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Archives pour la catégorie ‘Bon sens’

Boue

02/08/2010
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Or la langue aussi est un feu, elle est le monde de l’injustice : la langue a sa place dans notre corps, elle tache tout le corps et elle embrase tout le cours de l’existence… Jacques 3.6

Un jour, nos enfants ont joué avec des copains au bord d’un ruisseau peu profond. Les cris perçants, les hurlements et l’animation générale m’ont poussé à aller jeter un coup d’œil.

J’ai découvert qu’ils avaient décidé d’organiser une bataille de boue. Comme la boue ne représentait pas un grand danger pour leur costume de bain… ni pour leur corps, je me suis tenu à distance pour contempler le spectacle de la boue qui volait dans toutes les directions.

Le plus âgé était assez malin pour se tenir assez loin des autres afin de ne pas être touché par leurs tirs, tout en les bombardant allègrement. Mais étonnamment, son corps était recouvert de boue autant que les autres.

Je me suis approché de lui, et lui ai demandé pourquoi il était aussi sale. Il m’a fait une réponse des plus évidentes : « Papa, tu ne peux pas lancer de la boue aux autres sans te salir toi-même. »

Si seulement je pouvais m’en souvenir plus souvent avant de céder à la tentation de parler négativement des autres.

Silvano Perotti

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 15, versets 18 à 20.

Categories: Bon sens, Illustration, Langue

La chose la plus raisonnable

10/05/2010
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Tiens-toi prêt à rencontrer ton Dieu. Amos 4.12

« Ne jamais penser à la mort, à la maladie, aux échecs, nous rend plus démunis face aux aléas de la vie… jamais plus sages. » Le philosophe Éric-Emmanuel Schmitt pensait à la mort qui peut frapper un être cher. Avec raison. Ceux auxquels nous tenons le plus peuvent nous quitter tellement trop tôt ! Deuil, handicap, échecs sont inévitables. Mieux vaut y penser.

Le prophète Amos, inspiré de Dieu, exprimait la nécessité la plus vitale de toutes. Rappelée à Israël, elle n’en concerne pas moins tous les humains. La vie ici-bas n’a rien d’éternel. Un jour, il faudra la quitter. Rencontrer celui qui nous a créés, et lui rendre des comptes ! Quoi de plus raisonnable que de nous y préparer ?

Jésus, dans la parabole dite de “l’homme riche et du pauvre Lazare”, reprenant les propres convictions spéculatives de ses interlocuteurs, fait le bref portrait de deux êtres bien différents. Le premier ne pensait qu’à jouir des biens terrestres. Mais voilà, le jour du grand départ arrivé, il était trop tard. Quelle déception pour le bon vivant !

L’autre se confiait en Dieu – c’est ce que signifie son nom –. Il avait sans nul doute préparé la grande rencontre finale. Quelle consolation !

La pointe de la parabole est sans équivoque. Se préparer à rencontrer Dieu, c’est tenir compte de sa révélation, y obéir. Des frères du riche pour qui ce dernier s’inquiète, Jésus dit, par Abraham interposé : Ils ont Moïse et les prophètes. Qu’ils les écoutent.

Richard Doulière

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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 16, versets 19 à 31.

Categories: Bon sens, Mort

Sagesse ou folie ?

22/03/2010
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Le Seigneur connaît les pensées des sages, il sait qu’elles sont vaines. 1 Corinthiens 3.20

Un pêcheur à la mouche artificielle a pris une semaine de vacances au printemps, pour pratiquer son sport favori dans les Pyrénées.

À son arrivée il constate que le redoux s’est installé, les neiges fondent, et les gaves sont pleins à ras bord. Le deuxième jour, certains affluents qui naissent à moyenne altitude roulent des eaux claires. Notre homme, habitué à pratiquer dans les grandes rivières larges, décide d’attendre. Le lendemain souffle le vent du nord, le froid pique. Le pêcheur se souvient du proverbe qui affirme : « Par vent du nord, rien ne mord », et reste au gîte. Le quatrième jour le vent d’autan1 s’est levé, notre homme se dit : « L’autan n’est ni pêcheur ni chasseur ». La canne reste dans son fourreau. Au matin suivant, tous les cours d’eau débordent suite aux violents orages de la nuit. Il attend encore… Le sixième jour, les eaux de quelques ruisseaux des vallées voisines ont baissé, mais notre homme répugne à se déplacer. Le septième, les conditions sont parfaites pour pêcher… mais c’est le jour du départ.

Ce pêcheur n’aura pas trempé ses mouches un seul jour. Son histoire nous invite à réfléchir quant à notre relation avec Dieu : par quels préjugés qui ont une apparence de « sagesse », ou par quelles « traditions » cette relation est-elle entravée ?

Reconnaissons ces obstacles à la lumière de la Parole de Dieu, et prenons conscience que Jésus est Tout-Puissant pour nous en libérer. Cette démarche sera salutaire pour entrer dans le Royaume de Dieu, sans connaître les frustrations de notre pêcheur.

Francis Praline

1 Vent chaud et sec, cousin du foehn.

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Lecture proposée : Lettre aux Colossiens, chapitre 2, versets 16 à 21.

Categories: Bon sens, Choses de la vie