Consolation

20/08/2017

Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande.
Job 2.13

Face au malheur d’autrui, nos tentatives de consolation sont maladroites… L’empathie humaine naturelle pousse à une réponse automatique et irréfléchie. Cette superficialité ressentie par le souffrant n’apaise pas sa douleur. À y réfléchir, pour celui dont l’injustice et la violence de la privation frappent la vie, le silence est préférable aux phrases vides. Tant que les trois amis de Job étaient là, silencieux, témoins compatissants de ses souffrances, ils étaient de bons consolateurs. Mais quand ils prirent la parole, ils devinrent des consolateurs fâcheux1 et faussement accusateurs2.
Un bon consolateur est avant tout un accompagnateur. Être présent dans l’amour fraternel, c’est reconnaître en l’autre son désespoir. C’est respecter son chagrin, c’est compatir à l’absence de l’irremplaçable. Cette présence ne guérit pas la souffrance, mais la solitude de la souffrance. Elle soulage la souffrance de la souffrance… Le bon consolateur dit : « Je pèse ta privation et je suis avec toi. »
Or, si la présence avec une telle relation console, ô combien l’amour de Dieu apporte cela ! Souvent endeuillé, Jean Calvin témoignait : « Rien ne console plus puissamment que la certitude d’être entouré en pleine détresse par l’amour de Dieu. »

Dominique Moreau

1 Job 16.2 2 Job 21.34

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Lecture proposée : Livre de Job, chapitre 2, versets 11 à 13.

 

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Regarder vers l’orient

19/08/2017

C’est pour être la lumière que je suis venu dans le monde, afin que tout homme qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Jean 12.46

Les églises et les cathédrales sont traditionnellement « orientées », c’est-à-dire tournées vers l’orient. Leur chœur est situé à l’est, vers le soleil levant. Cette disposition évoque la lumière du Christ ressuscité au matin de Pâques triomphant de la mort tout comme le soleil triomphe de la nuit.
Qu’en est-il de notre vie ? Vers quoi s’oriente-t-elle ? Qu’est-ce qui lui donne sens ? Quelle est notre boussole ? La foi au Christ ressuscité peut chasser les ténèbres de notre cœur et transformer notre vie.
Origène, un des Pères de l’Église vivant au 3ème siècle, adressait à ses contemporains cette invitation, qui est toujours d’actualité : « Vous êtes donc invités à regarder vers l’orient, où se lève pour vous le soleil de justice, le Christ ! Ainsi vous vivrez dans la lumière de la connaissance, vous garderez le jour de la foi, vous posséderez toujours la lumière de l’amour et de la paix. »
Tout comme la longue nef invite à cheminer vers le chœur de la cathédrale, que notre vie soit ce cheminement de la foi vers Dieu, précédé et guidé par le Christ.

Bernard Grebille

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Lecture proposée : Évangile selon Jean, chapitre 12, versets 44 à 50.

 

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Extrêmement religieux…

18/08/2017

J’ai même découvert un autel qui porte cette inscription : « À un dieu inconnu ». Ce que vous révérez ainsi sans le connaître, je viens vous l’annoncer.
Actes 17.23

Si vous vous rendez à Athènes sur la colline de l’Acropole, vous pourrez admirer les vestiges de nombreux temples édifiés en l’honneur d’une multitude de dieux et déesses. C’est à l’Aréopage que l’apôtre a prononcé un discours célèbre. Il avait découvert une inscription : « À un dieu inconnu » ! Il s’y est adressé aux Athéniens pour leur dire : « Ce Dieu que vous révérez sans le connaître, c’est celui que je vous annonce ».
Message d’une grande richesse qu’il faut lire et méditer. Avançant dans son discours, Paul va s’appuyer sur des textes bibliques pour présenter le Dieu de la Bible, celui qui a créé le ciel et la terre : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ». Mais il va plus loin : il annonce également la nécessité pour tous les hommes de se repentir. Car, dit-il, Dieu a fixé un jour où il nous faudra comparaître devant lui et rendre des comptes de notre vie. L’apôtre parle alors de la résurrection. Ce mot suscite la moquerie, et les Athéniens cessent de l’écouter.
Lisez la Bible, méditez l’enseignement des prophètes, de Jésus, de Paul pour découvrir le Dieu d’amour qui changera votre vie. Il ne sera plus un inconnu, mais un Dieu de près qui vous donnera paix et joie de vivre dans l’attente de la résurrection.

Francis Bailet

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Lecture proposée : Actes des apôtres, chapitre 17, versets 15 à 34.

 

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Déconstruction

17/08/2017

Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée.
Proverbes 22.28

Ce n’est pas pour rien que ceux qui nous ont précédés ont posé des bornes. Elles sont là pour définir des limites, cadrer ce qui doit l’être afin que chacun sache jusqu’où il a le droit d’aller. Les bornes posées sont avant tout affaire de droit et de justice. Elles sont aussi, pour les générations qui suivent celles qui les ont posées, un appel au respect du travail fourni, pour que tout se passe dans la société avec ordre et bienséance.
Cette humilité et ce respect font cruellement défaut aujourd’hui. Ce qui est du passé est considéré comme dépassé, réactionnaire, archaïque ou relevant d’un conservatisme désuet. Notre génération, pense-t-on, est plus intelligente, plus éclairée. Elle n’a nul besoin de s’en tenir aux bornes anciennes : le mariage, la famille traditionnelle, les principes d’éducation, le respect de l’autorité… On en voit pourtant le résultat tragique !
Dans cette période où il est de bon ton de déconstruire, il nous faut redire que l’homme n’est pas Dieu. Il ne peut pas à loisir renverser sans se nuire les fondements millénaires posés par le Créateur pour le bien et la pérennité de l’humanité.
Qui ne veut pas des lois de Dieu doit le savoir : il n’aura que le chaos à leur place !

Gilles Georgel

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Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 5, versets 20 et 21.

 

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Graciés dans la tempête !

16/08/2017

« Et voici que Dieu t’accorde la grâce de tous ceux qui naviguent avec toi… »
Actes 27.24

L’apôtre Paul, dans son voyage à Rome, se retrouve avec 275 personnes sur un bateau qui traverse une effroyable tempête.
C’est au milieu de celle-ci qu’il reçoit cette parole d’un ange de Dieu pour l’encourager lui, ainsi que les marins et les soldats qui l’accompagnent. Dans ce péril mortel, il adresse à deux reprises ses encouragements à ses compagnons désespérés.
Pourquoi ? Dieu lui a promis que ceux qui naviguent avec lui auraient la vie sauve ! Il a même prévu une île sur laquelle ils pourront échouer : Malte, où le meilleur accueil leur sera réservé.
Le premier cadeau divin est ici celui de la préservation de la vie physique. Ce sursis de vie donné à ces personnes a un but : leur permettre de se tourner ensuite vers Dieu prêt à leur faire grâce.1
Dieu veut, dans ce naufrage, les sauver d’un mal pire que la noyade : celui du châtiment éternel, réservé à tous ceux qui n’auront pas mis leur confiance en Jésus-Christ, le seul Sauveur.
La bonté de Dieu est telle qu’il veut aussi nous accorder la grâce, à nous et à « ceux qui naviguent avec nous ». Qui sont-ils ? D’abord les membres de nos familles, nos amis, puis nos voisins, nos collègues de travail, et même notre prochain rencontré au coin de la rue.
Acceptons d’abord la grâce de Dieu pour nous, puis vivons la bonne nouvelle de son Fils auprès de ceux qui naviguent avec nous !

Reynald Kuffer

1 Ésaïe 30.18

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Lecture proposée : Actes des Apôtres, chapitre 27.

 

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