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Archives pour la catégorie ‘Altruisme’

Êtes-vous prêts ?

30/12/2010

Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. Matthieu 24.42

Lorsque Sir Ernest Shackleton fut forcé d’abandonner sa recherche du pôle Sud, il laissa ses hommes dans l’île de l’Éléphant et leur promit de revenir les prendre. Plusieurs fois, il tenta de retourner vers ses hommes selon sa promesse mais n’y réussit pas. On avait beau lui répéter que c’était impossible, que la barrière de glace était trop large, il essaya encore une fois et partit dans son petit bateau, le Yalcho. Et voici qu’il trouva un étroit passage de la mer par lequel il pouvait parvenir jusqu’à l’endroit où il avait laissé ses hommes. Mais il fallait faire vite, car le passage allait se refermer dès que la température s’abaisserait vers le soir. En une demi-heure, tous les hommes furent à bord.

Un peu plus tard, il leur demanda :

– Comment se fait-il que vous ayez été tous prêts ?

– Votre second n’a jamais perdu l’espoir que vous reviendriez. Chaque fois que la mer était un peu libre de glace, il nous disait : « Roulez vos sacs, le capitaine viendra peut-être aujourd’hui ! »

Le divin Capitaine, Jésus, nous a aussi promis de revenir. Il a même dit : Tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue…1 et aussi : C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.2

Alfred Kuen

1 Matthieu 25.13

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 24, versets 42 à 51.

Il veut habiter nos entrailles

29/12/2010

Si quelqu’un m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui… Apocalypse 3.20

Chacun vient de fêter Noël à sa façon. Montagne de cadeaux, repas de roi, large rassemblement de famille ; d’autres, plusévangéliquement, ont privilégié l’accueil d’un voisin isolé, le don fait à une œuvre caritative. Fort bien.

Pourtant, donner à Noël son vrai visage passe par ailleurs. Car Jésus n’est pas né simplement pour provoquer l’émotion inévitablement ressentie à la vue d’un nouveau-né ; ni même pour provoquer un peu de générosité.

Il est venu pour être présent et nous transformer au dedans. C’est en nous qu’il n’a pas cessé de vouloir naître, afin de faire de nous de nouvelles créatures et autant d’habitations de son amour.

De nous être souvenu une nouvelle fois de sa naissance lointaine nous l’a-t-il rendu intérieurement présent ? Habite-t-il nos entrailles ? En hébreu, “entrailles” et “compassion” sont un seul mot.

Noël a-t-il mis au moins un peu de compassion dans nos cœurs ?

Si nous sommes religieux, nous faisons comme s’il venait de nouveau chaque année. Certes, le Seigneur reviendra. Mais il n’est pas vraiment reparti. Il est là, jour après jour, sollicitant la place qui lui revient en notre être. Une place qu’il veut occuper et remplir de sa compassion, pour que, sortant du cercle étroit de nos égocentrismes, nous allions, de sa part, dire son amour à ceux pour qui Noël n’aura été qu’une fête de plus.

Richard Doulière

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Lecture proposée : Livre de l’Exode, chap. 34, versets 1 à 7 ;Évangile selon Jean, chap. 1, verset 18.

Un certain Noël

21/12/2010

Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs… Hébreux 3.15

Chaque mercredi, je conduisais les enfants au cours de musique. Et chaque mercredi, le clochard était là, blotti dans un coin de mur. Il ne regardait personne, ne parlait pas…

L’hiver arrivé, le pauvre homme s’était enveloppé dans un sac poubelle pour être à l’abri du froid. Nous avions de la compassion pour lui, et notre fils était troublé de le voir vivre ainsi.

Le jour de Noël, notre fils a voulu inviter le clochard à partager notre repas de midi. Nous étions tous d’accord. Avec son père, ils sont partis à sa recherche. L’homme n’était pas à l’endroit habituel. Ils ont cherché dans tout le quartier, et enfin l’ont trouvé fouillant dans des poubelles.

Étienne a couru vers lui pour l’inviter gentiment. L’homme a refusé en grommelant : « Laissez-moi tranquille, je ne veux pas que l’on s’occupe de moi, je préfère rester seul. » Notre fils est revenu à la voiture, déçu, les yeux pleins de larmes. On n’a plus revu le clochard près de l’école de musique. L’hiver était très froid cette année-là…

On peut comprendre que cet homme avait des excuses : se sentait-il sale, il était gêné peut-être ?… Mais il a refusé la main tendue. Cela aurait pu changer le cours de sa vie car nous avions hébergé plus d’une personne durant des mois jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour elle.

Jésus nous tend sa main. Trouvez-vous des excuses pour refuser de répondre à son appel ? Peut-être vous sentez-vous indigne de venir vers Dieu, vous croyez qu’il n’y a rien à faire pour vous !

Mais Dieu vous accueille tel que vous êtes ! Il veut changer votre vie, pourvoir à vos besoins.

Danièle Delépine

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Lecture proposée : Évangile selon Matthieu, chapitre 22, versets 1 à 14.

Categories: Altruisme, Hospitalité