Archive

Archives pour la catégorie ‘Choses de la vie’

Les caissons remplis d’or

31/01/2012

Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?
Marc 8.36

« Il neigeait. On était vaincu par sa conquête,
Pour la première fois, l’aigle baissait la tête. […]
Deux ennemis ! Le tsar, le Nord. Le Nord est pire.
[…]
On s’écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s’endormait dix mille, on se réveillait cent. »
Victor Hugo a retracé dans ces vers mémorables, tout le drame que connut la Grande Armée de Napoléon dans sa retraite de Russie, en 1812. La situation devint si tragique, que l’ordre fut donné d’abandonner le butin, des caissons remplis d’or ; car leur poids ralentissait la marche de ceux qui espéraient encore s’en sortir. Mais cet ordre eut un effet néfaste : tels des vautours fonçant sur leur proie, des nuées de soudards se livrèrent au pillage. N’ayant plus la force d’avancer eux-mêmes, sous le poids des lingots, ils tombaient pour ne plus se relever. Les lingots ramassés par un soldat passaient de main en main, faisant autant de victimes. Les plus sages surent jeter à temps leur butin pour conserver la vie.
Image saisissante de l’homme luttant pour sa situation, son pain, son avenir, sa vie. Les valeurs trompeuses et passagères, l’argent, la gloire, ses talents même, sa situation sociale ou professionnelle ne lui sont d’aucun secours pour obtenir la paix intérieure et la réconciliation avec son Créateur.
Quels noms portent les « lingots d’or » qui alourdissent votre marche et vous empêchent d’avancer vers votre Sauveur ? Que Dieu vous donne le courage de les jeter pour acquérir un trésor inestimable : le pardon et la paix !

Charles Rick

_______________
Lecture proposée : Livre de Job, chapitre 22, versets 24 à 27.

Categories: Choses de la vie, L'homme

« Meilleurs vœux ! »

29/12/2011

J’écris ce qui suit de ma propre main.
Philémon 19

Des psychologues de renom pensent que les messages de vœux, pour le Nouvel An en particulier, révèlent parfaitement les sentiments de leurs auteurs à condition de bien les analyser. En effet, disent-ils, ils pourraient dire tout le contraire de ce qu’ils semblent exprimer au premier abord.

Je ne sais si les destinataires de nos cartes de vœux prendront le temps de lire entre les lignes. Mais ce sont bien certains détails qui trahissent le mieux nos caractères : telle parole prononcée comme “par inadvertance” ou tel mot manuscrit.

En ce sens, la courte lettre de l’apôtre Paul à Philémon est particulièrement intéressante. Elle révèle qui était l’apôtre dans l’intimité, tout différent de ce qu’il semblait être parfois dans son ministère public. Il est rare de trouver en si peu de lignes autant de cœur, de gentillesse, d’habileté pour parler d’un problème aussi grave que celui d’Onésime, l’esclave qui avait fui son maître chrétien Philémon. Paul aurait bien pu, comme à l’ordinaire, dicter sa lettre. Mais il préfère l’écrire de sa propre main. Ces quelques lignes concernent un simple et humble esclave, devenu par sa conversion un bien-aimé du Seigneur Jésus. Aussi l’apôtre Paul décide-t-il d’écrire lui-même à son sujet.

Demandons à Dieu de changer, si nécessaire, notre mentalité en cette fin d’année pour penser plus à tous les humbles, les petits et les exclus de la société. Soyons de ceux par lesquels ils entendront quelques paroles réconfortantes, même s’il s’agit de quelques lignes écrites à la hâte. Aimons-les en action et avec vérité, et laissons nos cœurs se remplir de l’amour de Dieu.

Albert Nouguier

______________
Lecture proposée : Lettre à Philémon.

Retours au bercail

14/12/2011

Il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Jean 10.4

C’était en Afrique du Sud. Le soleil se couchait. Il était temps de ramener le grand troupeau dans le parc. Plusieurs personnes s’y activaient, certaines sur des motos, d’autres courant derrière les bêtes en agitant leur bâton et en lançant des pierres. Les chiens, excités par les cris et le bruit des moteurs, aboyaient sans répit et pinçaient les pattes des moutons.

Les moutons, pris de panique, étaient bien forcés d’avancer. Mais on en voyait régulièrement qui sortaient du troupeau et se dispersaient dans toutes les directions. Hommes et chiens les poursuivaient se démenant pour les ramener. Finalement, après bien des efforts, les moutons étaient tous dans leur enclos.

Je me suis souvenu alors d’une autre scène vécue des années auparavant, sur les collines de Grèce. C’était aussi au coucher du soleil, et un troupeau rentrait également à la bergerie. Un seul vieux berger marchait devant ses moutons, tout en leur parlant.

Les moutons connaissaient de toute évidence sa voix, lui faisaient confiance et le suivaient sans difficulté. Un mouton s’arrêtait parfois ou s’écartait du troupeau. Le berger l’appelait gentiment et le mouton rejoignait rapidement les autres…

Jésus, le bon berger, non seulement connaît ses brebis, mais il a donné sa vie pour elles. Il marche devant elles ; il les appelle par leur nom ; il leur donne la vie.

Nous pouvons le suivre avec confiance, car nous savons qu’il nous amène à la maison, à Dieu, son Père. Auprès de lui nous sommes en sécurité pour toujours.

Silvano Perotti ; texte adapté par Ch. Rick

______________
Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 10, versets 27 à 30.