Archive

Archives pour 06/2010

Le Christ Pantocrator

30/06/2010
Commentaires fermés

Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient. Apocalypse 4.8

Sous la coupole qui domine certaines églises de style byzantin, une impressionnante représentation du Christ, en mosaïques multicolores sur fond d’or, semble fixer des yeux fidèles ou visiteurs qui lèvent leur regard vers la voûte. C’est le Christ Pantocrator, c’est-à-dire Tout-Puissant, un Christ en majesté. Souverain de l’univers, il trône sous la coupole, symbole du ciel, inspectant du regard la terre et bénissant le monde d’un geste de la main. Le Christ est représenté comme le Ressuscité, transfiguré et revenant dans sa gloire, à la fois Dieu et homme, tenant dans sa main tout ce qui existe. Ses traits manifestent sa justice – il est le Juge suprême – mais aussi sa tendresse – il est l’Époux attendu par la fiancée, l’Église, le rassemblement de tous ceux qui ont cru en Lui.

Christ est en effet tout cela. Il est Dieu fait homme, quittant sa gloire divine pour prendre notre condition humaine, allant jusqu’au sacrifice sur la croix, pour manifester la justice et l’amour de Dieu. Il est aussi le Ressuscité, assis à présent dans sa gloire et intercédant en faveur des siens, jusqu’au jour où il reviendra les chercher pour les introduire dans la présence du Père céleste.

Jésus est-il pour vous Pantocrator, le Fils de Dieu Tout-Puissant, celui qui vous a réconcilié avec Dieu le Père ?

Bernard Grebille

—————————————————

Lecture proposée : Lettre aux Colossiens, chapitre 1, versets13 à 20.

Categories: Jésus

Boubou

29/06/2010
Commentaires fermés

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Apocalypse 3.20

La visite quotidienne de Boubou, le chat du voisin, me fait penser à ce verset de l’Apocalypse.

Assis à mon bureau, je réfléchissais à la rédaction de feuillets pour ce calendrier. Tout à coup, j’entends un petit bruit. C’est Boubou ; il réclame son menu supplémentaire. Je lui ouvre la fenêtre, et après ma petite caresse, il se précipite vers la cuisine où l’attend un assortiment de croquettes.

Boubou s’est tenu à la fenêtre, il a frappé à sa manière. Je l’ai entendu, j’ai ouvert, il est entré chez moi, son repas était prêt.

Cela me rappelle que Dieu se tient à notre porte, à la porte de notre cœur. Par un verset de la Bible, par un événement heureux ou malheureux, il veut nous parler, il veut entrer en communication avec nous. Plus, il veut intervenir dans notre vie.

Mais l’entendons-nous ? Et puis sommes-nous prêt à l’écouter, à lui parler, à prier, à le considérer comme un père qui aime ses enfants et connaît leurs besoins. Dieu ne désire pas simplement entrer chez nous, dans notre vie. Il veut s’asseoir à table, il veut souper avec nous : il veut en quelque sorte faire partie de la famille et tout partager avec nous.

Que Dieu et le Seigneur Jésus, par l’Esprit Saint, soient vraiment les invités d’honneur à notre table. Et là, en toute simplicité, nous pourrons leur dévoiler ce qui se cache au fond de notre cœur.

Gérard Dagon

—————————————————

Lecture proposée : Livre de l’Apocalypse, chapitre 3, versets 14 à 22.

Se laisser trouver

28/06/2010
Commentaires fermés

Quand on découvre tes paroles, c’est la lumière. Psaume 119.130

L’écrivain Erri de Luca, disait de la Bible : « On ne peut pas ouvrir ce livre pour chercher ; on peut l’ouvrir seulement pour avoir l’occasion d’être trouvé. » Étonnante lucidité pour quelqu’un qui dit n’être pas croyant mais qui a mis à son programme quotidien la lecture et l’étude de la Bible !

Jésus a dit : Qui cherche trouve. Mais il y a certainement diverses manières de chercher. Lire le Livre saint comme il convient, c’est en fait bien moins y chercher quelque chose que se mettre à l’écoute de l’imprévu divin. C’est avant tout se rendre disponible à son action et répondre à Sa quête.

Je crois juste d’affirmer que si c’est de cette manière que nous l’ouvrons, le jour viendra où, nous ayant trouvés, Dieu nous attirera, nous fera entrer dans une relation d’intimité. Car la piété à laquelle nous sommes conviés n’est pas une pratique “religieuse”, c’est cette proximité intérieure avec Dieu qui nous permet de le tutoyer. Il est vrai qu’il en découle normalement une nouvelle manière de vivre, une nouvelle rigueur morale, un nouveau souci des autres et l’oubli de soi. Mais ce sont là les fruits de notre communion avec Celui qui nous a trouvés, non leur source ou leur condition.

Telle est la grâce de Dieu, que nous n’avons pas à L’atteindre, mais seulement à nous laisser rejoindre et façonner par Lui.

Lorsque c’est ainsi que nous ouvrons le Livre divin, cette rencontre peut s’opérer.

Richard Doulière

—————————————————

Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 5, versets 39 & 40.

Categories: Bible