieux, son Fils. Cette invitation au partage n’est peut-être pas inutile alors que tant de personnes malmenées par la vie sollicitent notre attention.

Claude Siefert

1 1 Corinthiens 4.7           2 Voir la lecture proposée           3 Jean 6.9

__________________
Lecture proposée : 1er livre de Samuel, chapitre 25.

 

Categories: Éthique, Relations Tags:

Changer le mariage ?

03/06/2015
Commenter

L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Genèse 2.24

Cette définition du mariage n’est pas le fruit d’une évolution sociale soucieuse d’acquérir ou de sauvegarder des intérêts particuliers. Elle a sa source dans la pensée divine. Aussi la trouve-t-on dès la seconde ou troisième page de la Bible. Quand Jésus fut questionné sur le divorce, il eut recours à ce texte initial. C’était évident, pour Jésus, les millénaires qui séparaient la Genèse de Son temps n’avaient absolument rien changé aux directives divines malgré les écarts survenus au long des siècles. Nous n’avons donc aucune raison de nous croire autorisés à en transformer la signification de quelque manière que ce soit.
Selon Dieu, le mariage ne peut être qu’une prise de responsabilités, par l’homme, devant la société : il se détache de ses parents. Cela concerne un homme et une femme – en dehors de quoi il ne saurait être question de “mariage”. C’est, de plus, un vrai engagement puisque l’homme s’attache (se lie) à sa femme, ce qui ne suppose aucune marche arrière (divorce). Ces deux démarches précèdent les relations conjugales par lesquelles l’homme et la femme deviennent une seule chair.
Dieu seul fixe les règles. Pour satisfaire ses convoitises, faiblesses ou perversions, on peut changer les normes, se permettre le pire. Dieu, lui, ne change pas. On peut aussi se croire libre de passer outre. Mais il nous en demandera compte.

Richard Doulière

_________________
Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 19, versets 1 à 6.

Categories: Éthique, Famille Tags:

Efficace à tout prix ?

17/04/2015
Commenter

Aux uns, les chars de guerre, aux autres, les chevaux. À nous, le nom de notre Dieu : le Seigneur.
Psaume 20.8

L’idée d’efficacité à tout prix comporte en elle-même le recours éventuel à la violence pour contraindre l’autre sans limites. La croyance que la violence serait efficace s’étend à nombre de domaines de la vie quotidienne, même quand aucune arme matérielle n’est employée. Beaucoup de raisonnements stratégiques dans l’entreprise, la politique, ou même dans la société, ne sont-ils pas bâtis sur le même modèle ? D’abord, on réfléchit aux moyens d’accumuler de la force, des avantages concurrentiels, des appuis, des armes rhétoriques de propagande.
Ensuite, on étudie comment mettre en œuvre ces moyens de la manière la plus performante possible. Et ce double calcul est censé donner la victoire dans le combat qui s’annonce. Tous les manuels de stratégie de gestion d’entreprise sont construits ainsi et la rhétorique politique est structurée par la phrase suivante : « Se donner les moyens de lutter contre… »
Or, du début jusqu’à la fin, la Bible conteste ce raisonnement et la croyance sous-jacente qui lui donne corps. Même dans l’Ancien Testament où les récits de guerre sont pourtant nombreux !
La Parole de Dieu nous invite à ne pas placer notre confiance dans nos propres forces, mais en Dieu. Il ne s’agit pas pour autant de faire n’importe quoi, mais de vivre en croyant que Dieu est avec nous et qu’Il veille sur nous. Puissions-nous le vivre aujourd’hui !

François-Jean Martin

__________________
Lecture proposée : Psaume 20.

Categories: Éthique, Relations Tags:

Où est ton frère ?

06/02/2015
Commenter

L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas, suis-je le gardien de mon frère ?
Genèse 4.9

La première question que Dieu pose concerne ma relation avec lui : « Où es-tu, par rapport à moi ? ». La seconde, elle, a pour objet ma relation avec mon prochain.
Je ne puis vivre en ignorant ceux qui m’entourent. Gilbert Bécaud, dans son chant « L’indifférence », stigmatisait le mal de notre génération.
Cette génération où, si souvent, l’homme s’enferme dans une tour d’ivoire, d’orgueil, d’égoïsme et s’insensibilise à tout ce qui atteint l’autre.
Quand je sors dans la rue, quand je prends le métro, quand je côtoie des loubards, quel est le regard que je porte sur les gens ? Suis-je intéressé par mes semblables ? Mon cœur est-il ému devant leur détresse spirituelle, morale, physique ? Ou bien l’ai-je laissé s’endurcir, se blinder ?
Jésus – encore lui – nous dira un jour : « J’ai eu faim, soif, j’étais nu, étranger, malade, en prison, et vous n’avez rien fait pour moi »1. Et lorsqu’à notre tour, comme Caïn, nous répondrons par une question « Mais quand t’avons-nous vu dans cet état ? »1, son regard sera douloureux, reflétant toute la détresse de l’humanité. Il accompagnera sa réponse qui nous condamnera : « Toutes les fois que vous avez vu l’un de ces plus petits de mes frères, dans cette situation, et que vous n’avez rien fait en leur faveur, c’est moi que vous avez négligé »1.

Gérard Peilhon

1 cf. Matthieu 25.35-40

 
________________
Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 58, versets 6 à 12.

Categories: Éthique, Relations Tags: