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Archives pour 02/2012

Impatience

29/02/2012

Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu.
Romains 8.28

Toute la région était recouverte d’une bonne couche de neige. Le paysage était vêtu d’un manteau blanc d’une beauté immaculée – la joie des enfants et des adultes…
Habituellement, je préfère admirer la scène depuis mon salon chaud et confortable, mais j’avais un rendez-vous, et j’ai donc décidé d’affronter les éléments, la voiture étant équipée de pneus d’hiver. La couche de neige sur la route n’était pas trop épaisse et j’avançais bien.
Soudain, j’ai rejoint une file. Devant moi, aussi loin que portait mon regard, des voitures roulaient à une vitesse régulière de 15 à 20 km à l’heure, pas par à-coups comme c’est parfois le cas lors d’accident. Certains ont klaxonné, d’autres ont fait des appels de phares, mais la plupart se sont résignés à être pris dans le « cortège funèbre ».
Y avait-il une personne âgée en tête de file ? Un étranger qui n’avait pas l’habitude de rouler sur la neige ? Quelqu’un qui n’avait pas changé ses pneus ? La frustration montait en moi. J’allais être en retard à ma réunion.
Après 20 bonnes minutes, les voitures ont enfin accéléré et retrouvé une vitesse normale. Puis j’ai compris la raison du ralentissement : deux énormes chasse-neige roulaient côte à côte pour dégager la route et nous permettre de rouler dans une relative sécurité. Et nous, nous avions réagi en montrant des signes d’impatience.
Qu’en est-il de mon impatience envers Dieu lorsqu’il ne répond pas immédiatement à mes requêtes ou mes attentes ?

Silvano Perotti

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Lecture proposée : Psaume 103, versets 13 à 17.

Categories: Insatisfaction, Prier

Le prix de la victoire

28/02/2012

Je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
1 Corinthiens 2.2

Au centre de l’Histoire, une croix a été dressée. Là se rencontrent le temps et l’éternité, le Créateur et la créature. Ce qui précède y conduisait ; ce qui suit en découle.
À la croix, Dieu prouve son amour envers nous. Alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous. Il fallait à Dieu un amour sans limites pour se faire homme, qui plus est, mourir de la manière la plus déshonorante que ses propres créatures aient inventée ! Mais ce mourant, pour quiconque accepte de s’y identifier, est le moyen de régler notre dette – en lui – et d’être désormais déclarés justes.
La croix est la main de réconciliation que Dieu lui-même, en Jésus, tend à sa créature révoltée. Prêcher un Dieu cloué en croix par ses créatures peut sembler une folie. Mais, étrangement, c’est la démonstration de la puissance et de la sagesse divines !
Dans sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul ne voulait savoir autre chose que cela. Il allait pourtant y consacrer le plus long chapitre à la résurrection. Car c’est elle qui garantit l’efficacité de la crucifixion. Celle-ci n’était pas seulement l’ultime offrande pour le péché – ce qui assure le pardon –, mais encore la preuve suprême de la victoire du Christ sur la mort : la tête du serpent écrasée1. Certes, la bête a survécu et demeure redoutable. Mais pour un temps seulement. Depuis la croix, par la foi, nous contemplons déjà la victoire définitive de Dieu sur le mal.

Richard Doulière

1 Genèse 3.15

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Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 5, versets 5 à 10.

Categories: Croix, Jésus

L’aigle terrassé

27/02/2012

À celui qui […] peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons, à lui soit la gloire.
Éphésiens 3.20

Au-dessus d’une île planait majestueusement un aigle royal. Un promeneur solitaire l’admirait. Devant ce spectacle grandiose, l’homme s’était arrêté pour l’observer à loisir. Cependant, il lui sembla remarquer un comportement anormal. Quelque chose “clochait”… Et effectivement, peu après, l’oiseau plongea et s’échoua à quelques pas du promeneur. Quelle pouvait être la cause de sa chute mortelle ? Aucune trace de balle, mais, ô surprise, le rapace tenait entre ses serres une petite belette, la proie de sa chasse. L’oiseau la maintenait contre sa poitrine. Durant le vol, le petit carnivore s’était mis à sucer le sang de son prédateur. Celui-ci, épuisé, finit misérablement à terre.
C’était un peu la lutte d’un David contre Goliath, d’un Moïse contre le pharaon, d’un Josué contre Jéricho, d’un Daniel dans la fosse aux lions, la victoire d’un petit sur un grand. Dieu choisit souvent les choses faibles du monde pour confondre les fortes, car sa puissance s’accomplit dans la faiblesse.
Ainsi, aucune créature ne pourra se vanter devant Dieu1 afin que toute la gloire revienne au Seigneur. C’est de Lui que viennent la richesse et la gloire, c’est Lui qui domine sur tout, c’est dans sa main que sont la force et la puissance.2
Dans notre faiblesse, ne comptons pas sur nous-même. Mais comptons sur l’aide et le secours du Dieu tout-puissant.

Charles Rick

1 1 Corinthiens 1.29                2 1 Chroniques 29.12

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Lecture proposée : Lettre aux Hébreux, chapitre 11, versets 33 à 35.

Categories: Faiblesse, L'homme