Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Que ta fidélité est grande ! Lamentations de Jérémie 3.22
Je lis le prophète Jérémie et ses Lamentations. Sa tristesse me gagne car ses prophéties annoncent de mauvaises nouvelles pour ses contemporains. L’ambiance n’est pas terrible dans ce temps là ! Lui même sait que sa propre vie est en danger à cause de ce qu’il annonce : triste situation !
Les informations de nos journaux télévisés sont du même ordre : beaucoup de malheurs, d’accidents, de problèmes financiers, d’inflation, de crimes… Que des mauvaises nouvelles qui nous laissent maussades ! Même la météo est grise et notre cœur prend la couleur du ciel.
Les bonnes nouvelles sont rares. Et selon le principe bien contemporain, on parle plus des trains qui arrivent en retard, que de l’immense majorité de ceux qui arrivent à l’heure. Le grand sujet de nos conversations, c’est ce qui ne va pas ! L’homme est en désespérance et ne voit pas le bout du tunnel.
De bonnes nouvelles il y en a pourtant. Nous vivons dans un pays où nous avons presque tout ce qui nous est nécessaire si nous faisons l’effort de tendre la main. Apprenons à distinguer les bonnes nouvelles et sachons regarder les bonnes choses qui nous entourent…
En lisant la Bible, j’y découvre les promesses et les bénédictions que Dieu nous donne. Notre Créateur nous offre la paix intérieure et le vrai bonheur qui ne dépendent pas des circonstances. Acceptons-les !
Bernard Doise
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Lecture proposée : Livre du prophète Jérémie, chapitre 31, versets 2 à 18.
Ayant fait un fouet avec des cordes, Jésus chassa les vendeurs et les changeurs du temple. Jean 2.15
S’il y avait eu des journaux au premier siècle, dans les années 28 à 30 en Palestine, on aurait pu lire à la une du « Jérusalem Magazine », en gros titre : « Scandale au temple ».
Que s’est-il passé au juste ? Pour la fête de la Pâque, tous devaient se rendre au temple de Jérusalem pour offrir des sacrifices à Dieu. Aussi la cour du lieu de prière était-elle devenue un centre commercial : des vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons proposaient des animaux à sacrifier. Imaginons le bruit et l’odeur ! Tout était prévu, même un bureau de change pour ceux qui venaient de l’étranger.
Mais voici que Jésus fait un fouet avec des cordes et chasse tout ce monde du temple. Il disperse la monnaie des changeurs, renverse les tables et s’écrie : « Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » Pour Jésus, les choses sont claires. Le temple est réservé à l’adoration, le commerce n’y a aucune place.
Comme les sacrifices d’animaux ont cessé, nous pourrions penser que ce texte de l’évangile ne nous concerne pas. Mais que voit Dieu dans notre cœur quand nous nous approchons de Lui dans la prière ? Pensons-nous profiter de notre « religion », en tirer des avantages ? Ou bien prions-nous, espérant qu’en échange, le Seigneur réalisera nos désirs impurs ou malhonnêtes ?
Demandons à Jésus de chasser tout cela de notre cœur et d’y faire le ménage salutaire. L’hypocrisie et la piété superficielle sont aussi répréhensibles que ces activités mercantiles autrefois.
Gérard Dagon
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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 2, versets 13 à 25.
L’empereur me demanda : – Que veux-tu donc ? Je priai le Dieu des cieux, et je répondis… Néhémie 2.4,5
Confronté à une demande inattendue, Néhémie ne peut prier que fort brièvement. La réponse à donner était pourtant de la plus grande importance. Néhémie ne pouvait pas plus se passer de l’inspiration de son Dieu que faire attendre l’empereur.
Sa prière-éclair me plaît, non que je ne trouve aucun plaisir à un long échange avec Dieu, mais parce qu’elle démontre que, pour nous écouter, Dieu n’a nul besoin de discours. Il entend et répond à un simple cri. Néhémie a-t-il simplement pensé : « Seigneur, inspire ma réponse » ? Dieu répondit.
Mais la prière peut aussi être longue contemplation intérieure, supplication pressante en faveur d’un proche ou bien silence tranquille d’un abandon. Elle est toujours enracinée dans le vécu. Elle ne peut se contenter de formules toutes faites, répétées comme des mantras, ni de prolixes verbiages. Un moine, Frère François Cassingena-Trévedy, interviewé pour “Panorama” l’exprimait ainsi : « La prière, en christianisme, n’est pas un petit “machin” soft, à côté de la vie. Elle plonge ses racines au cœur de l’existence. ». « Aujourd’hui, disait-il encore, je crois que l’œuvre que nous avons à accomplir, c’est de faire de toute notre vie une prière. »
Si notre croyance ne se traduit pas en dialogue spontané avec Dieu, elle est totalement illusoire. La foi authentique se nourrit nécessairement de l’échange qu’est la véritable prière.
Richard Doulière
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Lecture proposée : Lettre aux Philippiens, chapitre 4, versets 6-7.