Archive

Archives pour 08/01/2012

Le prix de la victoire

08/01/2012

Je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
1 Corinthiens 2.2

Au centre de l’Histoire, une croix a été dressée. Là se rencontrent le temps et l’éternité, le Créateur et la créature. Ce qui précède y conduisait ; ce qui suit en découle.
À la croix, Dieu prouve son amour envers nous. Alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous. Il fallait à Dieu un amour sans limites pour se faire homme, qui plus est, mourir de la manière la plus déshonorante que ses propres créatures aient inventée ! Mais ce mourant, pour quiconque accepte de s’y identifier, est le moyen de régler notre dette – en lui – et d’être désormais déclarés justes.
La croix est la main de réconciliation que Dieu lui-même, en Jésus, tend à sa créature révoltée. Prêcher un Dieu cloué en croix par ses créatures peut sembler une folie. Mais, étrangement, c’est la démonstration de la puissance et de la sagesse divines !
Dans sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul ne voulait savoir autre chose que cela. Il allait pourtant y consacrer le plus long chapitre à la résurrection. Car c’est elle qui garantit l’efficacité de la crucifixion. Celle-ci n’était pas seulement l’ultime offrande pour le péché – ce qui assure le pardon –, mais encore la preuve suprême de la victoire du Christ sur la mort : la tête du serpent écrasée1. Certes, la bête a survécu et demeure redoutable. Mais pour un temps seulement. Depuis la croix, par la foi, nous contemplons déjà la victoire définitive de Dieu sur le mal.

Richard Doulière

1 Genèse 3.15

________________
Lecture proposée : Lettre aux Romains, chapitre 5, versets 5 à 10.

Categories: Jésus, Mort

La vertu de la faim

08/01/2012

Il t’a humilié, il t’a fait connaître la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres non plus n’avaient pas connue, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.
Deutéronome 8.3

« L’absence de faim est un drame […] Mais est-ce que cela existe, n’avoir faim que de nourriture ? Par faim, j’entends ce manque effroyable de l’être entier, ce vide tenaillant, cette aspiration à la réalité. La faim c’est vouloir. Ce n’est pas une faiblesse, car la faim ne connaît pas la passivité. L’affamé est quelqu’un qui cherche. » écrit Amélie Nothomb.
Dieu a fait connaître la faim à son peuple afin qu’il apprenne que l’homme ne peut pas vivre de manière entièrement satisfaisante avec du pain seulement. La faim dans le monde est un problème auquel Dieu nous invite à répondre en partageant notre pain avec celui qui est dans la pénurie.1 Mais quant à la faim de notre esprit, cette faim insatiable qui subsiste même lorsque nous avons tout pour être heureux ; cette faim-là, il n’y a que Dieu qui puisse la combler. Les contemporains de Jésus avaient soif de spiritualité, ils demandaient des miracles. Mais Jésus leur dit : C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.2
Le pain ne nous suffit pas, apprenons à vivre des paroles de Jésus.

Alain Monclair

1 Ésaïe 58.7                   2 Jean 6.35

_______________
Lecture proposée : Livre du Deutéronome, chapitre 8, versets 1 à 5.

Categories: Engagement, Nous et Dieu