Archive

Archives pour 03/2010

Les trésors de Golconde

28/03/2010
Commentaires fermés

Mieux vaut ce qu’on a dans la main que tout ce qu’on pourrait désirer par la pensée. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent. Ecclésiaste 6.9

Ali Afed possédait une ferme magnifique au bord du fleuve Indus. D’immenses vergers et des champs fertiles pourvoyaient à tous ses besoins. Un jour, il eut la visite d’un vieux prêtre bouddhiste qui lui apprit qu’un diamant était “une goutte de soleil” et que, s’il parvenait à trouver un diamant de la grosseur de son pouce, il pourrait acheter tout le pays, et que s’il trouvait un gisement de diamants, il pourrait placer ses enfants sur des trônes.

Ali n’eut plus qu’une pensée : trouver des diamants. Il vendit sa ferme et partit au loin. Il voyagea beaucoup, mais ne découvrit rien. Quand il eut dépensé tout son argent, il échoua en Espagne, misérable et vêtu de loques. Une puissante vague l’emporta dans la baie de Barcelone et il disparut en mer.

L’homme qui avait acheté sa ferme ramassa un jour, dans le torrent qui coulait au bout du jardin, une pierre noire d’où semblait rayonner une étrange lumière. Le vieux prêtre bouddhiste repassa par la ferme et remarqua cette pierre sur la cheminée : « Mais c’est un diamant ! ». Avec le propriétaire, ils se mirent aussitôt à fouiller le jardin et découvrirent le plus extraordinaire gisement de diamants. Le Koh-i-nor et l’Orlov qui ornent les couronnes de Grande-Bretagne et de Russie proviennent de ce gisement de Golconde.

Ne ressemblons-nous pas souvent à ce fermier en allant chercher au loin une vérité qui se trouve tout près de nous – dans la Parole de Dieu ?

Alfred Kuen

—————————————————

Lecture proposée : Psaume 119,versets 129 à 136.

Categories: Argent, Illustration

Foi et athéisme

27/03/2010
Commentaires fermés

Dieu a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité. Ecclésiaste 3.11

Georges Clemenceau, homme politique de caractère très énergique, surnommé « Le Tigre », et patriote intransigeant, devint président du Conseil des ministres de 1917 à 1920. S’opposant à tout défaitisme, il galvanisait toutes les énergies. En tant que président de la Conférence de la Paix après la victoire de 1918, il heurta les autres chefs d’États par son attitude intraitable à l’égard de l’Allemagne vaincue. Il était aussi connu pour son anticléricalisme.

Mais il trouva le courage, sur la fin de sa vie, de reconnaître qu’il s’était trompé. En effet, peu avant sa mort en 1929, il adressa la lettre suivante à son ami Hervé, dans laquelle il confessa publiquement son erreur :

« Cher ami, je quitte ce monde. Vous savez que durant toute ma vie, je me suis moqué de la religion. Mes compagnons républicains ont fait de même. Mais je suis convaincu qu’il est impossible de bâtir un ordre social sur l’athéisme. Si j’avais eu ce point de vue plus tôt, je l’aurais assumé sans peur de la moquerie, comme vous le faites. Je vous supplie de faire connaître publiquement mon testament pour informer les jeunes générations. J’ai ainsi déchargé ma conscience. »

Avait-il non seulement reconnu s’être trompé vis-à-vis de la religion, mais aussi reconnu que Dieu, le Créateur, lui proposait des relations nouvelles faites de pardon et d’amour, par Jésus-Christ ?

Charles Rick

—————————————————

Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 45, versets 20 à 22.

La belle histoire de l’amour du père

26/03/2010
Commentaires fermés

Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion et, courant vers lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers. Luc 15.20

On a dit à juste titre que l’histoire dite « du fils prodigue1 » devrait s’appeler « l’histoire de l’amour du père ». Un fils quitte la maison paternelle avec son héritage et va mener la grande vie dans des lieux de plaisir, avec des prostituées et des gens légers et écervelés comme lui. Insouciant, il fait la “nouba”. Le père, lui, n’en prend pas son parti. Il languit espérant le retour de son fils. On peut l’imaginer regardant souvent, mais en vain, le chemin du retour. Le fils, étourdi par les plaisirs dangereux, finit en compagnie des pourceaux. C’est dans cette situation peu enviable qu’il se réveille et prend conscience de sa stupidité et de son état de déchéance.

Il vaut la peine de relire cette histoire merveilleuse, de regarder les détails pour en mesurer toute la portée. Le fils penaud et repentant, le père tout heureux de ce retour, la réhabilitation du fils dans sa condition première : anneau, vêtements, serviteurs à son service, fête… Mais aussi le fils aîné qui “râle”.

Méditons cette histoire et saisissons les vérités éblouissantes qui y sont révélées. Et si nous prenons conscience d’être en train de faire le “mariolle”, n’attendons pas d’être tombé plus bas pour revenir vers le Père céleste qui nous attend.

Yvan Dussart

1 Luc 15.11-32

—————————————————

Lecture proposée : Livre du prophète Osée, chapitre 14, versets 1 à 9.