Alors il s’écria : « Abraham, mon père, aie pitié de moi ! Envoie donc Lazare, qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue, car je souffre horriblement dans cette flamme. » Luc 16.24
Jésus, lorsqu’il était sur terre, a souvent parlé de l’enfer qu’il nommait la géhenne ou le séjour des morts. Notre texte ci-dessus est tiré de l’histoire « L’homme riche et le pauvre Lazare », par laquelle Jésus a voulu nous l
aisser une image symbolique de ce qui se passe après la mort. Dans l’au-delà, il y a deux lieux bien distincts : un paradis et un enfer ; un lieu de bonheur et un lieu de souffrance. Mais il ne faudrait pas déduire de cette parabole que la pauvreté et la richesse seraient un facteur déterminant quant à l’au-delà. Il faut noter la différence entre ces deux hommes : le riche, lui, s’est confié en ses propres richesses sans se soucier ni de Dieu ni du pauvre, tandis que Lazare, sans ressource, a mis toute sa confiance en Dieu.
De nos jours, bien des gens mettent en doute la réalité de l’enfer, mais on ne peut à la fois croire en Jésus-Christ et douter de ce que, en tant que Fils de Dieu, il nous a révélé afin de nous prévenir. Dieu est amour, c’est pourquoi il a donné son Fils afin que nous puissions être sauvés de l’enfer. Cependant, il est également juste et saint, c’est pourquoi il ne peut accueillir dans son ciel ceux qui n’ont pas été réconciliés avec lui, et purifiés par le sang de Christ, afin de devenir ses enfants adoptifs.
Vous qui lisez ces lignes, avez-vous la certitude d’être accueilli au paradis ?
Hermann Christen
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Lecture proposée : Évangile selon Luc, chapitre 16, versets 19 à 31.
La balance fausse est en horreur à l’Éternel, mais le poids juste lui est agréable. Proverbes 11.1
Je me souviens de cette petite épicerie où nous nous servions lorsque nous habitions dans la région parisienne. Plus exactement je me souviens de l’épicière, de sa manière de peser et facturer par exemple les tranches de jambon.
Le prix variait, il n’était pas le même pour tout le monde. Vous vous demandez comment cela était possible ? Tout simplement le paquet de papier destiné à emballer les tranches séjournait sur le plateau de la balance et son poids était régulièrement facturé aux clientes. Un jour le paquet de papier a disparu de sa place habituelle. Que s’était-il passé ? Lui en avait-on demandé la raison ? Est-ce qu’une cliente avait eu finalement le courage de lui faire une remarque ? Le service de la répression des fraudes était-il venu contrôler le magasin suite à une dénonciation ?
Non, la raison est ailleurs. Notre épicière venait d’accepter Jésus-Christ comme son Sauveur personnel et sa vie était changée. Ce qui semble certain, c’est que son attitude passée n’était pas innocente. Elle savait très bien ce qu’elle faisait. Avait-elle pris connaissance de ce verset du livre des Proverbes ? Je ne le sais pas. Mais sans doute que le Saint-Esprit lui avait indiqué ce qu’elle devait impérativement mettre au point dans sa vie.
Lorsque Dieu prend possession d’une vie, il fait la lumière sur tout ce qui n’est pas à sa gloire dans nos pensées, nos paroles et nos actes. À nous d’obéir et de changer pour lui être agréable.
L’a-t-il fait dans la vôtre, même si vous n’êtes pas épicier ou épicière ?
Jack Mouyon
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Lecture proposée : Livre du Deutéronome, chapitre 25, versets 13 à 16.
Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus… Jean 8.11
Qui ne connaît cette déclaration de Jésus à la femme prise en flagrant d
élit d’adultère, mais qu’on lui amène pour le piéger ? Personne ne la condamna parce que tous les accusateurs, les uns après les autres, se retirèrent, repris par leur conscience. Jette-t-on la pierre quand on se découvre tout aussi coupable ?
Chez Jésus, le refus de condamner avait une tout autre dimension. Il était l’acte de grâce de Dieu lui-même, seul apte à pardonner les péchés.
Très tôt, dans l’histoire de l’Église, la conclusion de ce récit a gêné. Au point que plusieurs manuscrits en furent “expurgés”. On craignait vraisemblablement qu’il ressemblât à une absolution de l’adultère. Peut-être pour n’avoir pas mesuré avec assez de sérieux la suite de la déclaration du Maître : Va et, désormais, ne pèche plus ! L’épisode se termine donc bien par une absolution, mais accompagnée d’un “envoi” impératif : Ne pèche plus ! Ce qui n’est pas si facile. N’est-ce pas même impossible ? Plus d’adultère, ce n’est pas hors de portée, bien sûr, heureusement ! Mais nous sommes coupables de tant d’autres formes de désobéissances !
J’aime l’affirmation de je ne sais qui : « Dieu donne ce qu’il ordonne. » Voilà qui change tout. L’Évangile, pardon gratuit accordé à qui se repent, est donné afin d’avoir pour fruit la transformation de la conduite. Dieu l’ordonne. Et parce qu’il est Dieu, son exigence est promesse. En le demandant, il garantit qu’il le rendra possible.
Richard Doulière
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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 8, versets 1 à 11.