Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jean 6.68
Ce long chapitre consacré au pain de vie se conclut sur deux notes : une de tristesse et une
autre de joie.
Il était difficile, pour les disciples, de saisir qui était vraiment leur Maître, d’autant que sa parole était souvent énigmatique : parfois dure, parfois réconfortante. On comprend sans peine que certains se soient retirés, cessant de le suivre. Pour Jésus, la tristesse se devine à travers la question : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?
Comme s’il voulait consoler le Seigneur, Pierre lança cette confession triomphante : À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le saint de Dieu. Profession de foi qui aurait pu balayer tous ses doutes et ceux des chrétiens de tant de siècles !
Essayons d’imaginer le fait de ne pas connaître Jésus. À qui pourrions-nous aller ? À qui se fier ? À qui se confier ? Vers quel compagnon fidèle, quel libérateur porter notre quête et notre confiance ?
Quel avenir sans les promesses de la vie éternelle ? Rien que d’y penser, n’en avons-nous pas le vertige ?
Hélas, il en est tant qui se retirent ou qui ne suivent Jésus-Christ que de si loin !
Ivan Doulière
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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 6, versets 60 à 71.
Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. Jean 5.29
Régulièrement, nous envoyions des informations à des milliers d’amis de la mission. Pour diverses raisons, des lettres ne parvenaient pas
aux destinataires et nous étaient retournées, chacune avec son explication. Certains avaient « déménagé », suivait alors la nouvelle adresse ; d’autres étaient « partis pour une destination inconnue ». Certaines ne portaient que la note « parti » ou « inconnu » ou « décédé ». Un jour, nous avons été surpris de lire deux messages sur la même enveloppe. L’un disait « décédé » et l’autre « destination inconnue ». Dernièrement, j’y ai repensé en apprenant le décès de l’un de mes humoristes préférés. Peu avant sa mort, il avait déclaré publiquement qu’il ignorait s’il y avait une vie après la mort. Il est loin d’être le seul. Dans l’Europe « cultivée » d’aujourd’hui, des millions de personnes s’identifient à lui. Et bien d’autres vont même plus loin en affirmant catégoriquement que la mort est la fin. Y compris de nombreux “chrétiens” qui réduisent le christianisme à un ensemble de normes morales et sociales en prenant Christ comme exemple. Pourtant c’est Lui qui a affirmé : Je suis le chemin, la vérité et la vie1 et Je suis la résurrection et la vie… quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais2. Grâce à Lui, notre épitaphe peut porter la mention : « Décédé – destination connue ». Connaissez-vous la vôtre ?
Silvano Perotti
1 Jean 14.6 2 Jean 11.25-26
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Lecture proposée : 1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 15, versets 16 à 22.
L’Éternel est mon berger. … Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. Psaume 23.1,4
Tous doivent un jour traverser cette vallée car nous sommes tous atteints par les conséquences du péché. Y avez-nous déjà pensé ?
Le Pasteur Ch. Wagner (1852-1918), pensant à sa mort, a écrit cette prière :
« Quand je dormirai du sommeil qu’on nomme la mort, c’est dans ton sein que je reposerai. Tes bras me tiendront, comme ceux des mères tiennent les enfants endormis. Et tu veilleras sur ceux que j’aime et que j’aurai laissés, sur ceux qui me chercheront et ne me trouveront plus, sur les champs que j’ai labourés, Tu veilleras. Ta bonne main réparera mes fautes. Tu feras neiger des flocons tout blancs sur les empreintes de mes pas égarés ; tu mettras ta paix sur les jours évanouis, passés dans l’angoisse; tu purifieras ce qui est impur.
Et de ce que j’aurai été, moi, pauvre apparence, ignorée de moi-même et réelle en toi seul, tu feras ce que tu voudras. Ta volonté est mon espérance, mon lendemain, mon au-delà, mon repos et ma sécurité. Car elle est vaste comme les cieux et profonde comme les mers ; les soleils n’en sont qu’un pâle reflet, et les plus hautes pensées des hommes n’en sont qu’une lointaine image. En toi je me confie. À toi je remets tout. »
À méditer.
Yvan Dussart
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Lecture proposée : 2ème lettre à Timothée, chapitre 4, versets 6 à 8.