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Archives pour 05/2017

Être réellement libre

31/05/2017
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Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira.
Jean 8.31-32

Ces paroles, Jésus les a prononcées dans le temple lors de ce qui semble bien avoir été son dernier discours public. Elles représentent à la fois une promesse formidable et une terrible mise en garde. Car elles s’accompagnent d’une condition. Jésus les adresse à des Juifs bien disposés, qui avaient cru en lui1. Pourtant, il aura suffi de cette phrase pour déchaîner contre lui l’opposition et éveiller en eux le désir du meurtre.
Cela montre bien que, pour être réellement délivré de la haine, il ne suffit pas d’être un disciple occasionnel. Il faut persévérer dans l’écoute de la Parole et s’y soumettre. Tel est, dans ce passage, le sens du verbe “demeurer”.
Jésus est la Vérité qui libère. Mais, pour le connaître, il faut le chercher de tout son cœur, ne pas se laisser rebuter par certaines incompréhensions initiales, imposer silence à nos révoltes naturelles et à nos doutes chroniques.
Devenir vraiment son disciple, c’est être à son écoute et lui obéir, non point de temps à autre, fut-ce les dimanches matin, mais tout au long de la semaine et durant toute l’existence. C’est la condition inévitable qui ouvre la porte à la découverte de l’unique, de la vraie liberté, celle à laquelle, au fond de soi, tout le monde aspire.

Richard Doulière

1 Jean 8.31

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 14, versets 1 à 14.

 

Categories: Liberté, Obéissance Tags:

Fragilité et compassion

30/05/2017
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Enfin, entre vous tous, cultivez l’unité de cœur et d’esprit. Visez le même but. Qu’une bonne entente règne parmi vous : aimez-vous comme des frères. Témoignez concrètement votre compassion à ceux qui passent par une difficulté.
1 Pierre 3.8

« La compassion, c’est comprendre la souffrance et s’interroger sur elle, c’est être atteint soi-même… C’est parce que l’autre est souffrant et en danger que je l’accompagne, ceci parce que je sais voir en moi ma propre fragilité. » (Xavier Emmanuelli, fondateur de Médecins sans frontières et du SAMU Social.)
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a pas besoin d’être fort pour témoigner concrètement notre compassion envers ceux qui passent par une difficulté. Bien au contraire, c’est le sentiment de notre vulnérabilité et de notre propre fragilité qui ouvrira le chemin vers l’autre. Nous sommes tous mortels et faillibles dans nos meilleures intentions.
L’Évangile nous annonce que Jésus est venu offrir le pardon et la vie éternelle à tous ceux qui lui accordent leur confiance. « Oui, c’est par ses blessures que vous avez été guéris »1, écrit l’apôtre Pierre. Jésus s’est rendu fragile jusqu’à en mourir sur une croix par compassion pour nous. Recevons cette compassion dans nos cœurs, et nous pourrons à notre tour la transmettre à ceux qui passent par une difficulté.

Alain Monclair

1 1 Pierre 2.24

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Lecture proposée : 1ère lettre de Pierre, chapitre 3, versets 8 à 17.

 

Categories: Amour de Dieu, Relations Tags:

« Je suis votre juge »

29/05/2017
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Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eaux !
Apocalypse 14.7

Il roulait à vive allure en ville, et sous l’influence de l’alcool, il perdit le contrôle de son véhicule. Il percuta un enfant sur le trottoir et alla s’écraser contre un mur. Un témoin de l’accident se précipita au risque de sa vie et eut juste le temps d’ouvrir la portière et d’extraire le conducteur de sa voiture avant que celle-ci ne prenne feu et n’explose.
Plusieurs mois après, l’auteur de l’accident fut traduit en justice. Mais quelle ne fut pas sa surprise : le juge était… l’homme qui l’avait secouru ! Celui-ci lui dit : « Je me souviens de vous. Il y a deux ans, je vous ai sauvé la vie, mais aujourd’hui je suis là pour vous juger. » Un silence pesant régna sur le prétoire.
Jésus-Christ a fait bien plus pour nous. Lui, le Fils de Dieu, n’a pas seulement mis sa vie en péril, mais il l’a donnée volontairement. Et cela non seulement pour nous sauver du sinistre de notre péché, mais en plus de la condamnation que nous avions ainsi encourue.
Nous pouvons bien sûr refuser cette grâce, mais ne soyons pas surpris alors de rencontrer un jour le Sauveur comme notre juge.

Albert Nouguier

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Lecture proposée : Actes des Apôtres, chapitre 17, versets 30 à 34.

 

Categories: Justice, Sauveur Tags:

Amour filial

28/05/2017
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Honore ton père et ta mère : c’est le premier commandement auquel une promesse est rattachée.
Éphésiens 6.2

Lorsque Napoléon avec son armée d’invasion se trouvait à Boulogne, un marin anglais qui avait été capturé tenta de s’évader en fabriquant un radeau avec des morceaux de bois. Le premier consul entendit parler de sa tentative et le fit venir devant lui :
– Vous voulez réellement traverser la mer avec ce rafiot ?
– Oui, Monsieur
– Vous devez avoir quelque fiancée que vous êtes impatient de revoir.
– Non, Monsieur. Je souhaite seulement revoir ma mère âgée et infirme.
– Vous la verrez. Et vous lui donnerez cet argent de ma part, car elle doit être une bonne mère pour avoir un fils qui l’aime tant.
Ordre fut donné d’envoyer le marin avec un drapeau blanc au premier croiseur britannique qui se rapprocherait le plus près.
Napoléon lui-même fut toujours soucieux d’honorer sa mère Laetitia Ramolini qui avait été si intelligente et courageuse.
Alors, en ce jour de fête des mères, et tous les jours de leur vie, honorons la nôtre, si Dieu nous accorde le privilège de le faire encore !

Alfred Kuen

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Lecture proposée : Évangile selon Marc, chapitre 7, versets 1 à 13.

 

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Est-il précieux pour vous ?

27/05/2017
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Là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.
Matthieu 6.21

Un million de pelotes chatoyantes sont exposées dans les gondoles de l’immense « Grange aux laines », mais… en réalité, je n’en vois aucune !
Ma femme, ravie, passe de rayon en rayon et remplit son panier. Moi, je déambule dans les allées, les pensées ailleurs ! Mon épouse a presque la même attitude au milieu des ponceuses et autres clés à pipe, quand elle m’accompagne dans un magasin de bricolage…
Dans cette vaste salle remplie de laines, pourquoi est-ce que je pense brusquement à des… cochons ? C’est qu’en réalisant mon peu d’intérêt pour la laine qui réjouit Sonia, je me souviens que Jésus a parlé de l’indifférence de ces animaux envers les perles, si précieuses pourtant pour les humains. Il dit même que les cochons les foulent aux pieds1. Ce que je me garderais de faire avec la laine, sinon adieu les jolis pulls !
Par cette analogie des cochons, Jésus déplorait que le précieux message de l’Évangile soit ignoré, voire bafoué par tant de personnes !
C’est vrai, mon épouse et moi n’avons pas toujours les mêmes passions. Mais je suis tellement heureux de ce que nous appréciions pareillement le cadeau de la grâce divine ! Chaque jour, nous avons la joie d’explorer dans la Bible ce trésor inestimable, de partager nos découvertes l’un avec l’autre et d’en remercier Dieu.
Cette joie est aussi pour vous !

Claude Schneider

1 Matthieu 7.6

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 2, versets 4 à 10.

 

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