Pour qui te prends-tu donc ?

01/10/2016

Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, avant qu’Abraham soit venu à l’existence, moi je suis.
Jean 8.58

25736325912_b4159eaaf6_mOn peut comprendre la réaction outrée des chefs des Juifs en entendant Jésus répéter à plusieurs reprises : Moi, je suis. Pour eux, cette expression n’était pas neutre. C’est en effet de cette façon que Dieu s’est révélé à Moïse dans le buisson ardent, alors qu’il gardait ses moutons dans le désert du Sinaï. Quand Moïse lui demanda par quel nom il fallait le nommer, Dieu lui répondit : Je suis celui qui est. Puis il ajouta : Voici ce que tu diras aux Israélites : Je suis m’a envoyé vers vous.1
En reprenant à son compte cette expression, en affirmant qu’il existait bien avant leur ancêtre Abraham, Jésus proclame à ces responsables du peuple juif qu’il est bien Fils de Dieu. Ceux-ci ne peuvent entendre ce qu’ils considèrent comme un blasphème et cherchent à le lapider. Si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés2, avait averti Jésus en s’adressant à tous ceux qui l’entouraient.
Pour qui prenons-nous Jésus ? Pour un mystificateur, un illuminé qui se croyait Dieu ? Ou pour ce qu’il est véritablement, le Fils de Dieu, Dieu lui-même venu à notre rencontre pour nous sauver de nos péchés ?

Bernard Grebille

1 Exode 3.14           2 Jean 8.24

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 8, versets 52 à 59.

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Du neuf avec du vieux

30/09/2016

Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi.
Hébreux 11.39

pants-1637097_640Pour un rallye national des Flambeaux et Claires-Flammes¹, une équipe de couturières bénévoles avait confectionné 800 sacs à dos avec de la récupération : des vieux jeans, des boutons, des boucles, des lacets, des tissus fantaisie, des dentelles. Aucun sac n’était identique à un autre. De par la nature hétéroclite des matières premières utilisées, mais aussi « grâce aux défauts » ! Un bout de jean avait-il des taches ? Elles étaient cachées par un assortiment original de boutons. Ou un trou ? Une dentelle ou un tissu fantaisie le couvrait, et le tour était joué…Toutes ces imperfections rencontrées ont permis à notre imagination de créer des motifs originaux auxquels nous n’aurions pas pensé autrement.
On appelle parfois “héros de la foi”, les personnes citées dans la lettre aux Hébreux au chapitre 11. Mais quand je lis leurs récits de vie dans l’Ancien Testament, je ne peux que constater les défauts et les manquements évidents de certains d’entre eux. Pourtant, ils nous sont donnés en exemple. Non pas pour leur vie parfaite, mais pour la confiance qu’ils ont placée en Dieu.
Dieu ne se laisse pas arrêter par tout ce qui est déchiré ou troué dans nos vies. Il s’est approché de nous pour transformer le “vieux jean” de notre vie en œuvre d’art : une vie nouvelle, une re-naissance. Il y a une condition, toutefois : abandonner avec confiance (foi) notre “vieux jean” entre ses mains.

Elfriede Eugène

¹ scouts évangéliques

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Lecture proposée : Lettre aux Hébreux, chapitre 11, versets 24 à 35.

 

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Pas le projet de Dieu

29/09/2016

L’homme naît pour souffrir comme l’étincelle pour voler.
Job 5.7

8287152807_e2ae27e4c4_mCes paroles d’Éliphaz, à son ami Job, ne sont probablement pas les meilleures à dire pour consoler de l’épreuve. Mais il serait difficile de le contester. La souffrance nous colle à la peau et ne nous laisse jamais longtemps tranquilles.
La souffrance n’était pas le projet de Dieu pour ses créatures. Elle est le résultat de nos désobéissances. Mais Dieu n’en a pas pris son parti. Au point de venir la partager en prenant notre nature afin de nous en délivrer. Il ne nous a pas expliqué le mal. Il en a payé le remède au travers de son ultime abaissement, de ses souffrances indicibles, de sa mort volontaire. Ésaïe disait de façon admirable : Ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé […] Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.1
C’est pourquoi quiconque met en Lui sa confiance sait qu’il aura part, demain, à cette nouvelle terre où Dieu essuiera toute larme, où la mort ne sera plus, et où il n’y aura plus ni deuil, ni cris, ni douleur2.

Richard Doulière

1 Ésaïe 53.4-5           2 Apocalypse 21.4

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Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 53.

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Les bottes

28/09/2016

Car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.
Matthieu 6.8

boots-1296077_640Au temps du rideau de fer, des équipiers de la mission « Portes Ouvertes » étaient en route pour livrer des Bibles aux chrétiens persécutés d’un pays de l’Est. En chemin, ils s’arrêtent chez un chrétien très pauvre pour lui remettre quelques vêtements et une paire de bottes dont il a grand besoin. Mais ils s’aperçoivent, déçus, que les deux ne sont pas de la même pointure. Leur ami les enfile quand même et s’exclame : « Ces bottes me vont parfaitement ! Dieu savait que j’ai un pied plus grand que l’autre ! » Ainsi, dans sa sollicitude pour son enfant, le Seigneur avait guidé les équipiers dans leur « erreur » lors de la préparation du paquetage.
Il n’y a pas de hasard dans la vie. Dieu est souverain, il voit, sait et contrôle tout. Comme pour les bottes, il s’occupe de petits détails qui semblent insignifiants.
Ce calendrier, par exemple, croyez-vous que vous le lisez par hasard ? Non ! Derrière la personne qui vous l’a offert, ou votre décision de l’acheter, se trouve le Dieu souverain qui veut vous rencontrer. C’est lui qui a guidé les auteurs de ces feuillets dans le choix de versets pour vous toucher. Et certains commentaires sembleront même écrits exprès pour vous.
Alors, voici une prière pour vous : « Seigneur, tu me connais, tu sais ce dont j’ai besoin. Veuille ouvrir mon cœur à ce que tu veux me dire par ce calendrier. »

Françoise Lanthier

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Lecture proposée : Psaume 33, versets 6 à 15.

 

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Categories: Providence, Qui est Dieu Tags:

Relativisme amoral

27/09/2016

L’homme sans morale est un malfaisant.
Proverbes 6.12

freedom-307791_640La crainte de Dieu n’est pas seulement le commencement de la sagesse. Elle est aussi la source de toute morale dans ce monde. C’est par une morale commune que la vie en société est possible. La morale est faite d’un ensemble de règles, dites ou non dites, qui régissent une société en vue du bien-vivre ensemble. Plus une société s’éloigne de Dieu, des préceptes de Sa Parole, plus son niveau de moralité baisse. La morale commune disparaît pour faire place à une société individualiste dans laquelle chacun cherche à satisfaire d’abord son intérêt. Il y a toujours eu, dans toute société, des êtres amoraux ou immoraux. Lorsque le niveau moral est élevé, ils sont immédiatement réprimandés. Mais, demande l’auteur du psaume 11, que peut faire le juste lorsque les fondements moraux sont renversés ?1
Nous ne cessons de nous plaindre, dans notre société, de la violence faite aux personnes. De fait, il n’y a plus de morale commune. Notre société est plus que jamais fracturée. La raison en est que tout, désormais, est relatif. Il n’y a plus d’absolu, plus de sacré… sauf la prétention de chacun de vivre comme il l’entend. Nous n’avons plus de dénominateur commun. Il nous faut revenir à Dieu qui nous a tous créés. Lui seul est capable de nous réunir dans nos différences. Jésus est le point de jonction entre nous et lui, mais aussi entre nous. Qui passe par lui se retrouve et trouve, en ceux qui croient, une vraie famille !

Gilles Georgel

1 Psaume 11.3

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Lecture proposée : Psaume 14, versets 1 à 3.

 

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